SOCIETE: La campagne  »Empower Girls » de FEMACT, un exemple à suivre !

affiche-violence-ecole

FEMACT est une ONG gabonaise créée en 2016 dont l’objectif est d’éduquer les jeunes femmes afin de les aider à changer l’image qu’elles ont d’elles même et aussi celle que la société à sur elles; Au final, le but est de permettre à chaque jeune femme de prendre conscience du rôle capital qu’elle joue dans la société en tant qu’actrice du développement et non uniquement en spectatrice.
FEMACT est un sigle qui peut être traduit par Femmes en Action
‘’Build your futur’’: Construis ton avenir est la principale mission que nous poursuivons. Permettre aux différentes femmes que nous rencontrons chaque jour de construire leur avenir, d’avoir conscience des priorités dans leurs vie et dans leur rôle de femmes.

Afin de poursuivre ses campagnes d’information et de sensibilisation adressées à la jeune fille, FEMACT a décidé de mettre la journée du 25 novembre 2016 sous le signe de la violence à l’école. Pour cela, elles lanceront une campagne intitulée ‘’EMPOWER GIRLS’’ qui signifie «rendre les filles plus fortes’’ afin de débattre sur le thème ‘’échec scolaire et violences faites aux jeunes filles à l’école’’.
Au delà de la sensibilisation et du débat réalisé autour de ce thème, ‘EMPOWER GIRLS’’ est une campagne qui s’étalera tout au long de l’année et permettra à FEMACT de renforcer les capacités de nombreuses jeunes filles à travers des formations en partenariat avec GLAB sur l’utilisation responsable des réseaux sociaux et des TIC.

Pour information, au Gabon, tout comme partout ailleurs, les violences à l’égard des élèves filles sont une réalité quotidienne et de tous les instants. A Port Gentil par exemple, l’étude menée par Darius ENGUENGH Secrétaire Provincial du SENA, en 2006 rapporte que ‘’sur 115 élèves âgés de 13 à 20 ans, le harcèlement sexuel exercé par les enseignants sur les filles de leur classes est assez répandu dans les établissements d’enseignement secondaire mais également dans les grandes classes du niveau primaire’’.
Cependant, il est aussi à déplorer que les filles à l’école sont également sujettes de violences et de harcèlement sexuel de la part de leur condisciples plus âgés notamment des classes du second cycle dans les lycées et collèges.
Il y a aussi un facteur important lié à l’environnement, une élève ayant une situation familial voir social difficile est souvent emmenée à s’offrir au premier venu afin de subvenir à ses besoins scolaire.

De ce fait, FEMACT a baptisé cette campagne ‘’Build a Strong Girl’’ dans l’optique d’édifier aussi bien le monde de l’éducation que celui de la société gabonaise en général sur les questions liées à la violence que subissent les jeunes filles pendant et en dehors de l’école. Il s’agit d’une situation qui devrait intéresser les pouvoirs publics notamment dans un contexte où il est question de la mise en place de la décennie de la femmes un programme destiné à lutter contre les inégalités à permettre une autonomie et une revalorisation de la condition féminine au Gabon.

Ainsi, la campagne ‘EMPOWER GIRLS’’ se déclinera en trois phases distinctes:

PHASE 1 – SENSIBILISATION
Cette phase est la plus générale, elle consistera en la distribution de flyers informatifs à la sortie des principaux établissements secondaires de Libreville.
A travers ces flyers, on indiquera aux jeunes filles:
-Quels sont les différents types de violences?
-Qui prévenir en cas de violences?
-Comment y faire face?
Les établissements cibles sont:
◦EPI (AWENDJE) – 2
◦QUABEN – 6
◦Lycée Jean Hilaire OBAME – 3
◦Lycée MIKOLONGO – 7
◦Lycée Paul EMANE EYEGHE – 1
◦Lycée de DIBA DIBA – 5
◦Lycée MONTALIER – 4

PHASE II – CONFERENCE sur le thème ‘’ Echec scolaire et violences faites aux jeunes filles à l’école’’
Réalisée en partenariat avec le Lycée MIKOLONGO, nous organiserons une débat sans tabous entre les élèves, le personnel d’encadrement, les enseignants et un conférencier que nous aurons préalablement choisi pour l’occasion.
Il y aura un officier de police judiciaire qui aura pour mission d’édifier l’assistance sur la procédure à suivre en cas de violences.

PHASE III – FORMATIONS
Afin de renforcer les capacités des jeunes filles dans la maitrise des technologies de l’information et de la communication mais aussi de l’utilisation responsable des réseaux sociaux, nous avons signé un contrat de partenariat avec le GLAB pour la formation de 100 jeunes filles issues des différents établissements scolaires secondaires de Libreville.

SKB

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Créez un site ou un blog sur WordPress.com

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :