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L'INFORMATION EN TEMPS REEL

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octobre 2015

SPORT: Pour un fooball féminin gabonais plus dynamique

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Souvent pratiqué pour des actions à portée limitée, notamment les festivités nationales et sans une réelle politique de vulgarisation, le football féminin gabonais est vite plongé dans la léthargie en 2010. Conscient du progrès important réalisé par ce football dans bon nombre de pays de la sous-région et imbu de cette culture qui favorise plus que jamais l’égalité des sexes et l’émancipation de la femme, le Président de la FEGAFOOT (Fédération Gabonaise de Football), Pierre Alain Mounguengui, a inscrit ce chantier parmi les priorités de son programme d’actions afin de donner à cette discipline sportive l’impulsion qu’elle mérite.

Cette vision, s’articulera autour de trois axes principaux, à savoir : Restructurer ; Professionnaliser et Relancer le football féminin national. Bien évidemment cette forte volonté du Bureau Fédéral élu le 30 Mars 2014, ne peut se réaliser que si le Gabon dispose, dans ce domaine, d’un capital humain de qualité, accompagné d’une stratégie efficace permettant de galvaniser les moyens humains et de se doter de matériels et d’outils nécessaires.

Pour y parvenir, la FEGAFOOT, les Ligues Provinciales, les Clubs et tous les partenaires auront besoin d’informations opportunes et facilement compréhensibles sur les questions spécifiques pour faciliter la prise de décisions et les nécessaires réformes pour la mise en œuvre de l’émergence du football féminin gabonais.

Généralement, la progression que connait le football féminin à travers le monde est à mettre en grande partie, à l’actif de la FIFA qui, en plus de la mise en place dès le début, des structures techniques, administratives et juridiques nécessaires, ne manque pas, par des moyens incitatifs et des actions intensives, à étendre autant que possible la pratique de ce genre de football et à le rendre plus accessible à un plus grand nombre de pratiquantes.

En outre, le CNOG (Comité National Olympique Gabonais) interlocuteur privilégié des pouvoirs publics, contribue, entre autres, à la promotion du sport sous toutes ses formes et favorise la formation des cadres… La problématique de la formation est donc au centre d’importants enjeux au regard des objectifs fixés en terme d’augmentation du nombre de joueuses, de dirigeantes et d’éducatrices. La réflexion autour de cette thématique vise à identifier les opportunités idoines pour une réelle valorisation de la place de la femme dans l’environnement du football gabonais.

Qu’à cela ne tienne, le développement de la société a favorisé la promotion de la femme et son émancipation et s’est traduit par de profondes mutations touchant différents secteurs sociaux, en l’occurrence le football. Compte tenu de la place des Collectivités locales dans le paysage institutionnel local, il apparait essentiel de relever le rôle majeur qu’elles peuvent jouer dans le processus de redynamisation du football féminin. En effet, principal garant du développement du pays, l’Etat a accordé une autonomie de gestion aux collectivités locales par le biais de la décentralisation. Il a sans doute compris que tout développement durable doit passer par la base que sont les communes et départements.

Aussi, la création d’une équipe de football n’a de sens que si elle contribue au développement de l’activité humaine et sociale et touche dès lors la majorité de la population. Ainsi, l’organisation, le système de fonctionnement mis en place ainsi que les stratégies utilisées par les clubs de football féminin permettent-ils de rendre ceux-ci pérennes.

Cependant, pour être efficace, l’initiative devrait s’inscrire dans la durée par la mise en œuvre du suivi des actions retenues pour l’harmonisation des pratiques, en adéquation avec les standards internationaux. Cette initiative doit déboucher sur un plan d’actions interprovincial pour la mutualisation d’informations et de connaissances en matière d’organisation du football féminin, réunissant les représentants des ligues et les clubs, les représentants des médias et les représentants de la société civile et du secteur privé.

Même qu’une plateforme de dialogue doit être mise en place entre la FEGAFOOT, ses démembrements et les clubs d’une part, et d’autre part, les partenaires du secteur privé, de la société civile et des médias. Le résultat de cette action permettra de renforcer la communication entre les parties prenantes afin de promouvoir des mécanismes d’innovation pour préparer le cadre de mise en œuvre du plan d’actions.

SKB

ECONOMIE : Le Programme GRAINE s’invite dans la Ngounié

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L’immeuble Arambo a servit de cadre le 30 Octobre 2015, à « La Journée GRAINE Ngounié à Libreville », organisée par la coordination Générale du Programme GRAINE.

En effet, l’objectif de cette manifestation était de permettre principalement aux ressortissants de la province de la Ngounié d’échanger sur les enjeux du Programme GRAINE pour la province. C’est le Coordonnateur Général du Programme lui-même, Léandre Bouloubou, qui a assuré la modération et la présentation des enjeux de GRAINE.

A noter toutefois, la présence de Léon Nzouba, Ministre des Relations avec les Institutions Constitutionnelles, de Flavien Nziengui Nzoundou, 3ème vice-Premier Ministre, Ministre de la Formation Professionnelle et de l’insertion des jeunes.

Il faut dire que le siège provisoire de GRAINE dans la province se trouve à Ndendé, et que plus d’une trentaine de coopératives ont déjà été sélectionnées en attendant les autres. De plus, la Ngounié a une particularité, c’est qu’elle va donnée le coup d’envoi du volet industriel du Programme GRAINE. L’objectif étant d’exploiter 30000 ha dans la Dola, même que 1500 ouvriers agricoles et 2571 entrepreneurs agricoles ont été recensés.

A titre de rappel, le programme GRAINE (Gabonaise des Réalisations Agricoles et des Initiatives des Nationaux Engagés), est un projet qui s’inscrit pleinement dans la politique du Gabon vert et le pacte social, et vise à faire émerger une nouvelle génération d’agriculteurs, valoriser la culture de la terre et lutter contre le chômage dans les 9 provinces du pays.

Via un accompagnement à la création et au développement de coopératives agricoles, GRAINE envisage :

-La mise en exploitation de plus de 200000 hectares de terre sur 5 ans ;

-L’autonomisation de 20000 gabonais via l’entreprenariat et l’accès à la propriété de leur parcelle ;

-La formation de tous les participants aux techniques agricoles les plus modernes ;

-L’assurance d’un revenu régulier grâce au rachat garanti des productions aux coopératives au prix des marchés internationaux ;

-L’intégration socio-économique de 1600 villages à travers le pays grâce au développement d’infrastructures sociales (écoles, centres de santé, accès à l’eau et l’électricité), l’amélioration du taux d’emploi des femmes, l’accès à la couverture sociale et le désenclavement des zones grâce au traçage de 3000 km de pistes.

Pour information, SOTRADER est géré à 51% par l’Etat, et à 49% par Olam.

SKB

CULTURE : MUSIQUE : Annie-Flore Batchiellilys de retour sur scène à Libreville

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Chantant en français et punu, alliant musiques traditionnelles, jazz et blues, Annie-Flore Batchiellilys, c’est avant tout une voix où l’engagement des textes se mêle à l’émotion. C’est une figure incontournable de la scène musicale gabonaise

Les deux concerts à l’Institut Français du Gabon prévus les 6 et 7 Novembre 2015, seront l’occasion pour la chanteuse de présenter son dernier single, Ifumbe, qui sera suivi, à la fin de l’année, d’un nouvel album, « A l’angle de mon être. »

A titre de rappel, c’est en 1988, qu’Annie-Flore Batchiellilys fut remarquée par Pierre Akendengue, elle participe au Carrefour des Arts puis part en France étudier la musique et le chant (Studio Alice Dona – Paris). Afrique mon toit, son premier album, sort en 1997.

De retour au Gabon, Annie-Flore Batchiellilys se fait connaître du grand public grâce à ses disques, Je t’invite, Diboty, Mon chant c’est mon champ. Elle obtient plusieurs  prix tels que celui du Meilleur Espoir Féminin aux Kora Music Awards de 2002, et donne de nombreux concerts à travers le monde (Olympia 2008, BT River of Music – Londres 2011) au cours desquels elle chante avec des artistes comme Lokua Kanza, Ray Lema, Muntu Valdo, Carlo Rizzo ou Baaba Maal. Elle a par ailleurs créé à Libreville le Studio Flore, une école de musique à l’attention des jeunes talents, et lancé en 2006 un festival, Les Nuits atypiques de Mighoma, son village natal.

Pour information, Annie-Flore Batchiellilys a été initiée au chant par sa grand-mère, pleureuse.

SKB

ECONOMIE: Signature d’un accord « e-gouvernement » entre l’ANINF et le Centre indien pour la transformation sociale.

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A l’occasion de sa visite à New-Delhi, le Président de la République a assisté à la signature d’un accord préalable à l’établissement d’un mémorandum d’entente entre l’Agence nationale des infrastructures numériques et des fréquences (ANINF), l’Indian Centre for Social Transformation (ICST – comité d’utilité publique) et la société Mu Sigma, un des leaders mondiaux de l’externalisation des services avancés d’aide à la décision.

L’ICST, dont le slogan est ‘la technologie au service du progrès social’, pilote une plateforme informatique dans le nuage, en source libre, sous le système d’exploitation GNU/Linux. Ce dispositif, mis à la disposition de centaines de municipalités, d’universités et d’administrations décentralisées permet de suivre quelque 92.000 projets publics d’investissement, renforçant la gouvernance et la transparence des actions au profit de plusieurs centaines de millions d’Indiens.

Mu Sigma, basée dans la Silicon Valley indienne de Bangalore, assemble les talents de plus de 3000 mathématiciens, analystes et spécialistes du forage des données. La société, qui compte parmi ses clients les plus grands groupes mondiaux, est spécialisée dans les sciences de la décision alliant les approches mathématique, statistique, logique, psychologique, marketing, comptable et risque.

PP

ECONOMIE: Sommet Inde-Afrique: L’investissement au bénéfice de l’emploi et vers le transfert de technologie: Nécessaire pour le Gabon

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Le Président de la République, Ali Bongo Ondimba, a effectué une visite de 72 heures en Inde destinée à susciter l’intérêt renforcé des investisseurs privés et des autorités publiques de la 8e puissance économique du monde. «Plus d’investissements, cela veut dire plus d’emploi pour les Gabonais. Nous devons donner du travail aux jeunes».

Lors d’un entretien avec le Premier ministre indien, Narendra Modi, à l’occasion d’une rencontre interactive avec les grands patrons réunis par la Confédération des industries indiennes, au cours de plusieurs tête-à-tête avec les acteurs économiques, le Chef de l’Etat a invité ses interlocuteurs à participer – dans l’intérêt de tous – à la dynamique gabonaise de la transformation : « Nous devons établir des synergies entre nos secteurs privés respectifs, moteurs essentiels de développement et de croissance ». Sixième fournisseur africain ‘mines & pétrole’ de l’Inde, le Gabon a vu les échanges commerciaux être multipliés par 7 en sept ans, mais « le potentiel de croissance demeure très fort ».

Soucieux de «faire entrer de nouveaux secteurs de l’administration dans le 21e siècle», le Président de la République a obtenu le soutien des autorités indiennes pour le déploiement d’un dispositif évolué d’administration numérique qui facilitera l’information, l’orientation et l’accès des usagers aux services publics. Quelque 200 Gabonais vont être formés par l’Inde aux technologies dédiées et à la gestion des systèmes puis trouveront un emploi dans le ‘e-gouvernement’.

A l’occasion d’un échange avec le Pdg du groupe Barthi, propriétaire de l’opérateur Airtel, le Chef de l’Etat a exprimé l’attente impatiente des Gabonais concernant la mise en service d’une offre 4G. «Les usagers en général et les acteurs économiques en particulier ont besoin d’un service rapide à la pointe de la technologie ».

Par l’adoption de la ‘Déclaration de New Delhi’, l’Inde offre 50.000 nouvelles bourses aux étudiants africains, une enveloppe de 10 milliards de dollars en prêts concessionnels et quelque 700 millions de dons. Le Premier ministre indien confirme la création d’un dispositif de contrôle des programmes, répondant au souhait du Président Ali Bongo Ondimba de voir mettre en place « un rigoureux mécanisme de suivi-évaluation périodique garantissant la mise en œuvre efficiente de tous les projets ». Un changement dans la forme et dans le fond qui, pour le Gabon, passe par l’implémentation rapide d’investissements indiens à impact direct sur l’emploi des Gabonais, l’invitation à soutenir la mise en œuvre du programme Graine et des passerelles d’expertise pour le tissu des PME-PMI.

PP

ECONOMIE : COP 21 et changement climatique en Afrique : Charbon, carbone et nouvelle donne

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Sur les 80 chefs d’Etats attendus à Paris dans quelques semaines pour discuter du changement climatique lors de la 21 ème Conférence des Parties (COP 21), il y aura plusieurs dirigeants africains.

Il est encore temps de suivre le conseil de la Directrice du Fonds vert pour le climat Hela CHEIKHROUHOU, « Pour vraiment remplir leur rôle lors de la COP 21, un rôle qui je le répète sera central, les Africains se doivent d’envoyer leurs meilleurs talents pour négocier. Il est important que la voix africaine, sous la convention, soit une voix qui représente pleinement les intérêts du continent ».

Pendant ce temps, en l’absence de solutions alternatives, pour assurer leur survie, une bonne partie de la population du Katanga en République Démocratique du Congo, est obligée de commercialiser du Makala (charbon de bois) contribuant ainsi à la déforestation dont elles sont les premières victimes. Pourtant, 700 millions d’africains ont encore recours au charbon de bois pour la cuisson.

En Afrique du Sud, en plus de la cuisson, le charbon est la principale source de production d’électricité du pays. Mais dans un contexte mondial de lutte contre le changement climatique, il n’est plus bon d’avoir recours au charbon.

En juin, le parlement Norvégien a voté une loi obligeant le retrait du portefeuille d’investissement du Fonds du pétrole (800 milliards d’euros d’actifs et en possession de 1,3 % de la capitalisation boursière mondiale) des compagnies minières ou de production d’énergie dont 30 % au plus des recettes ou des revenus proviennent du charbon. Il s’agit probablement d’une nouvelle donne qui transformera progressivement l’économie mondiale avec de fortes répercussions en Afrique. D’autant que les Norvégiens sont loin d’être seules.

Dans le cadre de la préparation de la COP 21, a été organisé à Paris en mai dernier le climate finance day au cours duquel, les investisseurs ont multiplié les annonces contre le charbon.

D’après le PDG de AXA, l’assureur sortira du capital des compagnies minières dont plus de 50 % du chiffre d’affaires provient du charbon et de celui des énergéticiens dont plus de 50 % du CA est issu de centrales à charbon. Ce qui représente 500 millions d’euros.

Tout financement du charbon sera désormais stoppé par le Crédit Agricole. Si en Europe, la concrétisation de ses annonces est attendue, en Amérique du Nord, les investisseurs passent à l’action.

Dans le quotidien québécois Le Devoir du 4 octobre, il est précisé que « le 22 septembre dernier, l’association Divest-Invest a annoncé que près de 430 institutions à travers le monde, dont l’ensemble des investissements totalise 2 600 milliards de dollars, avaient choisi de retirer leur argent du secteur des énergies fossiles. Parmi les revirements spectaculaires, le Rockefeller Brothers Fund créé par les héritiers de John D. Rockefeller dont la fortune provenait des profits de Standard Oil, a annoncé en septembre 2014 qu’il cessait d’investir dans les énergies fossiles. »

Le journal revient également sur la transformation du Fonds Desjardins Environnement en Fonds Desjardins SociéTerre Environnement avec la révision importante de son protocole de sélection des titres : « L’impact du nouveau protocole de sélection des titres a été instantané sur la composition du fonds. L’exposition du portefeuille aux secteurs de l’énergie et des matériaux dont les mines, a été réduite de 60 %. Alors que ces secteurs comptent pour un peu plus de 30 % du marché boursier canadien, ils comptent maintenant pour 8 % dans le Fonds Desjardins SociéTerre Environnement ».

Si ce mouvement de désinvestissement dans les énergies fossiles prenait de l’ampleur, en plus de l’Afrique du Sud pour le charbon, quels seront les conséquences économiques et sociales dans les pays africains producteurs de pétrole comme le Nigeria, l’Angola, l’Algérie, le Cameroun, le Gabon, le Congo et le Tchad ?

De gré ou de force, les entreprises africaines vont s’intéresser au climat. Dans l’optique de la COP 21, sur les 54 pays africains, 47 ont publié leur Contribution Prévue Déterminée au plan National (CPDN).

Il s’agit d’un document qui indique les principaux postes d’émissions de Gaz à Effet de Serre (GES) dans le pays ainsi que le plan d’actions pour la réduction de ces GES. Il est indispensable pour l’obtention des financements.

Inutile de rappeler que l’industrie et plusieurs secteurs d’activités comme l’agriculture, le transport et la production d’énergie sont les principales cibles de réduction des GES pour les Etats africains.

Sur la base de la déclaration des Etats et des calculs de l’Institut Afrique RSE, les 47 pays indiqués ont besoin de 724,6 milliards de dollars US pour passer d’une quantité de 3 661,4 MTeqCO2 à 2204,5 MTeqCO2 dans les prochaines années.

On est donc très loin des 100 milliards de dollars US promis par an par les pays développés dans le cadre du Fonds vert dont la majorité ira à la Chine et l’Inde.

La nouvelle donne pour les Gouvernements et le secteur privé africains c’est aussi la saisie des opportunités du green business.

D’après Akinwumi ADESINA, Président de la Banque Africaine de Développement « La BAD va augmenter le niveau de l’investissement dans les projets climats, pour le tripler. Aujourd’hui nous finançons environ 1,4 milliard de dollars par an, nous allons passer à 5 milliards d’ici 2020. Cela va représenter 40 % de tout le portefeuille de la BAD ».

TT

POLITIQUE: Sommet Inde-Afrique: Poursuite des travaux

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Le partenariat Inde-Afrique repose sur des fondations solides, incarnées par des relations historiques et un modèle tout particulier de coopération sud-sud. Les succès de nos politiques respectives de développement sont autant d’atouts dont nous disposons pour le faire prospérer au bénéfice de nos différents Etats.

Il est vrai que ce Sommet se tient dans un contexte marqué par l’impact de la chute du prix des matières premières sur nos différentes économies. A cela s’ajoutent les défis liés aux changements climatiques et à la lutte contre le terrorisme international, qui impactent négativement la croissance.

Mais nous avons tous, quelles que soient nos zones géographiques respectives, des moyens divers pour bâtir des stratégies appropriées pour venir à bout de ces fléaux.

Au-delà de nos capacités individuelles, au demeurant fort riches, le  partenariat Inde-Afrique nous démontre à suffisance que la coopération est la voie indiquée pour parvenir à ce résultat.

Nous avons tous fait le choix judicieux de la transformation de nos économies. Il est donc urgent, dans le cadre de ce partenariat, que l’effort d’appui à l’industrialisation des économies africaines soit intensifié et accéléré.

Soyons en sur, que ce schéma nous conduira à rendre nos économies moins sujettes aux effets pervers du marché international. C’est dans ce sens qu’il faut plaider pour que d’ici à 2020, plus aucune de nos matières premières ne soit exportée sans avoir subi au préalable au moins une première transformation.

Aussi, la forte mobilisation enregistrée au cours de ces assises, traduit à suffisance l’espoir que l’Afrique fonde dans ce partenariat.

Le présent Sommet offre donc l’occasion de se pencher sur l’avenir de ce partenariat qu’il faut encore plus dynamique. Dans ce sens, on doit établir des synergies entre nos secteurs privés respectifs, moteurs essentiels de développement et de croissance.

Par ailleurs, un engagement de créer ensemble les conditions favorables aux flux des investissements entre l’Inde et le continent africain. C’est pourquoi, la création d’une Chambre de Commerce conjointe ainsi que celle d’un Conseil d’Affaires afro-indien constituent, l’un des projets à encourager dans l’optique d’un rapprochement bénéfique des secteurs privés indiens et africains.

De même, l’extension du Régime de préférence tarifaire à taux zéro offert par l’Inde, à l’ensemble du continent africain, favorisera un accroissement substantiel des échanges commerciaux, déjà encourageants, entre nos deux espaces.

Ainsi, la mise en œuvre d’un ambitieux plan d’action commande une prise en compte de l’impact de nos différents projets sur l’environnement et le bien-être de nos populations.

De ce fait, il serait judicieux de recommander d’inclure le Mécanisme de Développement Propre (MDP), préalablement à l’éligibilité d’un projet afin de ne pas compromettre le bien-être des générations futures. Cette exigence s’inscrit dans la droite ligne des Objectifs du Développement Durable (ODD), notamment en ce qui concerne les défis liés à la préservation de l’environnement et à la lutte contre les changements climatiques.

Au titre des défis qui se posent à nous, figure également notre ambition d’atteindre l’autosuffisance alimentaire, élément essentiel du bien-être des populations.

La paix et la stabilité sont incontestablement des préalables à la mise en place de conditions favorables à l’investissement et au développement. La persistance des foyers de tension et de zones de non droit nous impose donc d’obtenir de nos partenaires tout le soutien nécessaire en vue de relever les défis sécuritaires auxquels nous sommes confrontés.

Cet appui portera d’abord et avant tout sur le renforcement des capacités de nos forces de police et de défense. Il concernera aussi le domaine des renseignements. Il nous faudra donc y accorder une attention particulière au cours des travaux.

Qu’à cela ne tienne, il faut souligner la nécessité de mettre en place un rigoureux mécanisme de suivi-évaluation périodique garantissant la mise en œuvre efficiente de tous nos projets. Ce mécanisme permettra de tirer le meilleur profit de ce partenariat.

PP

POLITIQUE: Entretien entre le Président de la République et le Premier Ministre indien

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Le Président de la République, Ali Bongo Ondimba, s’est entretenu avec le Premier ministre de l’Inde, Narendra Modi, le 28 octobre à Hyderabad House.

Lors de cet échange en amont du 3e Sommet du Forum Inde Afrique, le Chef de l’Etat s’est félicité de l’excellence des relations d’amitié et de coopération qui existent entre le Gabon et l’Inde et a souligné que la tenue de ce sommet constituait une opportunité exceptionnelle de renforcer la coopération bilatérale. Il a évoqué la nécessité de mettre en place un cadre juridique adapté induisant, notamment, la signature d’accords de promotion et de protection réciproques des investissements.

En 2014-2015, le Gabon – sixième fournisseur africain ‘mines&pétrole’ de l’Inde – a exporté l’équivalent de 793,06 millions de dollars de bois, ouvrages en bois, minerais, scories et cendres. Les importations – essentiellement de la viande, des produits pharmaceutiques, du fer et de l’acier -, se chiffrent à 42,67 millions.

Le Président de la République a souhaité informer le Premier ministre indien de la mise en place du ‘Pacte de responsabilité pour l’emploi’ destiné à améliorer l’employabilité des jeunes et a proposé un partenariat plus étroit en matière de formation dans le domaine agricole, d’apprentissage de la langue anglaise et de déploiement numérique. Les entreprises indiennes pourraient s’impliquer dans le projet GRAINE.

A l’approche de la COP21, qui se tiendra dans un mois à Paris, le Chef de l’Etat a souligné l’importance primordiale des questions climatiques pour le Gabon et pour l’Inde et a formé le vœu de parvenir à un accord universel, contraignant, juste et équitable.

PP

DIPLOMATIE : L’Ambassade du Bénin rend un dernier hommage à Mathieu KEREKOU

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L’Ambassade du Bénin a organisé au sein de sa représentation diplomatique ce mercredi 28 Octobre 2015, une cérémonie de signature du livre d’or à l’occasion du décès de l’ancien président béninois Mathieu Kérékou, décédé à Cotonou, le mercredi 14 octobre dernier à l’âge de 82 ans.

En effet, l’Ambassade du Bénin au Gabon  a rendu un bel hommage à Mathieu Kérékou, en présence de plusieurs autorités civils et militaires de la République dont, le Ministre Délégué auprès du Ministre d’Etat, Ministre des Affaires Etrangères, de la Francophonie et de l’Intégration Régionale S.E.M. Calixte Isidore NSIE EDANG accompagné d’une délégation de son département et en présence l’ensemble du corps diplomatique. La grande salle des fêtes de ladite Ambassade a refusé du monde venu nombreux pour la circonstance. Après avoir paraphé quelques lignes, le Ministre a présenté au nom du gouvernement ses condoléances à l’Ambassadeur du Bénin S.E.M. Symphorien Achode CODJO et à la communauté Béninoise vivante au Gabon.

A titre d’information, Mathieu KEREKOU aura marqué l’histoire du Bénin en particulier et de l’Afrique en générale au travers de son sursaut démocratique à la tête du Bénin au début des années 90.  Ouvrant le cycle des Conférences Nationales Souveraines ou non en Afrique.

MAE

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