SOCIETE: Biens mal acquis : des salariés de Société Générale arrêtés en Guinée équatoriale

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A quelques jours de l’ouverture à Paris du procès du fils du président de Guinée équatoriale, plusieurs salariés de Société Générale ont été arrêtés dans le pays.

L’affaire des « biens mal acquis » atteint directement les équipes de Société Générale en Guinée équatoriale. A l’approche du procès de Teodorin Obiang – fils du président de Guinée équatoriale et vice-président du pays – qui se tiendra à partir du 2 janvier à Paris, la banque de la Défense a vu plusieurs de ses salariés arrêtés par les autorités locales ces derniers jours. « Depuis vendredi, cinq salariés de la banque – deux français et aussi des ressortissants de la Guinée équatoriale – font l’objet d’auditions, leur passeport et leur portable leur ont été retirés. A ce stade, les salariés français auraient récupéré leur passeport mais ils n’ont pas reçu l’autorisation de quitter le territoire », explique une source proche de la banque.

Convoqués par les autorités locales devant la presse jeudi dernier, les salariés de Société Générale mis en cause ont été « accusés d’avoir transmis des informations couvertes par le secret bancaire à la justice française », rapporte un proche de la banque. Soucieuse de calmer le jeu, Société Générale indique collaborer avec la justice locale mais précise que sa filiale SGBGE – détenue à 46% par le groupe Société Générale et de façon minoritaire par des familles locales – « n’a pas été interrogée par la justice française ». Pour la banque ce n’est pas tout à fait une première : le directeur de SGBGE entre 2007 et 2009, Jean-Marie Navarro, avait déjà été placé en garde à vue dans le pays.
Société générale a vu de près les comptes de Teodorin Obiang

En cause pour les autorités locales : l’implication de Société Générale dans la mise en examen en 2014 de Teodorin Obiang, indique le site Jeune Afrique. Placé sous le statut de « témoin assisté » par la justice française en août 2015 dans le cadre de cette mise en examen, le groupe bancaire a finalement bénéficié d’une ordonnance de non lieu qui le dispense de son statut de témoin assisté au procès du vice-président de Guinée équatoriale. Mais en tant que banquier de la société guinéenne d’exploitation de bois Somagui, détenue par la famille présidentielle, Société Générale a vu de près les comptes de Teodorin Obiang. Selon « Le Monde », la banque a par ailleurs permis le transfert en France d’importante sommes d’argent au profit de la famille présidentielle.

En 2014, Teodorin Obiang a été mis en examen pour blanchiment, abus de biens sociaux, détournement de fonds publics, abus de confiance et corruption. Propriétaire d’un patrimoine considérable en France, composé d’oeuvres d’arts, de voitures de marques et autres biens immobiliers, Teodorin Obiang est suspecté d’avoir utilisé des fonds publics guinéens pour financer ses acquisitions. Jusqu’à présent, les recours entrepris par le vice-président de Guinée équatoriale pour mettre un terme à ces poursuites n’ont pas abouti.

SKB

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