POLITIQUE: Et si le peuple gabonais décidait de la création d’un nouvel Etat, pour tordre le cou à la monarchisation du Gabon

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La Charte des Nations Unies, dans son chapitre II, énonce ce qui suit :

Article 6 :
Si un Membre de l’Organisation enfreint de manière persistante les principes énoncés dans la présente Charte, il peut être exclu de l’Organisation par l’Assemblée générale sur recommandation du Conseil de sécurité.

Article 4 :
1. Peuvent devenir Membres des Nations Unies tous autres États pacifiques qui acceptent les obligations de la présente Charte et, au jugement de l’Organisation, sont capables de les remplir et disposés à le faire.
2. L’admission comme Membres des Nations Unies de tout État remplissant ces conditions se fait par décision de l’Assemblée générale sur recommandation du Conseil de sécurité.
(…)

À titre historique, rappelons que la Sierra Leone, dont la capitale est Freetown (Libreville, en anglais), fut créée en 1787, par des esclaves affranchis de la tutelle esclavagiste.

Or depuis 1967, le peuple Gabonais vit dans un régime esclavagiste, dominé par une famille régnante qui ne laisse aucune place à l’alternance politique. Que ce fut du temps d’Omar Bongo comme de son successeur et héritier actuel Ali Bongo, toutes les voix dissonantes à ce régime ont été réprimées dans le sang, les disparitions et les emprisonnements. À la République sensée garantir le pluralisme et l’émulation politiques, le Gabon est plus que jamais une Monarchie de faits, vis-à-vis de laquelle le Peuple souverain doit soit à jamais se soumettre ou définitivement se désolidariser.
Le 31 août 2016, la dernière manifestation de désolidarisation du peuple gabonais contre la monarchisation en cours s’est soldée par le carnage d’un régime lourdement armé, face à un peuple aux mains nues, qui y a laissé des centaines de victimes. Plutôt que de continuer à envoyer notre peuple à la boucherie, orientons-le vers la création d’un nouvel Etat démocratique, qu’il façonnera lui-même ses mains, en lui dotant des institutions et pratiques tellement fortes que même si le diable venait un jour à diriger ce nouveau Gabon, il serait obligé de respecter les lois en place.

La Charte des Nations Unies octroie à tout peuple quel qu’il soit, et vivant sur cette terre, le droit de créer un Etat dans lequel il se sent libre. Saisissons-nous de ce droit, et bâtissons un nouveau Gabon!

JNM

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