SANTE: On a découvert un nouvel organe du corps humain

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Deux chercheurs irlandais ont identifié celui qui constitue désormais le 79ème organe de l’anatomie humaine.

Le corps humain ne comprend plus 78 mais 79 organes. C’est encore officieux, mais le petit nouveau s’appelle le « mésentère », selon les travaux de deux chirurgiens irlandais publiés dans le numéro de novembre de la revue spécialisée The Lancet .

S’est-il invité dans l’organisme humain récemment ? Non. Léonard de Vinci le représentait déjà au début du XVIème siècle dans ses croquis sur l’anatomie humaine. Il n’était cependant auparavant considéré que comme un banal ensemble de tissus conjonctifs, et non comme un organe à part entière.

On sait aujourd’hui que le mésentère constitue une partie de l’anatomie humaine distincte et continue – et non fragmentée comme les spécialistes le pensaient auparavant – avec une fonction physiologique qui lui est propre et reste encore à préciser.

Un « porte-manteau » pour nos intestins

Ce petit organe se situe dans la cavité abdominale, plaqué contre sa paroi postérieure. Il est associé à deux organes clef de notre appareil digestif : l’intestin grêle et le colon. Le mésentère, ainsi accroché, servirait notamment à empêcher à nos intestins de tomber au fond de notre bassin lorsque nous sommes en position debout.

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« Le transit intestinal serait probablement ralenti, voir stoppé sans cette fixation », expliquent les chirurgiens. « Il est probable que la suspension du mésentère et sa fixation furent des développements importants qui facilitèrent la déambulation verticale chez l’Homo sapiens », estiment-ils.

Nouvelles perspectives médicales

Cette connaissance approfondie du mésentère offrira vraisemblablement de nouvelles perspectives à la médecine dans la compréhension et le traitement éventuel de certaines maladies abdominales ou non comme les inflammations des intestins, la maladie diverticulaire, les maladies cardiovasculaires, les diabètes, l’obésité ou encore le syndrome métabolique.

Certains actes chirurgicaux pourraient également être facilités. « Cette clarification de l’anatomie du mésentère apporte de nombreux bénéfices pour la chirurgie colorectale », utilisée notamment dans certains cas de cancer du côlon, se félicitent les deux auteurs.

JNM

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