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Le Président de la République, Ali Bongo Ondimba, se rendra dans la capitale américaine du 31 mars au 1er avril, pour prendre part au quatrième Sommet sur la Sécurité Nucléaire (SSN), consacré au renforcement de la coopération internationale dans le secteur de l’énergie nucléaire.
Du 31 mars au 1er avril, plus de cinquante Chefs d’Etat échangeront sur les moyens d’éradiquer la menace du terrorisme nucléaire et radiologique qui pèse sur la paix et la sécurité dans le monde.

Participeront également à cette rencontre de haut niveau les principales institutions multilatérales que sont les Nations Unies, le Conseil de l’Union Européenne, l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA), l’agence Interpol, l’Initiative mondiale de lutte contre le terrorisme nucléaire (GICNT) et le Partenariat mondial contre la prolifération des armes et matières connexes.

Le Sommet sur la Sécurité Nucléaire (SSN), qui se tient à Washington du 31 mars au 1 avril 2016, concentre cette année une cinquantaine de Chefs d’Etat, des experts mondiaux de l’industrie nucléaire ainsi que des représentants des organisations internationales.

A titre de rappel, le SSN trouve son origine dans un discours prononcé par le Président américain, Barack Obama, à Prague (sommet Union européenne / Etats-Unis, 2009) qui qualifia le terrorisme nucléaire de « menace la plus immédiate et la plus extrême à la sécurité mondiale  » et appela la communauté internationale à se réunir et réagir au plus vite.

S’inscrivant ainsi dans un cadre international global, le sommet vise à construire une architecture mondiale destiné à garantir à tous la sécurité en matière de nucléaire, notamment via une plus grande transparence du secteur, l’échange d’informations mais aussi l’établissement de plans d’actions menés dans le strict respect des lois nationales et internationales.

Actions concrètes entreprise par le Gabon en matière de sécurité nucléaire
Le Gabon a participé au 2ème et 3ème Sommet sur la sécurité nucléaire, respectivement organisé à Séoul et à la Haye. Le Président de la République Gabonaise y a pris part personnellement. Etant donné son passé de producteur d’uranium et dans la perspective de la reprise de cette activité économique, le Gabon est pleinement concerné par la problématique de la sécurité nucléaire.
Travaillant de concert avec l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA), le gouvernement gabonais a ainsi initié un cadre juridique destiné à régir l’utilisation des sources de rayonnements ionisants. C’est dans cette dynamique qu’a été créée en 2013 l’Agence Gabonaise de Sûreté et de Sécurité Nucléaire (AGSSN) qui a notamment pour mission de fixer les règles de protection physique des matières nucléaires et des ressources radioactives. Mais l’AGSSN doit surtout établir et mettre en œuvre le Système National de Contrôle et de Comptabilité des matières nucléaires.

Dans le cadre de ses activités, l’agence a déjà procédé au réaménagement et à l’adaptation du système de surveillance des impacts associés à l’exploitation minière dans les anciens sites miniers et industriels d’uranium de Mounana (Haut-Ogooué). Elle a également procédé au renforcement de la structure de sûreté radiologique par l’élaboration d’un plan de formation du personnel local.

L’AIEA, qui a pour rôle la diffusion de l’information sur l’énergie nucléaire ainsi que la mise en application de normes de sécurité, offre par ailleurs des programmes de support technique et logistique afin de soutenir les pays en voie de développement qui construisent des installations nucléaires civiles (énergie électrique, usage médical, etc.). Elle supporte aussi les projets de coopération ayant pour objectif l’amélioration socioéconomique de ces pays, dont fait partie le Gabon.

Dans le cadre du déroulement de la Coupe d’Afrique des Nations co-organisée par le Gabon et la Guinée Equatoriale en février 2012, le Gabon a sollicité l’assistance de l’AIEA pour appuyer les autorités nationales dans la planification et la mise en œuvre d’un plan d’action commun en matière de sécurisation.

Participation du Gabon aux formations organisées par l’AIEA:

o Séminaire international sur les Eléments essentiels de Sécurité nucléaire, à Argonne, dans l’Illinois (USA), du 9 au 20 Juin 2014.
o Réunion sur les Avantages de l’adhésion au Programme de base de données des incidents et du trafic illicite (ITDB), à Vienne, Autriche, du 25 au 26 Novembre 2014.
o Cours Régional de Formation sur l’Architecture de détection de Sécurité nucléaire à Rabat au Maroc, du 2 au 6 mars 2015.
o Cours international de formation sur le Développement d’une approche de défense en profondeur pour la détection des mouvements transfrontaliers des matières nucléaires et radioactives hors de contrôle réglementaire, à Athènes en Grèce, du 7 au 10 Juillet 2015).
o Cours international sur la sécurité du transport des matières nucléaires et autres matières radioactives, à Tokai, Préfecture d’Ibaraki (Japon), du 16 au 20 novembre 2015.

De même, un Atelier national de sensibilisation sur la sécurité nucléaire s’est tenu à Libreville, du 17 au 19 mars 2014.

PP

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