SPORT: Football: CAN Gabon 2017:Une équation à quatre inconnues

can-2017-gabon-fr-full-colour

Jour après jour la CAN Total, Gabon 2017 confirme ses incertitudes. Et ce ne sont pas les matches du jour, Côte d’Ivoire – Maroc à Oyem et RD Congo – Togo à Port-Gentil qui vont infirmer l’impression générale de « tout peut arriver ». Dans ce groupe C très serré, les équipes se tiennent en trois points, le manque de visibilité domine.

Le tenant du titre ivoirien n’a pas démontré jusqu’à présent qu’il était le meilleur candidat à sa succession.  Un nul avec le Togo, suivi d’un second avec la RD Congo, a témoigné que l’équipe n’avait pas remplacé ses joueurs-vedettes des dernières éditions. Il est patent qu’un Gervinho, par exemple, fait grand défaut aux Eléphants. Ses jaillissements, son sens de l’opportunité, sa faculté à mettre à chaque incursion la défense adverse en grande difficulté, n’ont pas trouvé équivalent dans la sélection 2017.

Il semble bien que l’équipe, à la recherche d’un nouvel équilibre, soit entrée dans une phase de transition. Ce n’est pas un constat nouveau. L’équipe, dans un groupe à trois, n’a pas connu des éliminatoires de tout repos avec une seule victoire et trois nuls. Cela faisait longtemps qu’on n’avait plus vu une équipe aussi peu sûre d’elle-même. Impression générale confirmée au Gabon.

« C’est un match avec une grosse pression, mais elle est des deux côtés. Cela va se jouer au mental, sur la concentration, la rigueur », affirme le sélectionneur Michel Dussuyer qui doit impérativement conduire les siens à une victoire, condition sine qua non pour franchir le premier cap. C’est un match à élimination directe.

Son vis-à-vis, Hervé Renard, possède sans doute un petit plus. Il connaît bien la Côte d’Ivoire pour l’avoir conduite au couronnement il y a deux ans en Guinée Equatoriale. Les joueurs ivoiriens ont changé certes, mais il sait mieux que quiconque quelles sont leurs forces et leurs faiblesses. Pour équilibrer la balance, il faut se souvenir que le 12 novembre dernier les Ivoiriens sont allés tenir en échec les Lions de l’Atlas à Marrakech, résultat qui leur permet après la deuxième journée du dernier tour éliminatoire de faire la course en tête avec quatre points, deux de mieux que leur adversaire du jour.

Aujourd’hui, il n’y a pas grande différence entre les deux équipes et la disparition de l’une ou de l’autre ne constituerait pas une surprise, sauf pour ceux qui ne retiendraient que le sacre des Ivoiriens en 2015. Deux années ont passé et le Maroc commence à en avoir assez de regarder les autres en découdre pour la montée sur le trône depuis leur finale perdue, il y a quinze ans, en Tunisie. Après une entrée ratée contre la RD Congo, le Maroc s’est rattrapé devant le Togo en marquant à trois reprises. Joueurs et entraîneur marocains n’ont pas été épargnés par la critique et pour la faire taire, une qualification pour les quarts de finale serait le meilleur remède.

Le Togo, mal parti, avec son petit point, abat sa dernière carte. Pour lui aussi, comme pour la Côte d’Ivoire, la victoire est une nécessité absolue. « Le moral est élevé » affirme le sélectionneur Claude Le Roy. Pourtant un événement a secoué le groupe. Le gardien Agassa Kossi a été la cible de quelques imbéciles qui sont allés vandaliser sa maison à Lomé. Comment un tel déchaînement est-il encore possible au XXIe siècle ! Agassa Kossi a, depuis de très nombreuses années, a toujours eu un comportement exemplaire avec les Eperviers. Il s’est toujours dévoué corps et âme pour son équipe nationale. Même s’il a pu commettre quelques erreurs au Gabon, c’est le lot de tous les joueurs y compris les plus aguerris et les plus connus.

Le sélectionneur de l’équipe et le groupe comptent sur le capitaine Emmanuel Adebayor pour redonner confiance et sérénité. L’âge n’a pas altéré son envie. Mieux il se sent peut-être aujourd’hui plus impliqué que jamais. « Notre destin est entre nos mains dit-il, nous devons gagner avec une marge de deux buts pour poursuivre notre route. « Dans notre vie de jouer, le match à venir est toujours votre match le plus important, et le prochain but est le meilleur que vous ayez marqué ». Le passé est le passé, même le plus récent, et il est inutile de revenir dessus.

Des quatre sélectionneurs « locaux » présents à la CAN Total 2017, Florent Ibenge est celui qui possède le bagage le plus fourni. Il est d’ailleurs le seul à cumuler entraîneur de club (AS Vita Club) et sélectionneur. Finaliste de la Ligue des champions 2014 avec son club, troisième de la CAN 2015, vainqueur du CHAN 2016 au Rwanda, il fait l’unanimité auprès de ses pairs. « Nous entrons toujours dans le champ pour gagner, mais si nous ne gagnons pas nous ne devons pas perdre ». La profession de foi d’un homme qui sait où il va tout en faisant preuve d’un grand pragmatisme « En 2015 nous n’étions pas favoris, insiste-t-il prudent, mais nous avons atteint la demi-finale. Nous devons donc faire preuve de prudence et faire de notre mieux ». Face au Togo s’entend, dernier obstacle avant les quarts de finale.

CAF

Advertisements

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s

Create a website or blog at WordPress.com

Up ↑

%d bloggers like this: