SANTE: Mettre fin à l’épidémie de SIDA

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L’épidémie de SIDA a eu un impact massif depuis le début de l’épidémie il y a 35 ans. Dans le monde, 78 millions de personnes ont été infectées par le virus et 35 millions de personnes sont décédées de maladies liées au SIDA depuis le début de l’épidémie.

Au Gabon, les chiffres sont également impressionnants: 61800 personnes infectées [50000–77000] et 36500 décès liés au VIH [28000-46000] depuis le début de l’épidémie. Il existe un engagement véritable tant au niveau global qu’au Gabon, afin de mettre fin à l’épidémie du VIH/SIDA en tant que menace de santé publique d’ici 2030. Pour mettre fin à l’épidémie, la riposte du SIDA doit être changée, transformée et accélérée – C’est le « fast track ».

o De même au Gabon, nous sommes déjà sur le « fast track ». Depuis 2012 et malgré la réduction de plus de 60% du budget, la couverture des PVVIH du traitement a doublé, la prise en charge pédiatrique a même triplé; les nouvelles infections ont été réduites de 30%, la couverture de la PTME est à 77% en 2015.
o En 2015, 58% [49 – 67] de l’ensemble des personnes vivant avec le VIH avaient accès au traitement en 2015 au Gabon, contre 23% [20 – 26] en 2010. 27037 personnes bénéficient de la thérapie antirétrovirale, près du double du nombre en 2012 (14646), contre à peine une centaine de personnes en 2001.
o Mais ce progrès est fragile, il y a des fréquentes ruptures de stock des médicaments et des intrants, des problèmes de gestion et de qualité des soins et peu d’investissement dans la prévention du VIH.

De nouvelles menaces émergent et si nous n’agissons pas, nous risquons dans le monde et au Gabon une résistance aux médicaments. C’est malheureusement déjà le cas avec la Tuberculose (TB) multirésistante, qui est maintenant présente au Gabon. Nous ne devons pas reproduire les mêmes erreurs pour le VIH. Nous devons également réduire les coûts du traitement de 2ème ligne qui coûte 3 à 5 fois plus cher que le traitement de 1ère ligne, et 13 à 25 fois plus cher que le traitement de 3ème ligne. Il faut donc investir maintenant pour éviter beaucoup plus de dépenses dans l’avenir.

o Au Gabon, les activités de collaboration VIH-TB sont embryonnaires: la recherche active de la TB chez les PVVIH n’est pas encore systématique, et la prophylaxie à l’isoniazide (INH), de même que la double thérapie ARV et antituberculeuse sont nettement insuffisantes. De plus la situation est encore aggravée par la rupture occasionnelle des stocks de médicaments antituberculeux qui s’ajoute à celle des ARV.
o Nous avons besoin de systèmes axés sur les personnes, qui intègrent des services de prise en charge de la tuberculose, de l’hépatite C, du cancer etc.

Mettre fin à l’épidémie demande plus de ressources maintenant afin de dépenser moins dans le futur.
o Au Gabon, fin 2014, 2 926 694 672 XAF (5 046 025 USD) avaient été investis dans la riposte au sida au Gabon. Ces ressources domestiques représentaient 92% du total des ressources disponibles pour combattre le VIH au Gabon. Ce montant qui était de 7 462 013 326 XAF (14 602 766 USD) en 2012, et qui comportait plus de 86% de financements domestiques, a été réduit depuis lors de plus de 60%. L’investissement du SNU qui représentait 14% en 2012 et 7% en 2014, a été réduit de près de 80% (1 Milliard vs 0.2 Milliard XAF) depuis 2012.

Pour un meilleur impact des interventions, il faut réorienter les stratégies et les ressources vers les principaux points géographiques notamment les principales villes ou les municipalités.
o 10 villes sur 50 au Gabon (Libreville, Port-Gentil, Oyem, Ntoum, Moanda, Bitam, Franceville, Owendo, Lambaréné, Mouila) comptent plus de 80% des PVVIH du pays.

L’approche fondée sur le cycle de la vie
– ONUSIDA vient de lancer le rapport « Poursuivre sur la voie de l’accélération : l’approche fondée sur le cycle de la vie » qui indique que, arrivées à un certain moment de leur vie, les personnes se trouvent particulièrement vulnérables au VIH.
– Le passage des jeunes filles à l’âge adulte constitue une période particulièrement dangereuse au Gabon. La prévalence des hommes de + 50 ans au Gabon est de 7.2% selon l’EDS de 2012.

Trouver des solutions pour chacun à chaque étape de la vie
– Nous devons judicieusement réaliser des investissements à travers le cycle de la vie, en utilisant une approche région-population afin d’assurer la disponibilité des programmes ayant un impact à la fois élevé et éclairé par des données probantes dans les zones géographiques et parmi les populations les plus démunies.
– Le Gabon devrait comme les autres pays poursuivre l’accélération de la prévention du VIH, le dépistage et le traitement afin de mettre un terme à l’épidémie de sida en tant que menace pour la santé publique d’ici 2030 et garantir que les générations à venir naîtront sans le VIH.

IT

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