POLITIQUE: Le Dialogue National pour l’Alternance: Une réussite !

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Le Dialogue National Pour l’Alternance initié par Jean Ping, s’est tenu à Libreville du 19 au 22 décembre 2016.

En effet, au terme des deux jours de travaux en ateliers, les participants sont parvenus à un consensus sur le dessein qu’ils nourrissent pour notre pays, le Gabon. Ce dessein se décline en principes d’action, objectifs et mesures concrètes.

Atelier 1 : Revendication et réaffirmation de la victoire de Jean Ping
Cet atelier s’est accordé sur des principes tels que :
– Privilégier l’action. Cela suppose d’organiser tous actes de défiances ;
– Intégrer davantage les jeunes et les femmes au processus décisionnel ;
– Se démultiplier sur l’ensemble du territoire national.

Un seul objectif a été retenu. Il se résume à l’installation de Jean Ping à la Présidence de la république.

Les mesures concrètes préconisées sont :
– L’instauration d’un comité pour le suivi de la mise en œuvre de la stratégie de la Coalition ;
– L’adoption d’une charte de la Coalition ;
– La saisine des juridictions nationales et internationales aux fins d’y traduire le Président de la CENAP, les ministres de la Défense et de l’Intérieur au moment des élections ainsi que les neuf (9) membres de la Cour constitutionnelle ;

Atelier 2 : Crise post-électorale
Cet atelier a essentiellement recueilli les témoignages de violences et exactions commises sur les populations. Selon les participants, le bilan de ces violences s’élèverait à plus de deux cents (200) morts.

Les participants ont recommandé les mesures concrètes
suivantes :
– mise en place d’un Comité de suivi des familles des victimes ;
– lancement d’une campagne de remobilisation populaire ;
– demande de sanctions diplomatiques et économiques ciblées.

Atelier 3 : La Gouvernance et ses réformes
Les membres de cet atelier se sont accordés sur les principes suivants :
– L’inclusion : cela suppose, d’une part, l’intégration de la plus large gamme d’acteurs possible à la gestion de la chose publique (syndicats, confessions religieuses …) et, d’autre part, l’ouverture d’un dialogue avec les concernés avant toute réforme ;
– La reddition des comptes : cela suppose un renforcement des mécanismes de contrôle à tous les niveaux de l’appareil d’Etat et l’obligation de tout détenteur de l’autorité publique de rendre des comptes et d’assumer les conséquences de ses actes ;
– La clarification des rôles : cela suppose que les missions des principaux détenteurs de pouvoirs soient clarifiées et consignées dans la loi.
Pour ce qui est des objectifs, il s’agit principalement de :
– Renforcer de la souveraineté
– Promouvoir du patriotisme
– Améliorer du vivre ensemble
– Renforcer de la démocratie et de l’Etat de droit
– Répartir équitable de la richesse nationale
– Impulser le Progrès social.

Quant aux mesures concrètes, les plus emblématiques sont :
Au plan stratégique :
– Suspendre la participation de la Coalition aux élections législatives à la révision de la loi électorale, à la restructuration de tous les organes liés aux élections et au renforcement des mécanismes de la transparence ;
– Mettre en place un Comité ad hoc pour la préparation des prochaines échéances électorales ;
– Exiger un audit du fichier électoral.

Atelier 4 : Crises sociales
Cet atelier s’est principalement penché sur la situation de quatre secteurs d’activités réellement en crise.
Pour ce qui est de la santé :
Deux principes ont été retenus, à savoir :
– La Participation. Cela suppose la consultation des professionnels et des usagers avant toute réforme ;
– Le Pragmatisme. Cela suppose de passer de la parole aux actes, de traduire les documents de politiques sectoriels en actions concrètes.

Quant aux objectifs :
Il s’agit de doter le Gabon d’un système de santé moderne et performant, accessible à tous, répondant aux besoins essentiels des populations.
Les principales mesures concrètes sont :
– Adaptation de l’arsenal législatif et réglementaire aux ambitions de la Nouvelle République;
– Mise en place d’une couverture sanitaire universelle ;
– Développement d’une nouvelle carte sanitaire adaptée aux réalités ;
– Formation des ressources humaines et la Revalorisation de la condition des personnels de santé.
– Développement d’un système d’information sanitaire et d’une recherche appliquée
– Réhabilitation de certaines unités de soin existantes (Hôpital pédiatrique d’Owendo et Paul Igamba de Port- Gentil notamment)
– Délocalisation de l’hôpital régional de l’Estuaire entre Ntoum et Kango
– Délocalisation de l’hôpital psychiatrique de Mélen
– Modernisation des plateaux techniques

Pour l’Education
Faisant le diagnostic du secteur, les participants ont constaté que l’enseignement au Gabon, tous degrés confondus, souffre de plusieurs maux endogènes et exogènes. Ils ont dénoncé l’abandon de l’enseignement public au profit de l’enseignement privé, la démission de l’Etat, le déficit en structures d’accueil et matériel didactique, la non application des textes qui régissent le secteur, la dévalorisation du personnel enseignant et, la faible implication des parents. La formulation d’une vraie politique publique de l’enseignement est donc, de ce fait, une de leurs recommandations.

Réaffirmant le principe de gratuité de l’école de 3 ans à 16 ans, les participants ont formulé des mesures concrètes dont on peut toutefois citer :
– La révision de la carte scolaire en tenant compte de l’évolution démographique, la construction des internats,
– Le transfert de l’entretien des infrastructures aux collectivités locales,
– L’autonomisation de l’Institut pédagogique national (IPN),
– La création d’un corps de chef d’établissement dans la Fonction publique,
– Le jumelage des approches pédagogiques et la création d’un institut national des examens et concours avec des démembrements dans chaque province.

Pour le Logement
Après avoir pris acte de l’engagement de Jean Ping à ériger le logement au rang de ″priorité nationale″, les participants ont dressé un état des lieux du secteur qui a permis de constater que le Plan national de l’habitat et les programmes mis en œuvre dans les années 80 se sont tous de même traduits par la création ou le renforcement de groupes immobiliers à Owendo, Akournam,Nzeng-Ayong, Agondjé
et dans les capitales provinciales. Puis, ils ont constaté que la promesse phare du Plan stratégique Gabon émergent (PSGE), à savoir la construction de 5 000 logements par an, a été un échec. Pour eux, la situation actuelle est caractérisée par une aggravation de la crise du logement et le développement de constructions anarchiques tant en centreville qu’en périphérie due fondamentalement à un manque de volonté politique.

Plaidant pour une politique active de production de parcelles et de logements sociaux, économiques et d’éradiquer de l’habitat sous intégrer, les participants ont estimé que la politique national en la matière doit viser les trois (3)
objectifs suivants :
– Pérenniser l’action en faveur des Gabonais les moins favorisés ;
– Augmenter significativement la production de terrains aménagés et de logements économiques destinés aux revenus intermédiaires et ;
– Soutenir l’activité économique, plus précisément dans le domaine du bâtiment et des travaux publics.

Le financement de cette politique sectorielle a également fait l’objet d’une attention particulière des participants, qui ont suggéré la mise en place d’un mécanisme de financement adapté qui se matérialiserait par la mobilisation totale du Fonds national de l’habitat (FNH) , d’une partie de la Provision pour investissement diversifié (PID) ainsi que des ressources budgétaires affectées.

Pour l’Emploi
Les participants ont axé leur réflexion sur l’insertion et la réinsertion, notamment des jeunes diplômés et des délattés pour raison économique. Ils ont également mis en relief la nécessité de mettre à la disposition des entreprises des compétences en nombre suffisant.
Des mesures concrètes ont été adoptées. Il s’agit notamment de :
– La Création d’incubateurs d’entreprises dans les grandes écoles et universités pour soutenir et accompagner la promotion entrepreneuriale;
– L’Adoption d’incitations à l’investissement direct étranger;

Atelier 5 : Expression libre
Les interventions dans cet atelier ont essentiellement porté sur l’état de droit.
Les intervenants ont souhaité un meilleur encadrement des pouvoirs des magistrats, notamment s’agissant de la délivrance des mandats de dépôt, actuellement utilisés
comme arme d’intimidation à des fins politiciennes. Ils ont cependant admis que les magistrats doivent être les seuls habilités à restreindre les libertés publiques.
Les participants se sont aussi prononcés sur l’amélioration de la condition des retraités, notamment ceux ayant servi sous le drapeau.

La participation des populations au processus décisionnel a été une autre préoccupation majeure des intervenants. C’est pourquoi ils ont milité pour une amélioration de la gouvernance locale et la clarification des responsabilités entre instances décentralisées et instances déconcentrées.
Les conditions d’octroi des titres fonciers ont aussi suscité l’intérêt des participants qui ont demandé une simplification des procédures.

S’agissant de la sécurité des personnes et des biens, les participants se sont inquiétés des dérives auxquelles s’adonnent les forces de défense et de sécurité. Mais également de leurs intrusions dans l’intimité des paisibles citoyens. Ils ont aussi invité Jean Ping à initier une réflexion sur le rôle et les missions des sociétés privées de sécurité.

SKB

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