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L'INFORMATION EN TEMPS REEL

Date

19 mars 2016

Message du Ministre Délégué auprès du Ministre des Affaires Etrangères à l’occasion de la célébration de la Journée Internationale de la Francophonie

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Calixte Isidore NSIE EDANG: « Le 20 mars de chaque année, la communauté francophone dans son ensemble, et même au-delà, célèbre la Journée Internationale de la Francophonie, en référence à la signature, le 20 mars 1970, de la Convention de Niamey, instituant l’Agence de Coopération Culturelle et Technique devenue depuis, l’Organisation Internationale de la Francophonie.

La francophonie c’est près de deux cent soixante-quatorze millions (274 millions) de locuteurs disséminés à travers les cinq continents qui font du français la cinquième langue parlée au monde et la deuxième langue apprise comme langue étrangère derrière l’anglais.

Au Gabon, c’est pratiquement l’ensemble de la population qui l’utilise. Est-il besoin de rappeler ici que le fait d’avoir appartenu à l’Afrique Equatoriale Française (AEF) d’une part, et la multitude de langues vernaculaires locales d’autre part, justifient son utilisation quotidienne.

Son Excellence Madame Michaëlle JEAN, Secrétaire Générale de l’Organisation Internationale de la Francophonie nous invite à célébrer ce 20 mars 2016 la langue de Molière, notre langue commune, sous le thème : « le pouvoir des mots ».

Les mots de la langue française ont, en effet, le pouvoir de transformer des vies ou de les détruire. Il y a des mots qui élèvent, éduquent, nourrissent et fortifient, il y en a d’autres qui avilissent, abaissent et abattent, il y en a encore qui interpellent, exhortent, galvanisent et enflamment hélas!

Le poids des mots est donc si prégnant que Madame le Secrétaire Général de l’OIF appelle pour la circonstance le monde francophone, au regard des convictions, des valeurs et des idéaux portés par la francophonie, à « faire de notre langue commune une langue de résistance, en redonnant tout leur sens et tout leur pouvoir aux mots qui nous relient et qui nous unissent. »

La langue française permet d’exprimer des nuances propres à elle seule, à travers la polysémie de certains mots ou encore la truculence de certaines tournures idiomatiques.

Elle est la langue qui a servi de véhicule à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, une déclaration porteuse des valeurs de liberté, d’égalité, de solidarité, de fraternité, de diversité, et d’universalité. Ces mots expriment l’essence profonde de la condition humaine, en même temps qu’ils fondent nos sociétés modernes et continuent de façonner notre citoyenneté contemporaine.

Le choix du thème de cette année nous interpelle à plus d’un titre, particulièrement en cette année où sont prévus de nombreux scrutins électoraux majeurs au sein de l’espace francophone.

Est-il besoin de rappeler ici le sens de la responsabilité, de la réserve et de la retenue devant habiter l’ensemble des acteurs et des structures impliqués dans le processus électoral, afin de garantir, avec tous les mécanismes techniques nécessaires, des élections libres, fiables et transparentes dans un climat apaisé?

La Déclaration de Bamako, texte normatif fondamental sur l’état de droit et la culture démocratique, appelle à « Développer l’esprit de tolérance et à promouvoir la culture démocratique dans toutes ses dimensions, afin de sensibiliser, par l’éducation et la formation, les responsables publics, l’ensemble des acteurs de la vie politique et tous les citoyens aux exigences éthiques de la démocratie et des droits de l’Homme. »

Connaître le pouvoir des mots, c’est avoir conscience des conséquences, positives ou négatives, des informations et des messages diffusés, apparents soient-ils ou plus insidieusement subliminaux.

Nous pouvons fort heureusement nous féliciter de l’accompagnement effectif de nos partenaires internationaux, notamment de l’OIF, pour promouvoir un climat politique apaisé au Gabon, en prélude aux élections présidentielles et législatives prévues cette année.

C’est ainsi que répondant au souhait d’Ali BONGO ONDIMBA, Président de la République, de bénéficier de l’expertise de l’OIF pour « favoriser la construction d’un consensus politique autour des conditions d’organisation d’élections libres, fiables et transparentes au Gabon », Madame le Secrétaire générale de la Francophonie a déployé deux Missions d’information et de contacts à Libreville, du 02 au 06 novembre 2015 et du 14 au 18 mars 2016.
Un accompagnement qui vise également, pour l’OIF, à évaluer les besoins des organes de gestion des élections et à envisager un concours technique qu’elle pourrait leur apporter en matière notamment de renforcement des capacités, de fiabilisation du fichier électoral, de sensibilisation et de formation des acteurs de la presse et des médias en période électorale.

Cette démarche vise bien évidemment à consolider les acquis, à favoriser un environnement politique stable et inclusif créant les conditions du développement harmonieux de notre pays ; avec toujours à l’esprit l’intérêt supérieur de la nation, pour que résonnent sans fin les paroles profondes de notre Hymne National.

Pour terminer, on peut rendre un hommage particulier à un diplomate chevronné, fervent défenseur d’un monde plus juste et plus équitable, du rapprochement des peuples dans leurs diversités, premier Secrétaire général de notre Organisation, Monsieur Boutros-Boutros Ghali, qui nous a quittés en février dernier.

Enfin, que cette Journée Internationale de la Francophonie nous fortifie dans nos convictions et nous rapproche davantage pour continuer à défendre nos diversités, nos libertés et notre spécificité francophone.

Vivent les peuples francophones, vive la Francophonie, vive le Gabon ».

SKB

Visite présidentielle dans une école publique de Lambaréné touchée par la tornade de Février

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Le Président de la République, Ali Bongo Ondimba, s’est rendu à l’école publique du quartier Moussavoukougou de Lambaréné, qui a été durement frappée durant un épisode orageux à vents tourbillonnants le 17 février dernier. Lors d’un échange direct avec les représentants du Collectif des sinistrés, il a confirmé que la solidarité nationale jouerait à plein pour leur permettre de retrouver un cadre de vie décent.

Dans la cour de l’école où avaient pris place les responsables de l’établissement, et guidé par le Ministre de l’Education nationale Florentin Moussavou, le Chef de l’Etat a fait le triste constat des dégâts occasionnés par la tornade : toiture en tôle de l’école arrachée par le cisaillement des rafales et gisant en partie sur la latérite ; classes du bâtiment principal, désormais à ciel ouvert, jonchées de débris de charpente. Prenant la mesure du désarroi des écoliers et de leurs enseignants, le président de la République a indiqué que les travaux de reconstruction de l’école débuteraient ce lundi.

Cet orage a détruit au passage des poteaux électriques, des câbles haute tension et de nombreux équipements servant à l’alimentation électrique. Les toitures emportées et les arbres arrachés ont provoqué la destruction de 400 branchements électriques. Quelque 900 familles se sont trouvées sans abris.

Accueilli en chanson par les élèves, Ali Bongo Ondimba a indiqué avec gravité que ces jeunes Gabonais – « l’avenir même du pays » – avaient droit à pouvoir étudier dans environnement sécurisé. « Des normes de construction très strictes doivent s’appliquer aux bâtiments de l’Education nationale ».

Un peu plus tôt, le Président de la République avait pris la parole dans le cadre de la cérémonie solennelle d’ouverture de l’assemblée générale de l’Association des maires du Gabon (AMG) : « Notre défi commun, à l’Etat et aux collectivités locales, est de changer ensemble le visage et les capacités de nos villes ». Ceci afin que les communes garantissent à tous « une égalité de chances d’accès à un logement décent, à un environnement sain, à l’éducation, à la formation, à l’emploi et à la santé. »

PP

POLITIQUE: Ouverture des travaux de l’Association des Maires du Gabon

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Le Président de la République, Ali Bongo Ondimba, a pris la parole ce jeudi matin dans le cadre de la cérémonie solennelle d’ouverture de l’assemblée générale de l’Association des maires du Gabon (AMG), que dirige Rose Christiane Ossouka Raponda, premier édile de Libreville. « Notre défi commun, à l’Etat et aux collectivités locales, est de changer ensemble le visage et les capacités de nos villes ». Le Chef de l’Etat propose à cette occasion la mise en place d’une Communauté urbaine du Grand Libreville.

Au centre de conférences ultramoderne que l’État a mis à la disposition du chef-lieu du MoyenOgooué, Ali Bongo Ondimba a plaidé pour que les villes – qui rassemblent plus de 85% de la population – deviennent de « véritables acteurs du développement » en offrant aux citoyens un cadre de vie digne d’un Etat moderne. Ainsi faut-il « changer pour adopter ensemble un mode d’organisation urbaine qui permette à nos villes de devenir des espaces de vie et d’épanouissement, tout en étant de véritables ressorts du développement économique. »

Devant l’assemblée des maires du Gabon, le Président de la République a indiqué que la nouvelle loi sur la décentralisation réaffirmait « le statut des communes comme partenaires privilégiés de l’Etat, ainsi que le principe constitutionnel de la libre administration des collectivités locales » tout en élargissant les domaines de compétences et les sources de financement. Ali Bongo Ondimba prescrit donc aux ministres concernés « de prendre les textes d’application pour assurer le transfert effectif de certaines compétences de l’Etat aux collectivités locales et de déterminer l’organisation et le fonctionnement des organes de la décentralisation, de fixer les statuts du fonds de péréquation de la décentralisation, et d’adopter le régime comptable des collectivités locales. »

Exprimant le souhait que les maires deviennent des managers imaginatifs et audacieux proposant des solutions attractives et plus incitatives pour les entreprises et les citoyens, le Président de la République a confirmé le soutien de l’Etat au communes afin qu’elles garantissent à tous « une égalité de chances d’accès à un logement décent, à un environnement sain, à l’éducation, à la formation, à l’emploi et à la santé. »

Afin de mutualiser les moyens et les ressources des communes de Libreville, d’Akanda, d’Owendo et de Ntoum, le Chef de l’Etat a instruit le Ministre de l’Intérieur de proposer le projet de création de la ‘Communauté urbaine du Grand Libreville’, « un grand pôle de développement économique, culturel et social pour notre pays et pour la sous-région. »

PP

Le Forum de Kigali, une plateforme pour libérer le potentiel économique de l’Afrique

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L’African Transformation Forum (ATF), qui s’est déroulé les 14 et 15 mars à Kigali, au Rwanda, s’est conclu par le lancement officiel de la Coalition pour la transformation en Afrique – un réseau d’experts de différents secteurs et pays pour engager des réformes politiques et institutionnelles. L’ATF a été organisé par l’African Center for Economic Transformation (ACET) et le gouvernement du Rwanda.

K.Y. Amoako, président de l’ACET, a expliqué que la Coalition pour la transformation de l’Afrique regrouperait des acteurs des secteurs privé et public répartis en sections, chacune centrée sur des questions spécifiques. Les sections continueront à travailler et à se réunir et présenteront leurs travaux à l’occasion du prochain Forum.

Paul Kagame, Président de la République du Rwanda, a prononcé un discours détaillé sur la manière dont ce petit pays a pu se développer grâce à la participation importante des citoyens pour renforcer l’économie.

Dede Amanor Wilks, consultante en développement à la Commission économique pour l’Afrique (CEA), a été vivement applaudie lors de son discours en affirmant que les femmes étaient la clé de la révolution verte en Afrique. « Les gouvernements doivent aller beaucoup plus loin pour améliorer la situation des femmes s’ils veulent encourager la transformation de l’agriculture », a-t-elle souligné.
L’une des solutions proposées est la création de coopératives agricoles tenues par des femmes. Celles-ci permettraient d’inciter au changement et d’assurer l’indépendance économique des femmes dans les sociétés africaines.

Alemayehu Konde Koira, responsable des programmes liés aux ‘Opportunités économiques pour la jeunesse’ à la MasterCard Foundation, a ajouté que la transformation agricole dépendait également des jeunes : « On a longtemps abordé l’agriculture sous un mauvais angle. On l’a considéré comme un secteur social où l’objectif était d’améliorer la vie de gens pauvres dans des zones rurales. Mais l’agriculture est une activité commerciale. Les semences représentent une industrie, de même que les engrais, le stockage, la valeur ajoutée, la logistique et les transports. »

Inclusion financière
L’élargissement de l’accès aux services financiers a fait l’objet d’une discussion animée. Les membres du panel ont soutenu que les citoyens ruraux devaient avoir accès au système financier africain pour que la transformation économique soit véritablement inclusive.

Les participants – parmi lesquels figuraient Thomas Kigabo de la Banque centrale du Rwanda, Amolo Ng’weno de Bankable Frontiers Associates, et Henry Kerali, directeur pays à la Banque mondiale – ont débattu des moyens qui permettraient aux établissements financiers d’atteindre les petites et moyennes entreprises dans les zones rurales.

Beaucoup d’entre elles sont privées des capitaux dont elles auraient besoin pour offrir davantage de services aux communautés locales et s’étendre. Compte tenu du fait que les PME représentent environ 90 % de la création des emplois africains dans les secteurs formel et informel, les membres du panel ont jugé qu’il était temps d’agir. Ils ont conclu que les banques commerciales considéraient trop souvent les PME comme un investissement risqué – plutôt que comme une opportunité commerciale viable. Les gouvernements doivent formuler des politiques pour encourager la croissance des PME, faciliter leur accès aux capitaux, et supprimer des réglementations coûteuses. Une formation – dispensée par des bureaux d’information sur le crédit – aiderait les PME à obtenir les financements qu’elles sollicitent.

D’autre part, il serait utile de piloter des programmes de crowdsourcing auprès de la diaspora africaine afin d’obtenir des fonds pour les PME qui souhaitent se développer. Les délégués ont précisé qu’il était indispensable d’aider les entreprises à se transformer en géants commerciaux présents sur l’ensemble du continent africain.

Le commerce et l’intégration régionale
Richard Sezibera, secrétaire général de la Communauté de l’Afrique de l’Est a souligné qu’il était nécessaire de faciliter le commerce pour parvenir à la transformation économique. Les marchés intérieurs africains sont simplement trop petits pour permettre aux industries locales de réaliser des économies d’échelle. À moins de 13 %, le continent affiche de loin le taux de commerce interrégional le plus faible du monde, alors que le coût des échanges dans les pays africains est plus élevé qu’ailleurs. Selon lui, de nombreuses politiques ont été mises en œuvre pour promouvoir le commerce au sein de la Communauté de l’Afrique de l’Est. Ce commerce est passé de 10 % à 26 % en moins de dix ans au Rwanda – ce qui constitue un progrès important.

Richard Newfarmer de l’International Growth Centre, a insisté sur le fait que le réel problème était celui des barrières au commerce intra-régional. La facilitation du commerce est cinq fois plus importante pour l’augmentation des exportations que la négociation des tarifs douaniers, a-t-il indiqué. Mais le coût des échanges est toujours beaucoup trop élevé. L’Afrique de l’Est est une rare exception. La région a accompli de grand progrès ces dix dernières années : le coût des échanges a chuté, les délais d’attente au port de Mombasa sont passés de 13,5 jours à 5,8 jours et les temps de parcours à partir du Kenya ont été réduits de moitié, pour atteindre deux jours. Ailleurs, le coût des échanges demeure exorbitant. Enfin, il a conclu que l’Afrique devait trouver des solutions simples en collaborant avec l’Organisation mondiale du commerce pour avoir plus de poids sur le plan international.

ICP

New African Woman Forum 2016: L’égalité des sexes, l’indépendance des femmes et la création d’entreprises par les femmes ont fait partie des thèmes abordés

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New African Woman le magazine de la femme africaine, a organisé, les 10 et 11 mars 2016, un Forum à Londres pour discuter de plusieurs questions vitales concernant les femmes africaines.

Parmi les participants et invités d’honneur figuraient l’ancienne Présidente du Malawi Joyce Banda ; la ministre ghanéenne des Affaires étrangères Hannah Tetteh ; le conseiller spécial du chef de l’État en matière de lutte contre les violences sexuelles et le recrutement d’enfants en RD Congo Jeanine Mabunda Lioko et l’ancienne ministre et membre de la société civile nigériane Oby Ezekwesili. Le Forum a été l’occasion de récompenser les femmes africaines les plus influentes du continent.

L’ancienne Présidente du Malawi, Joyce Banda, a considéré que la participation des femmes à la stratégie du continent était une « obligation absolue » et a condamné le système de croyance traditionnel qui empêche les femmes de jouer le rôle de citoyens actifs et de leaders. « Nous devons renforcer le mouvement des femmes. Nous devons encourager et soutenir les femmes quand nous accédons à des postes de pouvoir. Nous devons prendre conscience que la violence faite aux femmes dans la politique inquiète de plus en plus la communauté internationale. C’est la raison pour laquelle l’ancienne secrétaire d’État américaine Madeleine Albright, actuellement présidente du NDI, a lancé une campagne pour faire cesser la violence contre les femmes en politique le 17 mars à l’ONU lors de la Commission de la condition de la femme (CSW) ».

Le Forum est parvenu à la conclusion que la question de l’égalité des sexes était autant l’affaire des hommes que celle des femmes. Si les hommes ne s’impliquent pas, la situation ne changera pas. Évoquant son propre parcours, la ministre ghanéenne des Affaires étrangères a mentionné l’influence que son père avait eue sur sa carrière. Elle a également insisté sur le rôle qu’avaient joué les deux Présidents John Atta Mills et John Mahama en lui confiant des postes ministériels et en prenant position pour elle dans un secteur dominé par les hommes. Les hommes jouent donc un rôle essentiel dans l’accès des femmes au pouvoir.

L’éducation a été l’un des thèmes les plus discutés lors du Forum. Pour que l’Afrique puisse atteindre les objectifs de l’Agenda 2063, l’indépendance économique des femmes doit faire de grands progrès. C’est en investissant dans l’éducation des filles que la situation évoluera. L’animatrice Moky Makura de la Gates Foundation a souligné le fait que l’éducation était une question de survie en Afrique, étant donné que les statistiques indiquent que les enfants de moins de cinq ans ont plus de chances de survie si leur mère a suivi des études secondaires.

D’autre part, les médias devraient accorder davantage de place aux femmes. Aujourd’hui, les hommes occupent trop de postes de direction dans les médias et la technologie. Il est impératif d’éliminer la programmation d’émissions sexistes et, pour cela, les femmes doivent participer davantage aux décisions dans les grands groupes médiatiques en Afrique. Elles doivent également être plus présentes dans le développement des nouvelles technologies afin de participer davantage à leur expansion et à leur influence.

Il a été reconnu que les femmes chefs d’entreprise ont plus de difficultés que les hommes à accéder aux services financiers. Mais cela ne constitue pas l’unique obstacle à l’entreprenariat. Les femmes doivent s’encourager et se soutenir davantage sur le lieu de travail. Olajumoke Adenewo, lauréate du Trophée New African Women in Business 2016 a expliqué qu’il était important de créer des emplois pour les femmes et les jeunes afin de générer une croissance inclusive. « Un leader est une personne qui a une voix et peut se faire entendre. Les femmes ont besoin d’entendre qu’elles peuvent y arriver », a-t-elle précisé.

Des femmes africaines de talent ont raconté leur parcours, non seulement pour mieux faire connaître le travail qu’elles ont accompli afin d’améliorer la vie de leurs communautés, mais aussi pour inciter les générations futures à reproduire des approches novatrices qui feront progresser la société. « La nouvelle femme africaine peut réussir toute seule, le succès ne dépend que de soi », a conclu Hannah Tetteh.

A titre de rappel, la première édition du New African Woman Forum et Trophées s’est déroulée à Londres les 10 et 11 mars 2016. Elle a réuni plus de 150 femmes influentes qui ont abordé des questions essentielles liées au statut des femmes sur le continent. ELLES ont établi un plan d’action dans le but d’atteindre les objectifs de l’Agenda 2063 de l’Union africaine. Les Trophées ont rendu hommage aux femmes qui ont réussi sur le continent et dans la diaspora.

NAW

SOCIETE: Les questions sociales sont sous le feu des projecteurs grace aux nouvelles catégories des African Blogger Awards

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Trois nouvelles catégories dédiées aux personnalités influentes dans le domaine social et numérique en Afrique ont été annoncées durant le troisième concours annuel des African Blogger Awards, dont les inscriptions sont ouvertes depuis la mi-février.

Les nouvelles catégories, ouvertes en partenariat avec la Fondation Bill et Melinda Gates, visent à mettre en lumière les questions sociales qui touchent le continent. Les catégories sont les suivantes :
•L’autonomisation des femmes et des filles
•La santé publique
•Les questions sociales et la citoyenneté active

Les trois nouvelles catégories donneront plus de visibilité aux blogueurs, aux vidéastes et aux détenteurs de comptes Facebook, Twitter et Instagram passionnés par l’autonomisation des femmes et des filles, la santé publique et les problèmes sociaux. Pour la première fois, ils ont l’opportunité d’être reconnus pour leur travail inestimable qui permet de mettre en lumière ces enjeux importants.

« Ces personnalités influentes racontent des histoires, tout comme les journalistes, et ont souvent accès à des événements non relayés par les médias traditionnels car ces derniers sont limités par des contraintes géographiques ou un manque de personnel, indique Murray Legg, cofondateur des African Blogger Awards. Ils peuvent partager des informations concernant des problèmes critiques avec le public qu’ils se sont constitué. Les trois nouvelles catégories reconnaissent l’importance de leur travail. »

La Fondation Gates est la plus grande organisation philanthropique financée de manière privée au monde, et est engagée dans la lutte pour réduire les inégalités dans le monde. L’encouragement et la promotion des histoires locales concernant les questions de développement sont cruciaux pour ce travail.

« Nous sommes heureux d’être partenaires des African Blogger Awards cette année et de participer à la mise en lumière de certains des plus importants problèmes auxquels les Africains font face aujourd’hui », déclare Dr Ayo Ajayi, directeur de la Fondation Gates pour l’Afrique. « Nous pensons que les blogueurs et les utilisateurs de réseaux sociaux influents jouent un rôle important dans la mise en lumière des succès du développement africain et des défis qu’il reste à surmonter. Nous sommes impatients de nous impliquer plus avant auprès de ces blogueurs et de ces personnalités de l’espace numérique à l’avenir. »

Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 19 avril 2016 à minuit GMT+2, et les résultats seront annoncés le 3 juin 2016 lors d’une cérémonie en ligne.

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POLITIQUE: Le Président rwandais estime que l’autonomie et l’enthousiasme de la population expliquent le succès du pays

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C’est un changement d’état d’esprit chez les citoyens qui rend possible la transformation économique, a affirmé le Président rwandais Paul Kagame, en s’adressant aux délégués le second et dernier jour de l’African Transformation Forum (ATF) à Kigali, au Rwanda.

L’ATF est organisé par l’African Center for Economic Transformation (ACET) et le gouvernement du Rwanda.

Le Président Kagame, en abordant le sujet de la remarquable transformation du Rwanda sur les ruines du génocide de 1994, a dit que « les Rwandais étaient des gens ordinaires avec une Histoire extraordinaire ».

Il se rappelle qu’il y a vingt-deux ans, « la survie du Rwanda était menacée et que tout était une priorité. Nous avons agi rapidement, car nous n’avions pas le choix. L’aide a mis des années à arriver et n’était pas adaptée à nos besoins. Ce sont nos propres ressources, nos idées, et le désir de sortir du chaos dans lequel se trouvait notre pays qui nous ont aidés ».

Aux 250 délégués venus de toutes les régions d’Afrique et d’ailleurs, il a dit, qu’en termes de transformation, « nous possédons seulement deux outils stratégiques : d’une part, la façon dont pensent les gens et, d’autre part, la manière dont les ressources sont allouées et exploitées. »

À propos du changement d’attitude, il a expliqué que : « ce défi n’est pas technique. Il est politique et social parce qu’il concerne les gens. Il est nécessaire de développer un sens de l’urgence, de la responsabilité, du service mais aussi, pour être franc, la volonté de gagner de l’argent et d’investir à long terme ».

Les citoyens, a-t-il poursuivi, assument la plupart des risques liés à la transformation mais profitent aussi des gains. « Ils doivent participer aux décisions et comprendre les avantages de la transformation – car la réussite dépend de ce qu’ils font chaque jour ».

En accueillant le Président Kagame, K.Y. Amoako, président de l’ACET, a précisé que, pour que la transformation se produise, il était nécessaire de galvaniser toutes les sections de la population. « Cela doit devenir un mouvement », a-t-il insisté. Il a ajouté que la Coalition pour la transformation de l’Afrique, lancée au Forum, ferait partie de ce mouvement. « Nous parlons de l’Afrique mais nous formons un ensemble de différents pays. Chaque pays peut avancer à son rythme mais nous devons instaurer une dynamique collective. Comment partager les meilleures pratiques ? Comment apprendre les uns des autres ? »

Selon le Président Kagame, la création de la Coalition pour la transformation de l’Afrique devrait être un résultat prometteur du Forum. Mais il a prévenu les délégués : « L’une des façons d’éviter que ce Forum soit simplement un lieu de discussion de plus entre des élites est d’intégrer une ouverture sur l’extérieur dans chaque secteur ».

Il a également convenu que la devise de l’ACET – ‘la transformation en une génération’ – était accessible et il a ajouté : « Nous voulons tous une Afrique prospère, stable et équitable, et cela, le plus vite possible. Point. C’est la première fois dans l’Histoire de l’Afrique que nous parlons réellement du besoin de transformation ».

« Tout commence par une vision de l’avenir, claire et très simple, que tout le monde comprend et partage », a-t-il lancé. L’expérience du Rwanda « nous a enseigné des points importants : nous n’avons pas besoin d’obtenir toutes les réponses ou des fonds très importants pour commencer. Il suffit d’évaluer et de corriger constamment la voie choisie, sans chercher à atteindre la perfection ni à recevoir de l’aide ».

Faisant allusion à la mise en œuvre chaotique des politiques, il a précisé : « Si nous savons où nous voulons arriver et quelles mesures prendre pour y parvenir, pourquoi sommes-nous paralysés quand il s’agit de mettre les politiques en œuvre ? ». « Une liste de souhaits, a-t-il prévenu, n’est pas une stratégie d’implémentation ; c’est une recette pour une boucle sans fin de conférences et de déclarations ».

Sur le rôle de l’État et du marché dans la vie économique d’un pays, il estime que, dans le contexte africain, « nous pouvons attendre longtemps avant que la main invisible du marché ne fasse son œuvre. L’État doit diriger, catalyser, soutenir et investir en impliquant des partenaires afin de pallier les défaillances du marché et réduire les risques ».

Au sujet des inquiétudes sur le déclin de l’aide étrangère au développement exprimées par certains intervenants lors du Forum, il a dit que l’Afrique ne devait pas s’inquiéter aujourd’hui du déclin de l’aide – elle aurait dû le voir venir ; mais elle aurait surtout dû se soucier auparavant de la façon dont les fonds étaient investis.

Selon lui, la diminution de l’aide étrangère est « à la fois une très mauvaise chose et une très bonne chose ». Les fonds ont aidé beaucoup de gens dans le besoin mais ils ont conduit à la dépendance. « Nous avons perpétué un problème ».

Sur la question des relations commerciales internationales, il a indiqué que « nous possédons déjà ce dont nous avons besoin ici, en Afrique. Nous ne serons jamais gagnants en dépréciant la qualité de nos produits et de nos peuples ».

S’exprimant sur les moyens de parvenir à la transformation, il a conclu : « Nous devons rester souples et savoir nous adapter. Les plans et cadres ne doivent pas constituer un obstacle à l’action, ni nous empêcher de changer de voie. Nous ferons des erreurs et nous gaspillerons de l’argent. Mais nous ne nous arrêterons pas là – cela n’aura pas été inutile si l’on peut ainsi découvrir plus rapidement la meilleure approche à adopter, et rassembler les gens autour d’objectifs communs ».

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