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janvier 2017

POLITIQUE: Engagement historique des chefs d’État africains pour une meilleure couverture vaccinale en Afrique

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Ce jour, les chefs d’État africains ont adopté la Déclaration d’Addis-Abeba sur la vaccination, encore appelée « Déclaration ministérielle sur l’accès universel à la vaccination ». Il s’agit d’un engagement historique et opportun visant à faire en sorte que chaque personne en Afrique, qui qu’elle soit et d’où qu’elle vienne, tire pleinement profit des avantages liés à la vaccination. Cette déclaration a été adoptée à l’occasion du 28e Sommet de l’Union africaine qui s’est tenu à Addis-Abeba, en Éthiopie.

Si l’Afrique a enregistré d’énormes progrès en matière d’accès à la vaccination au cours des 15 dernières années, ces avancées ont commencé à stagner et le continent africain reste aujourd’hui à la traîne en ce qui concerne la réalisation des cibles mondiales de vaccination. À titre d’exemple, un enfant sur cinq en Afrique n’a toujours pas accès aux vaccins salvateurs de base. Par conséquent, les maladies évitables par la vaccination continuent de causer de nombreux décès. La rougeole à elle seule cause chaque année près de 61 000 décès évitables en Afrique.

« Nous savons que l’accès de tous à la vaccination en Afrique est un objectif que nous pouvons atteindre », a déclaré la présidente sortante de la Commission de l’Union africaine, Nkosazana Dlamini-Zuma. « La Déclaration d’Addis-Abeba sur la vaccination est un engagement sans précédent ; avec le soutien politique au plus haut niveau des États, nous sommes plus que jamais près de faire en sorte que tous nos enfants bénéficient de chances égales pour une vie saine et productive », a-t-elle ajouté.

La Déclaration d’Addis-Abeba sur la vaccination invite les États à investir davantage sur le plan politique et financier dans leurs programmes de vaccination. Cette Déclaration contient 10 engagements, à savoir : l’augmentation des fonds destinés à la vaccination, le renforcement des chaînes d’approvisionnement et des systèmes de prestation, tout en faisant de l’accès aux vaccins un élément fondamental des efforts consentis en matière de santé et de développement. Voir l’intégralité de la Déclaration ci-dessous.

D’après le Dr Matshidiso Moeti, Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique, « La vaccination compte parmi les mesures les plus efficaces disponibles au service de la santé publique. En donnant à chaque enfant un début de vie sain, nos communautés prospèrent et nos économies connaissent une croissance plus forte. Un tel soutien de la part des chefs d’État est une avancée significative dans nos efforts pour la réalisation d’un accès universel à la vaccination et, partant, pour l’amélioration de la santé infantile et pour l’impulsion donnée au développement durable partout en Afrique. »

Moins de 15 pays africains financent plus de 50 % de leurs programmes nationaux de vaccination. Alors que l’Afrique tend vers l’éradication de la poliomyélite, on s’attend à une baisse des fonds essentiels alloués à la vaccination à travers le programme d’éradication de cette maladie. En outre, dans les années à venir, les pays qui aspirent au statut de pays à revenu intermédiaire cesseront de bénéficier du soutien de l’Alliance du vaccin (Gavi) en matière de vaccination. Par conséquent, les États doivent redoubler d’efforts pour faire de la couverture vaccinale nationale une priorité.

« Notre travail ne sera pas achevé tant qu’un seul enfant africain n’aura pas accès à la vaccination », a déclaré le Dr Ala Alwan, Directeur du Bureau régional de l’OMS pour la Méditerranée orientale. « Par un savant dosage entre volonté politique, ressources financières et prouesses techniques, l’Afrique peut, et endiguera certainement la vague de maladies évitables par la vaccination », a-t-il précisé.

Grâce à un leadership fort et un investissement accru, l’amélioration de l’accès à la vaccination est à portée de main. Par exemple, en 2010, l’Éthiopie a construit 16 000 nouveaux centres de santé, acheté des réfrigérateurs solaires sans batterie pour la conservation des vaccins et bâti un réseau d’agents de santé et de volontaires communautaires pour accroître l’accès à la vaccination dans tout le pays. Depuis que ces investissements ont été réalisés, l’Éthiopie a fait des progrès remarquables et le taux de couverture vaccinale y est passé de 61 % en 2010 à 86 % en 2015.

« La vaccination est l’un des meilleurs moyens pour un État d’investir pour son avenir », a affirmé S.E., le Professeur Yifru Berhan Mitke, ministre éthiopien de la Santé. « Nous devons faire davantage pour protéger tous nos enfants des maladies évitables, non seulement parce que c’est ce qu’il est bon de faire, mais aussi parce que cela est important du point de vue économique. Lorsque nos enfants sont en bonne santé, nos familles, nos communautés et nos pays sont prospères. »

La Déclaration d’Addis-Abeba sur la vaccination a été rédigée et signée par les ministres de la Santé, ainsi que d’autres ministres concernés lors de la Conférence ministérielle sur la vaccination en Afrique (MCIA) qui s’est tenue en février 2016 à Addis-Abeba. La MCIA était la première rencontre jamais organisée au niveau ministériel consacrée à l’accès des enfants de tout le continent à des vaccins salvateurs. Pour orienter la mise en œuvre de la Déclaration d’Addis-Abeba, une feuille de route est en cours d’élaboration en étroite collaboration avec les Bureaux régionaux de l’OMS pour l’Afrique et pour la Méditerranée orientale, la Commission de l’Union africaine et les partenaires en matière de vaccination.

« En adoptant cet engagement historique qui permettra à un plus grand nombre d’enfants africains d’accéder à des vaccins salvateurs où qu’ils se trouvent, les dirigeants africains font preuve d’un sens élevé de leadership », a déclaré le Dr Ngozi Okonjo-Iweala, présidente du conseil de Gavi. « Il ne nous reste plus qu’à traduire cet engagement dans les faits sous la forme de financements durables en faveur de la vaccination. L’Alliance, quant à elle, est prête à soutenir la couverture vaccinale afin qu’ensemble, nous puissions créer un avenir meilleur pour nos communautés à travers le continent », a-t-elle conclu.

APO

SPORT: Football: CAN Gabon 2017: Aristide Bancé, le buteur globe-trotteur

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Sa silhouette de géant vert (1,93 m, 95 kg) sous la tunique du Burkina Faso s’est un peu plus détachée encore quand Aristide Bancé a marqué le but de la délivrance contre la Tunisie (2-0), ouvrant aux Etalons le chemin de la demi-finale mercredi contre l’Egypte.

Bancé ? Sa frappe puissante met tout à coup en lumière le CV de l’attaquant de 32 ans qui a passé sa carrière à jouer à saute-frontières.

Le globe-trotteur n’arrive même plus à compter le nombre de clubs et de pays où il a joué, de la Côte d’Ivoire à la Lettonie, de l’Allemagne à Dubaï, en passant par l’Ukraine et le Kazakhstan, avec des crochets par la Belgique et la Turquie.

« Douze clubs, quelque chose comme ça. Oui j’ai quand même voyagé. J’ai beaucoup d’expériences », raconte à l’AFP l’homme à la crête blonde. En fait douze pays et une vingtaine de clubs, si l’on en croit sa fiche-joueur sur différents sites spécialisés.

Pour ce Burkinabè né en Côte d’Ivoire, l’exode commence en 2002 avec un départ pour Ouagadougou au plus fort de la crise ivoirienne, des polémiques sur l' »ivoirité » et la rivalité Laurent Ggagbo/Alassane Ouattara. « En quelque sorte, pour protéger nos vies », a-t-il récemment confié.

Après quelques mois à Santos, un club local, Bancé part prendre pied en Europe, en Belgique, au KSC Lokeren. C’est la première de ses nombreuses destinations dans des clubs plus proches -à l’entendre- des problèmes d’intendance que des millions du Real Madrid ou du Paris Saint-Germain.

– ‘Métier ingrat’ –

« Il y a quelques pays où je n’ai pas eu beaucoup de chance. Quand je suis allé à Dubaï, au début tout se passait bien. Au bout de quatre mois, j’ai commencé à avoir des soucis de salaire. Quand le club n’arrive plus à te payer, ils vont dire que peut-être tu ne rentres pas dans le système de l’entraîneur etc., donc j’ai eu vraiment des problèmes à Dubaï », raconte l’ancien pensionnaire du Al-Ahly.

« Je suis allé en Finlande (HJK Helsinki) pour jouer l’Europa League. En Lettonie (Riga FC) aussi c’était professionnel. J’étais payé là-bas. J’avais déjà l’habitude du froid après un passage en Ukraine » (Metalurg Donetsk), poursuit l’attaquant qui garde un souvenir ému de son passage à Mayence en Allemagne.

Son dernier départ de Riga pour un retour aux sources à Abidjan, à l’ASEC Mimosas, s’explique pour des raisons de calendrier: « En Lettonie le championnat ne reprenait qu’au mois de mars. Pour moi le plus important, c’était de jouer ».

Un peu d’anglais lui permet de passer partout, du Samsunspor (Turquie) à Pavlodar (Kazakhstan): « Je n’ai pas besoin d’aide dans un magasin. Pour le reste, je ne sors pas beaucoup. Je suis tout le temps à la maison. Entraînement, maison, entraînement, maison… sur le terrain il n’y a pas de langues ».

A 33 ans, le joker du Burkina peut-il envisager un nouveau transfert, lui qui ne se fait plus d’illusion sur les agents qui ont géré ses déplacements multiples ? « C’est un métier vraiment ingrat. Quand tu joues, les gens cherchent à te voir partout. Les agents cherchent à te contacter. Mais dès que tu ne joues pas, il n’y a aucun agent qui va t’appeler ».

Rien de tel qu’une bonne demi-finale voire plus pour rebondir ailleurs. Bancé s’en moque pour l’instant, l’heure est à la Coupe d’Afrique des nations.

« En 2013, nous sommes allés en finale, et on n’a pas remporté cette coupe. On doit faire mieux que 2013, parce que le peuple a déjà vu ça… »

CAF

SPORT: Football: CAN Gabon 2017: Burkina Faso – Egypte : les face-à-face du passé

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A deux reprises seulement, le Burkina Faso et l’Egypte ont croisé leur route en phase finale de Coupe d’Afrique des Nations. La première fois en demi-finale de l’édition organisée par le Burkina Faso, la seconde en phase de poule de l’édition conjointement organisée par le Nigeria et le Ghana.

Demi-finale 1998
EGYPTE  –  BURKINA FASO  2-0 (1-0)
Jeudi 25 février 1998
Stade Omnisport, Bobo-Dioulasso
Spectateurs: 40,000
Arbitre: Kim Milton Nielsen (Danemark)
Buts: Hossam Hassan (40, 71)
Avertissements: Alain Nana (25), Ibrahim Talle (27) pour le Burkina Faso

Egypte: Nader El Sayed – Mohamed Omara, Hani Ramzy, Samir Kamouna, Mehdat Abdelhadi, Yasser Radwan – Hazem Emam, Ahmed Hassan, Tarek Mostafa, Nabih Osama (Yasser Ryan 82) – Hossam Hassan. Entraîneur: Mahmoud El Gohari (Egypte)

Burkina Faso: Ibrahim Diarra – Brahima Traore, Firmin Sanou, Ibrahim Talle Magan Diabate – Brahima Traore (Alassane Ouedraogo 52, Romeo Kambou 81), Souleymane Doumbia, Ismaël Koudou (Oumar Barro 46), Boureima Zongo, Alain Nana – Seydou Traore, Alassane Ouedraogo. Entraîneur: Philippe Troussier (France)

Match de poule 2000

EGYPTE  –  BURKINA FASO  4-2 (1-2)
Mardi 01 février 2000
Stade Sani Abacha, Kano
Spectateurs: 17,000
Arbitre: Pierre Alain Mounguengui (Gabon)
Buts: Ahmed Salah Hosni (29), Hossam Hassan (73), Hani Ramzi (84), Abdel Halim Ali (89); Ismaël Koudou (9), Ousmane Sanou (24) pour le Burkina Faso
Avertissements: Hazem Emam ((21), Ahmed Hassan (80) pour l’Egypte; Mamadou Kere (50) pour le Burkina Faso
Egypte: Nader El Sayed – Mohamed Omara, Hani Ramzi, Ibrahim Saïd – Abdel Satar Sabry (Abdel Hafiz 60), Hossam Abdel Moneim, Hazem Emam, Ahmed Hassan (Tarek Said 74) – Hossam Hassan, Ahmed Salah Hosni (Abdel Halim Ali 72), Hady Khashaba. Entraîneur: Gérard Gili (France)
Burkina Faso: Abdoulaye Soulama – Issa Sanogo, Madou Dossama, Brahima Korbeogo, Ousmane Traore – Ismaël Koudou (Seydou Traore 74), Mamadou Kone (Amadou Tidiane Fall 59), Brahima Traore, Mamadou Kere –  Mamadou Zongo, Ousmane Sanou (Alassane Ouedraogo 72). Entraîneur: René Taelman (Belgique)

CAF

POLITIQUE: Le Dialogue politique est-il possible au Gabon ?

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La situation du Gabon est aujourd’hui très préoccupante. Elle se caractérise  au plan économique par « une détérioration des perspectives et un accroissement des risques » dans « un contexte difficile », selon le Rapport Gabon de mars 2016 du FMI (Fond Monétaire International).

Au plan social elle se caractérise par des relations de travail tendues, marquées par de très nombreuses grèves dans tous les secteurs. Au plan social également, on assiste à la monté sans précédent des inégalités ; en témoigne : le taux de chômage qui dépasse les 30 % de la population active et la pauvreté absolue qui touche plus de 34 % de la population. Enfin, la précarité s’est accrue, du fait notamment de très nombreuses fermetures d’entreprises et de la faiblesse de l’investissement, ainsi que de la baisse de rentabilité et de compétitivité des entreprises.
Si bien qu’un fossé béant s’est désormais créé entre riches et pauvres, contribuant ainsi à provoquer une dépression généralisée et une société ou le chacun pour soi l’emporte sur le souci du bien commun.

Au plan politique et institutionnel, une crise s’est enracinée. En 2016, de nombreux parlementaires ont démissionné, ainsi que le Président de l’Assemblée Nationale. On observe également depuis plusieurs mois des changements répétés de Premiers ministres, des démissions de très nombreux dirigeants du parti au pouvoir et des purges récurrentes dans l’administration et dans les forces de défense et de sécurité.

A partir du 27 août 2016, pour empêcher la proclamation de la victoire de Jean Ping, le pouvoir en place a déclenché une vague de terreur pour assurer son maintien à la tête de l’Etat. Cette crise électorale s’ajoute à la crise économique, sociale et politique déjà en cours et accélère l’effondrement des fondamentaux de notre vivre ensemble et de notre modèle social et politique.

Cette situation n’est pas simplement due à une poussée de vents contraires. Elle est aussi et surtout la résultante des actions d’un pouvoir en place dans notre pays et composé pour l’essentiel de sous-amateurs dont la caractéristique première est, au plan moral, la cupidité, l’avidité et un amour immodéré de l’argent comme objet de possession.

Ce pouvoir, qui s’appuie sur les fractions les plus conservatrices et les plus révisionnistes de la société gabonaise, va très rapidement, par ses frasques, sa kleptomanie et son incompétence, mettre le pays en coupes réglées, désorganiser l’Etat et les finances publiques, pendant que les dirigeants de ce pouvoir pillent allègrement le trésor public (qu’ils prendront d’ailleurs soin de transférer dans les faits à la Présidence de la République).

Ces dirigeants recourt systématiquement à la propagande et à la terreur, mais également à la corruption, et accaparent directement ou indirectement des ressources naturelles du pays et ainsi que son économie.

Pour sa part, le peuple Gabonais, qui a choisi, à travers sa Constitution et ses engagements internationaux, de vivre selon les valeurs de démocratie, de droits humains, d’Etat de droit et de solidarité rejette ce pouvoir depuis longtemps. La résistance s’est organisée rapidement. Elle s’est exprimée fortement à l’occasion de l’élection présidentielle du 27 août 2016 avec la victoire sans ambages du candidat de l’opposition, Jean Ping.

Suite à la fraude électorale, visant à empêcher la prise du pouvoir par Jean Ping, et suite aux massacres perpétrés par le pouvoir sortant pour assurer son maintien, la résistance continue à proclamer la victoire de Jean Ping et à lutter pour sa reconnaissance et son accession effective à la Présidence de la République.

C’est fort de cette victoire et du soutien du peuple gabonais dans son écrasante majorité, et pour préserver la paix et la stabilité, que la résistance dénonce le climat de terreur qui perdure dans notre pays alors que l’action de la résistance est légale et pacifique.

Incapable de faire face aux défis financiers, économiques et sociaux, le pouvoir continue par la propagande et le mensonge à cultiver l’illusion de la stabilité et de la paix.

En effet, alors que la prospérité qui doit sous-tendre cette stabilité et cette vie politique n’est pas au rendez-vous, le problème de la crédibilité du pouvoir actuel et de son action suscite de sérieux doutes quant à la capacité d’Ali Bongo, Président sortant, et de son équipe, à rebondir et à constituer une alternative viable pour sortir le pays de la crise, surtout après la lourde défaite qu’ils ont subie lors des élections du 27 août 2016. Et l’expérience de ces sept dernières montre qu’Ali Bongo et ses affidés ne respectent aucune éthique ni aucune règle en matière de gestion publique.

Par ailleurs, la lecture des différentes lois de finances a achevé de convaincre le peuple Gabonais des mauvais arbitrages et des mauvais choix de priorité budgétaire. En réalité, la gestion d’Ali Bongo et de ses amis n’a d’autre but que de s’enrichir et de d’accroitre son pouvoir personnel.

A cet effet, nous notons dans la loi de finance 2016, par exemple, que les crédits alloués à l’éducation nationale baissent de 6 %, ceux de l’enseignement supérieur de 10 %, et ceux affectés à la santé de 42 %.

A contrario, les crédits de la défense connaissent une augmentation importante à hauteur de 19 %, ceux de la communication augmentent de 4 %. En priorisant l’armée et la communication, le gouvernement fait le pari de parvenir à l’émergence par la force des armes et de la propagande. Dans la même logique, l’organisation en 2012 et 2017 de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) coutent déjà aux contribuables la somme de 863 milliards de FCFA soit (2012 : 400 Milliards de FCFA, 2017 : 463 Milliards de FCFA). Cette manne financière est gérée par des hommes liges, incompétents et immoraux, en dehors de toute orthodoxie financière. Il est évident qu’une grosse partie de ce montant exorbitant vise à promouvoir la gabegie et la jouissance au sommet de l’Etat, au détriment d’une réelle politique de diversification de l’économie et de développement du capital humain.

Au total, Les fluctuations des cours du pétrole, qui sont dans l’ordre normal du fonctionnement des marchés ne peuvent, à elles seules, justifier de l’ampleur de la crise économique actuelle. L’absence d’amortisseurs automatiques, les mauvais arbitrages économiques (ex. CAN contre écoles), la gabegie financière, les crimes économiques et les déséquilibres macro-économiques sont autant de facteurs qui expliquent la crise économique actuelle.
C’est cette faillite économique, politique et sociale qui a été sanctionnée par le peuple gabonais le 27 août 2016.

Cette faillite économique entraine inéluctablement la baisse des revenus des ménages, le chômage de masse, la baisse des investissements publics et privés, la détérioration des biens et des services publics fournis aux usagés (écoles, routes, hôpitaux, bâtiments publics, ports), la détérioration du système bancaire et des entreprises de micro finances, ainsi que le risque de défaut de paiement qui conduit à l’ajustement structurel et à l’austérité.

Concernant les atteintes des droits des personnes et des biens, jamais notre pays n’avait atteint de tels niveaux. La chasse à l’homme se poursuit malgré une prétendue main tendue. Les arrestations arbitraires se poursuivent. Le dernier exemple en date concerne l’arrestation de quatre jeunes qui ont voulu utiliser pacifiquement leur droit démocratique de manifester contre l’organisation de la CAN au Gabon, dans les conditions économiques, sociales et financières difficiles que connaît le pays.

Les Gabonaises et les Gabonais qui sont arbitrairement détenus dans les maisons d’arrêt et autres lieux de détention, à l’instar de Bertrand Zibi et Landry Amianghe de Washington, doivent être libérés sans délai ni condition. Rappelons simplement que l’Etat a l’obligation constitutionnelle de garantir les droits fondamentaux des citoyens. En l’espèce, quel que soit le délit commis, tout citoyen a droit à une justice équitable. Ainsi, les délits et crimes qui auraient été commis par les membres du Gouvernement dans l’exercice de leurs fonctions ne peuvent être traduits que par la Haute Cour de Justice. C’est cela aussi le respect du Droit.

Concernant les violations des droits de propriété et le droit des affaires, la junte au pouvoir s’organise pour spolier et rançonner certains compatriotes sous des motifs fallacieux (redressement fiscal, lutte contre la corruption, etc.).

A titre de rappel, tout citoyen a un droit inaliénable de créer et de faire prospérer ses affaires. Le cas du Maisha qui n’est pas isolé, montre l’acharnement de ce pouvoir à empêcher l’apparition et la réussite d’une classe de femmes et d’hommes d’affaires gabonais.

Peut-on fixer un redressement fiscal qui dépasse largement le chiffre d’affaires de la structure concernée ? De même un particulier peut-il s’ériger en service de police, s’immiscer arbitrairement dans le domicile de quelqu’un et procéder à la saisie et la vente des biens de cette personne sans avoir la qualité ni sans y être autorisé par une décision de justice ?

Le peuple gabonais, dans son écrasante majorité, n’en déplaise à la Cour Constitutionnelle qui du reste a perdu toute sa crédibilité, a choisi le 27 août 2016 de tourner la page et d’en finir avec la dictature source de nombreuses souffrances pour les Gabonaises et les Gabonais et d’un avenir chaotique pour la Nation toute entière.

Cette décision du peuple gabonais ne peut faire l’objet d’aucun marchandage car elle est irrévocable. Les tentatives actuelles de débaucher les militants et les dirigeants de l’opposition ou encore l’organisation d’un prétendu dialogue qui viserait à occulter la décision souveraine de notre peuple, sont à la fois immorales, illégales et donc nulles et non avenues.

C’est le lieu ici d’en appeler au peuple gabonais dans son ensemble pour l’encourager à avoir foi en l’avenir et surtout de ne pas baisser les bras. Ali Bongo ne peut pas rattraper la situation, le pays est dans un lent pourrissement qui le plonge inexorablement vers l’assombrissement de son avenir et si rien n’est fait, chacun en payera le prix.

Plutôt que de continuer à s’accrocher aux privilèges et aux passe-droit pour assurer son confort personnel, la junte au pouvoir doit tirer toutes les conséquences de la situation et faire place au droit donc à l’intérêt supérieur du Gabon. Pour cela, elle doit tout simplement reconnaître la souveraineté du peuple et la victoire du Président Jean Ping, qui doit se traduire par l’installation de celui-ci dans ses fonctions pour que son équipe et lui s’attellent à la tâche de redressement du pays, que le suffrage lui a conféré.

Cette attitude, en plus de contribuer à la réconciliation des Gabonaises et des Gabonais entre eux et avec leurs institutions, va ouvrir la voie à la modernisation de l’Etat et à la relance de notre économie, dans l’intérêt de tous.

SKB

SPORT: Tennis:La revanche des trentenaires

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Roger Federer a toujours cru qu’il serait en mesure de remporter un autre tournoi du Grand Chelem. Il ne croyait par contre pas que cela se produirait de cette façon, à son premier tournoi après une pause de six mois en raison d’une blessure, ni contre son plus grand rival, Rafael Nadal.

« J’ai aussi dit ça avant la finale: si j’étais pour battre Rafa, ce serait super spécial et très agréable, puisque je ne l’avais pas battu en finale d’un Grand Chelem depuis bien, bien longtemps », a dit le Suisse à la suite de sa victoire de 6-4, 3-6, 6-1, 3-6, 6-3.

Ça faisait exactement 10 ans. La dernière victoire de Federer contre l’Espagnol en finale d’un tournoi majeur remontait à l’édition 2007 de Wimbledon. Nadal l’avait battu lors de quatre finales consécutives de Grand Chelem depuis.
Autant Federer que Nadal ne s’attendait pas à se retrouver dans cette position à Melbourne après une longue absence causée par une blessure.

Federer a rarement été contraint à de longues périodes d’inactivité au cours de sa carrière, disputant 65 tournois du Grand Chelem consécutifs, ce qui constitue un record. Cette séquence a pris fin quand il a dû renoncer aux Internationaux de France en raison de maux de dos, l’an dernier.

Au cours des récentes années, il a admis avoir erré en jouant malgré la douleur au lieu de prendre le temps de guérir. L’an dernier, il a fait les choses différemment, prenant une pause prolongée pour la première fois. Après six mois passés à guérir complètement son genou, il est revenu plus fort que jamais.
« Ce que j’ai réalisé, c’est que lorsque vous ne vous sentez pas bien, que vous avez trop de trucs qui clochent, vous ne battrez pas des joueurs du top-10, a expliqué Federer après sa demi-finale contre Stanislas Wawrinka. J’imagine que c’est à ce moment-là que Rafa et moi nous sommes dit: ‘OK, ça suffit. Prenons le temps de revenir à 100 pour cent, d’apprécier le tennis et l’entraînement’. »
En soulevant son premier trophée majeur en cinq ans, parions que Federer appréciait beaucoup le tennis.

Voici ce que nous retiendrons également des Internationaux d’Australie:
Le prochain objectif de Serena?

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Serena Williams a trouvé qu’elle avait pris beaucoup de temps à gagner son 23e titre du Grand Chelem et à rompre son égalité avec Steffi Graf au sommet du classement des championnes. Alors elle veut savourer ce moment et ne pas se projeter trop loin dans l’avenir. Un 24e titre pour rejoindre Margaret Court, qui détient la marque de tous les temps? Elle ne sait pas et ne veut pas en parler pour l’instant. Remporter les quatre tournois majeurs la même année? « Je ne pense pas à cela non plus, a-t-elle dit. Un à la fois. »
Les trentenaires

Serena a prouvé qu’on pouvait toujours gagner des tournois majeurs à 35 ans, ou comme elle le dit elle-même: 30-fun. Les trentenaires se sotn d’ailleurs beaucoup amusé à Melbourne. Venus Williams, 36 ans, et Mirjana Lucic-Baroni, 34, ont rejoint Serena en demi-finales, devenant les trois plus vieilles femmes à atteindre le carré d’as en Australie dans l’ère moderne. La « vieille garde » a aussi bien fait dans le tableau masculin, alors que les trentenaires Federer, Nadal et Wawrinka ont tous atteint les demi-finales.

Serena Williams, victorieuse à l’Open d’Australie samedi, a repris la tête du classement WTA. Angelique Kerber, N.1 il y a 15 jours, est désormais 2e après son élimination en 8es, tandis que Karolina Pliskova, quart-de-finaliste, entre dans le Top 3 aux dépens d’Agnieszka Radwanska (-3, 6e), éliminée au 2e tour. Finaliste face à sa sœur cadette, Venus Williams reprend 6 places (11e). Les demi-finalistes Mirjana Lucic-Baroni et Coco Vandeweghe bondissent: la première gagne 50 rangs (29e) et la seconde 15 (20e). Chez les Françaises, Caroline Garcia perd une place (25e) après sa défaite au 3e tour. Même punition pour Alizé Cornet (-1, 44e) et Kristina Mladenovic (-7, 51e).

La glissade de Djokovic

Novak Djokovic n’est plus le même depuis qu’il a remporté Roland-Garros en 2016. Ce qui le dérange par contre, ce n’est pas clair. L’homme aux six titres en Australie a semblé manquer d’intensité lors de son revers aux mains de l’Ouzbek détenteur d’un laissez-passer Denis Istomin au deuxième tour, sa sortie la plus expéditive en tournoi majeur depuis 2008. Il ne s’est pas étendu après cette défaite. Quand on lui a demandé ce qu’il rapportera de ce revers, il a répondu: « Mes bagages ».

Deuxièmes chances

Il y a plein d’histoires de retour touchantes au cours de ce tournoi. Lucic-Baroni a fait pleurer la foule réunie au Rod-Laver Arena à la suite de sa touchante interview qui marquait son retour en demi-finales pour une première fois en 18 ans. Mischa Zverev, pas son frère Alexandre, de qui on attend de grandes choses, a surpris le no 1 Andy Murray. Et puis il y a Venus Williams, de retour en finale à Melbourne après 14 ans. « Elle est mon inspiration », a déclaré sa soeur Serena. Bien peu de gens pourraient être en désaccord.

SKB

ECONOMIE: 5G : Après Ericsson, Orange s’associe à Nokia

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L’opérateur historique multiplie les partenariats en vue de développer cette technologie.

Orange multiplie les partenariats dans la 5G. L’opérateur historique a signé un contrat avec Nokia en vue de développer la technologie de transmission de données. Le contrat, dont le montant n’a pas été divulgué, porte sur la « définition et [le] déploiement de plate-formes de test d’applications 5G », a indiqué le géant finlandais dans un communiqué.

« Dans le cadre d’un nouvel accord de collaboration, Nokia et Orange définiront et développeront ces nouveaux services dans l’objectif de fournir une connectivité réseau 4G puis 5G avec la plus grande efficacité possible en termes énergétiques, opérationnels et de rentabilité », a-t-il expliqué.

L’objectif est de créer « des plate-formes d’innovation communes » aux deux groupes et d’ouvrir les centres de recherche de Nokia et Orange « à leurs partenaires d’innovation respectifs, parmi lesquels des entreprises locales, des fournisseurs d’applications verticales et des start-up locales ».

Collaboration avec Ericsson

En octobre dernier, Orange s’était déjà allié à Ericsson en vue de développer des cas d’usage de la 5G. La semaine dernière, les deux groupes ont réalisé une démonstration où des débits de plus de 10 Gbit/s ont été atteints. Une première en France.

La technologie 5G doit prendre le relais de la 4G à l’horizon 2020 , pour commencer alors son déploiement commercial dans le monde. L’ensemble du secteur des télécoms, opérateurs et fournisseurs d’infrastructures, négocie afin de s’accorder sur les futures normes en usage pour la 5G, et teste différents types de technologies en ce sens.

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SOCIETE: La Commission européenne met en garde Facebook sur les « fake news »

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Bruxelles veut que les réseaux sociaux prennent des mesures plus engageantes pour lutter contre les « fausses informations » qui se propagent sur Internet.

Il a beau être pointé du doigt depuis la dernière campagne présidentielle américaine, le phénomène des « fake news » se poursuit. La « désinformation » se propage et provoque l’inquiétude voire l’irritation des pouvoirs publics.

Dernier en date, le commissaire européen chargé du marché unique numérique Andrus Ansip. Ce dernier veut avertir Facebook et les autres réseaux sociaux : ils doivent prendre une position plus forte contre les « fake news » : « Je suis très préoccupé comme tout le monde au sujet des fausses informations, surtout après les élections aux Etats-Unis », indique Ansip dans le Financial Times.

Plus qu’un avertissement, c’est surtout une mise en garde. Car Bruxelles promet de sévir : « Je crois vraiment aux mesures d’autoréglementation, mais si des clarifications sont à faire, nous serons prêts à les faire », ajoute Ansip.

Surveillance des mesures

Que faire quand une information erronée comme « Le Pape soutient Donald Trump » est partagée sur Internet comme parole d’évangile ? Facebook a d’abord décidé de fermer l’accès de sa régie publicitaire aux sites relayant de fausses informations.

Le réseau social a également annoncé l’arrivée d’un nouveau système destiné à filtrer les contenus suspects : « Nous testons plusieurs façons de rendre plus facile le signalement de fausses informations, ce que vous pouvez faire en cliquant sur le coin supérieur droit d’un message. Nous comptons beaucoup sur notre communauté pour obtenir de l’aide sur cette question… », indique la plateforme sur son blog.

Pas assez pour la Commission. Un porte-parole d’Andrus Ansip indique que l’organe va suivre de près les mesures prises par les entreprises. Elle envisage même d’émettre des orientations « sur les différents types de mesures » mises en oeuvre.

Cet interventionnisme de la Commission européenne répond à d’autres initiatives de ses pays membres. Quelques mois avant les élections en Allemagne, les services de renseignements ont repéré une augmentation d’attaques aux fausses informations notamment afin d’affaiblir la chancelière Angela Merkel. Alors, plusieurs dispositifs sont étudiés pour contre-carrer cela : une association de journalisme d’investigation a été créée dans le but de vérifier les informations publiées sur le réseau social. Le président du groupe SPD au parlement Thomas Oppermann laissait même entendre de son côté qu’il fallait faire payer jusqu’à 500.000 euros d’amende à Facebook pour une information fausse diffusée sur sa plateforme « si le message n’était pas retiré dans les 24 heures » après examen.

En France, la direction interministérielle des systèmes d’informations et de communication de l’Etat (DISIC) ainsi que le ministère de l’ Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (ANSSI) ont invité les géants du net à une rencontre afin de trouver un moyen de lutter contre la propagation de ces « fake », notamment en vu de l’élection présidentielle qui s’annonce.

SKB

ECONOMIE: Réunion du Comité de pilotage du Projet d’appui à l’assurance qualité de l’enseignement supérieur et de la recherche dans la zone UEMOA

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Le Comité de pilotage du Projet d’appui à l’assurance qualité de l’enseignement supérieur et de la recherche dans la zone UEMOA s’est réuni, le jeudi 26 janvier 2017, à Ouagadougou, au siège du CAMES.

La réunion a été présidée par le Secrétaire Général du CAMES, Pr Bertrand MBTACHI, en présence des membres constitués de quelques agents du CAMES et des partenaires. Au nombre de partenaires, on peut citer pour l’UEMOA, M. Amadou TCHAMBOU Directeur de l’enseignement supérieur et de la formation professionnelle et M. Emmanuel BARRY. Pour l’AUF, Pr Jemaiel BEN BRAHIM, Directeur régional Afrique de l’Ouest. Au titre du CAMES, étaient présents Pr Abou NAPON, Directeur des Programmes, M. Etienne NOUATIN, Directeur Administratif et financier, M. ZaKari LIRE, Responsable du CID-CAMES et du Programme Assurance qualité et M. Assalih JAGHFAR, Chargé de communication. Le Président de l’Université Félix Houphouët-Boigny, Pr Abou KARAMOKO, y a également pris part, comme membre.

Les participants ont examiné les activités réalisées depuis le lancement du projet en 2014. Ils ont adopté le plan d’action et le budget pour 2017 et discuté des modalités opérationnelles de réalisation des actions du projet, notamment sur le rôle des partenaires (UEMOA, AUF) et des parties prenantes (universités, centres de recherche, pays de la zone UEMOA).

À l’issue de ses travaux, le Comité de pilotage a reconnu et salué le rôle de levier joué par l’UEMOA, pour la structuration du programme assurance qualité du CAMES (PAQ/CAMES), axe 4 du PSDC. Il a également salué le partenariat entre le CAMES et ses partenaires que sont l’UEMOA et l’AUF, avant de reconnaître la contribution des « Référentiels qualité du CAMES » dans la visibilité, le rayonnement et la promotion d’un réseau de partenaires dans le domaine l’assurance qualité, dans la zone UEMOA et au-delà.

Ainsi, les participants ont appelé le CAMES à valoriser davantage les résultats du projet, aux fins de mieux sensibiliser les parties prenantes à s’inscrire dans la démarche qualité.

Enfin, le Comité de pilotage a souligné la nécessité de cultiver davantage de synergies entre le CAMES et l’AUF, pour ce qui concerne l’évaluation des offres de formations ouvertes et à distances et celle des programmes de recherche et des formations doctorales,  à l’aide des référentiels édités par le CAMES.

SKB

SPORT: Football: CAN Gabon 2017: « Pourquoi j’ai donné ma démission » (Michel Dussuyer, ex-selectionneur de Cote d’Ivoire

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C’était un secret de polichinelle. L’entraîneur des Éléphants de Côte d’Ivoire, sonné après la débâcle de son équipe à Oyem, a rendu le tablier, dimanche, au siège de la Fédération ivoirienne de football. Il s’est expliqué de sa décision pour cafonline.com.

Qu’est-ce qui a motivé cette lettre de démission ?
Cela fait dix-huit mois que je suis à la tête des Éléphants. Je connaissais la difficulté de la tâche qui m’attendait et je me suis lancé à fond dans cette mission en essayant, à chaque fois, de respecter les objectifs qui m’étaient assignés.

Pouvez-vous nous rappeler ces objectifs ?
Dans ces objectifs, il y avait la sélection nationale locale que nous avons réussi à qualifier pour le CHAN au Rwanda. On nous avait demandé d’emmener cette équipe le plus loin possible dans la compétition. Je pense que c’est ce que nous avons fait puisque nous avons disputé la finale de l’épreuve. C’est d’ailleurs la plus grosse performance de cette équipe ivoirienne dans cette compétition depuis 2009.
Il m’avait été également demandé de qualifier l’équipe nationale A pour la CAN Gabon 2017. Ce qui a été fait. Parallèlement à cela, nous sommes engagés dans le tournoi éliminatoire de la Coupe du monde 2018. Nous avons disputé le tour préliminaire contre le Libéria et débuté le tour décisif. A ce jour, nous sommes en tête de notre poule. Même s’il reste du chemin à parcourir, je pense que c’est un bon départ.

Revenons à la Can 2017. Quel était l’objectif à vous assigné par l’autorité fédérale ?
L’objectif était d’aller le plus loin possible dans cette compétition et défendre le titre arraché en 2015. Ne pas passer le premier tour est donc une grosse désillusion. Je suis conscient de la désillusion que cela a pu engendrer chez les Ivoiriens. Qu’ils sachent que je suis extrêmement déçu.

Qu’est-ce qui vous a poussé à rendre votre tablier ?
Quand un objectif n’est pas atteint, cela me touche énormément. Car je n’aime pas décevoir. Donc, après le match, je suis allé à la rencontre du président de la Fédération pour lui faire part de mon désir d’arrêter. Il m’a demandé de lui laisser le temps de consulter son comité exécutif. Je crois que c’est ce qui a été fait. Aujourd’hui, c’est avec beaucoup de regret que j’annonce que je quitte mes fonctions. Parce que j’étais très fier d’être à la tête des Eléphants.

Quel est l’état des lieux au moment où vous quitter le navire ivoire ?
Il y a un groupe qui est là. En deux ans, ce groupe a énormément changé. Il y a eu des départs à la retraite en cascade de certains cadres. Donc il y a eu un gros travail de renouvellement de l’effectif et je pense que ce groupe a de l’avenir. Il fallait que je parte pour préserver un climat plus serein et apaisé, sans pression négative sur ce jeune groupe.

Avec le recul, quelle explication convaincante donnez-vous pour justifier cet échec des Ivoiriens à la Can 2017 ?
Pour jouer la Coupe d’Afrique des nations, le talent seul ne suffit pas. Il faut de la volonté, parce que cette compétition demande un impact physique. Nous étions sur une bonne dynamique, par rapport aux dernières sorties. Nous avons fait un très bon stage à Abu Dhabi ponctué par deux matches amicaux intéressants. Malheureusement, j’ai ressenti une cassure dès que nous avons mis les pieds à l’hôtel, à Oyem. Depuis j’essaie de m’expliquer cela. En vain. C’est difficile d’expliquer ce qui a bien pu provoquer cette cassure.

En avez-vous parlé avec le président de la Fif ?
Je l’ai senti immédiatement et aussitôt, j’ai alerté les joueurs après le match contre le Togo. Mais sur les trois matches, je n’ai pas retrouvé mon équipe et, moi non plus, je ne suis pas parvenu à redonner un élan au groupe.

Pourquoi n’avez-vous pas changé votre organisation sur le terrain sachant que tous vos adversaires connaissaient votre jeu par cœur ?
Avant toute chose, il faut savoir que j’ai des principes. Je préfère m’appuyer sur des certitudes. C’est vrai qu’à chaque fois, nous devons aussi trouver des solutions aux problèmes que posent nos adversaires. Mais cela ne réside pas seulement dans un changement de l’organisation. Contre le Maroc, vous avez pu constater que nous sommes passé à un 4-4-2 sans succès. Il ne faut pas changer alors qu’on ne sait pas ce que cela va donner. C’est une question d’animation de jeu. Il ne faut pas oublier que dans les critères de performance, il y a le mental, la concentration etc. Sur le plan offensif, nous n’avons pas montré le visage que j’espérais.

Vous sentez-vous trahi par votre équipe ?
Trahison ? c’est trop fort. Je ne pense pas qu’il y ait un esprit de trahison. Quand on vient en sélection, on ne joue pas pour le coach, encore moins pour soi. On vient jouer pour l’équipe. De sorte que quand on n’a pas le résultat attendu, c’est un échec pour tout le monde. Maintenant, et je le répète, j’ai du mal à expliquer le décrochage entre avant et le début de la compétition. La vérité, c’est que je n’ai pas trouvé la clé pour remettre l’équipe sur le bon chemin.

Peut-on avoir une idée de la prochaine destination de Michel Dussuyer ?
Pour le moment, je n’ai aucun projet. Dans un premier temps, je vais chercher à prendre des vacances méritées après neuf ans d’activité et attendre de nouvelles propositions.

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