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Date

1 février 2017

POLITIQUE: Benoit Hamon peut-il sauver la gauche française ?

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Le second tour de la primaire de la gauche en France s’est déroulé samedi dernier, et c’est Benoît Hamon qui l’a largement emporté face à l’ancien Premier ministre Manuel Valls.

Benoît Hamon s’est imposé comme candidat socialiste à la présidentielle, grâce à une très large victoire sur Manuel Valls au second tour de la primaire élargie du PS, se fixant désormais pour tâche de “rassembler” les socialistes et la gauche.

Le député des Yvelines, 49 ans, a réuni 58,72 % des suffrages contre 41,28 % pour l’ancien Premier ministre, 54 ans, selon des résultats quasi définitifs de ce scrutin qui marque aussi un large désaveu pour ceux qui ont exercé le pouvoir depuis 2012, François Hollande et Manuel Valls en tête.

Dans son discours de victoire, Benoît Hamon, qui devait s’entretenir avec le Premier ministre Bernard Cazeneuve à Matignon et avec François Hollande dans la semaine, a affirmé que la gauche “relevait la tête”.

Il a dans la foulée annoncé qu’il proposerait “à tous les candidats de cette primaire” mais aussi à l’écologiste Yannick Jadot et au candidat de la France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon, de construire une majorité gouvernementale.

Dans cette perspective, il pourra s’appuyer sur un premier sondage Kantar Sofres onepoint diffusé hier soir qui le place devant Jean-Luc Mélenchon au premier tour de la présidentielle, avec entre 13 et 15 % d’intentions de vote selon les configurations, contre 10 % au candidat de la France insoumise.

Autre point positif pour lui : une nette hausse de la participation enregistrée au second tour. Selon des chiffres quasi définitifs publiés à 1 h 15, portant sur les résultats validés de 99,46 % des bureaux de vote, la barre
des 2 millions de votants (2 036 946 précisément) a été franchie, contre 1,6 million au premier tour.
C’est toutefois moitié moins que pour la primaire de la droite en novembre dernier.

Cette défaite sans appel est un coup rude pour Manuel Valls qui s’était lancé dans la primaire en décembre dernier, après avoir mené une intense stratégie d’empêchement envers François Hollande. Le chef de l’État, dont l’ombre n’a cessé de planer sur le scrutin, n’a voté ni au premier ni au second tour.

Hémorragie vers Macron ?

“Benoît Hamon l’a emporté nettement” et “je veux lui souhaiter bonne chance dans le combat qui est devant lui”, a déclaré Manuel Valls depuis la Maison de l’Amérique latine, en félicitant “chaleureusement” son concurrent.

Petit cafouillage, le vainqueur a débuté son discours avant la fin de celui de Manuel Valls, ce dont il s’est excusé par la suite.

Une “photo de famille” a ensuite réuni brièvement dans la soirée les deux hommes, tenants de lignes antagonistes au sein du PS. Après s’être affrontés de manière particulièrement virulente dans l’entre-deux tours, ils ont échangé une courte poignée de mains au siège du PS à Paris.

L’image ne manquera pas de rappeler celle d’octobre 2011, où François Hollande et Martine Aubry, qui n’avaient pas épargné leurs coups, étaient apparus main dans la main, en signe de rassemblement.

Toutes les pensées sont déjà tournées vers l’après, les rumeurs de ralliement du pôle des réformateurs du PS à Emmanuel Macron, l’avenir du Parti socialiste et le sort réservé à Manuel Valls. L’ancien Premier ministre a déjà annoncé son intention de “s’effacer” pendant la campagne de Benoît Hamon, qui, après son départ du gouvernement en août 2014, était devenu l’une des figures des députés frondeurs.

“Ce soir, ce sont les frondeurs qui ont gagné la primaire socialiste”, a ironisé Thierry Solère, porte-parole du candidat de la droite François Fillon.

Alors que l’équipe de campagne de l’ancien Premier ministre se montrait très discrète hier soir, de nombreux militants vallsistes prévenaient déjà qu’ils étaient prêts à rejoindre Emmanuel Macron.

“Je ne crois pas à l’hémorragie, nous ne sommes pas à la veille de l’explosion du PS. C’est un moment que l’on retiendra dans notre histoire comme le prélude à la renaissance de la gauche française”, a préféré positiver le député Christian Paul, chef de file des frondeurs, en se félicitant de la “dynamique” offerte par la participation.

JNM

SOCIAL: Le Vice-Premier Ministre Moubamba au secours des grévistes de l’Education

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Ce 31 janvier 2017, à la grande stupéfaction de Bruno Ben Moubamba, a été rendue publique une circulaire contradictoire avec les textes régissant les libertés syndicales qu’applique le Gabon. Cette circulaire appelle notamment à la radiation de certains agents et enseignants grévistes.

Ceci est d’autant plus surprenant qu’une discussion, dans laquelle il est impliqué, est en cours avec les grévistes et les parents d’élèves. En effet, le vice- Premier Ministre a été contacté récemment par les syndicats concernés qui ont demandé une aide pour parvenir au dialogue et trouver une issue à la crise. Suite à ce contact, le Ministre Ben Moubamba a reçu pendant deux heures le ministre de l’Education Nationale qui l’a confirmé à quel point la situation était bloquée. Ceux-ci ont convenus que Bruno Ben Moubamba allait proposer au Premier Ministre la création rapide d’une commission interministérielle sous son autorité afin de mener cette discussion avec toutes les parties prenantes pour mettre un terme au conflit.

Le vice-Premier Ministre Bruno Ben Moubamba a donc informé par oral et par écrit le Premier Ministre, et d’autres ministres impliqués, de ces signaux encourageants et de cette proposition de commission. Ben Moubamba a également clairement indiqué qu’il recevrait les syndicats ce jeudi 2 février 2017, sans qu’aucun de ses interlocuteurs ne s’y oppose ni ne m’indique que la voie de la concertation n’était plus celle retenue.

Quel est ce jeu ? Cherche-t-on à maintenir volontairement les syndicats dans la revendication alors que des issues existent ? Au moment où une volonté de trouver une solution commune semble à portée de main, que doit-on comprendre dans ce refus de main tendue ?

Au-delà de l’absence de respect dû à ma fonction, ce qui est déjà en soi déjà inacceptable, le Ministre Moubamba regrette l’absence de « dialogue social » depuis le début de l’année scolaire. Pour les enfants de ce pays et pour sauver ce qu’il reste de l’année scolaire, il est nécessaire de se transcender et non de radicaliser ses positions. Il faut laisser une chance au dialogue et ne pas ajouter davantage de tensions dans notre pays suffisamment éprouvé depuis plusieurs mois.

Bruno Ben Moubamba affirme etre ici pour servir la Nation et défendre les principes, les valeurs et les normes. Voilà pourquoi qu’il a défendu la stabilité du Gabon en dépit des critiques et des risques qu’il cours encore aujourd’hui dans un environnement qui lui est majoritairement hostile.

Etant encore pour le moment Vice-Premier Ministre de la République Gabonaise, et tant que le Chef de l’Etat me fera confiance, je défendrai la politique de l’égalité des chances dans tous les domaines impliquant la charge qu’il m’a confiée avec la loyauté et le sens de la vérité qui me caractérisent, dans l’intérêt de tous les gabonais, en particulier de leurs enfants.

SKB

SPORT: Football: CAN Gabon 2017: Bukina Faso- Egypte: Une demi finale imprécise

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Avant la première demi finale de la CAN Gabon 2017 opposant le Burkina Faso à l’Egypte, les principaux acteurs ont livrés leurs ambitions au cours d’une conférence de presse d’avant-macth. En voici quelques impressions:

BURKINA-FASO:

Bakari Kone (joueur):  » Contre l’Egypte, le match est certes important mais l’objectif pour nous est de jouer la finale. Je n’ai pas encore joué contre cette équipe, ceci étant, nous allons tout donner pour rendre notre peuple heureux.
Force est de constater, que le Burkina s’améliore match après match. On ne craint pas l’Egypte, nous pouvons faire confiances aux recommandations du coach. On a confiance en nous. »

Paulo Duarte (sélectionneur):  » Le match contre l’Egypte est particulier pour moi, c’est une demi finale. Notre équipe doit jouer collectif contre notre adversaire du jour. Aujourd’hui, on est capable de gérer la pression durant 90 minutes. L’équipe est responsable et mature pour affronter cette demi finale. Chaque match a son histoire, sa réalité et son contexte.
L’expérience est une chose et la compétence en est une autre, la stabilité est fondamentale pour toute l’équipe. »

EGYPTE:

Hector Cuper (sélectionneur): Nous nous sommes préparés pour jouer cette demi finale, cela en faisant fi de nos ambitions personnelles. Ceci étant, nous pour ambition d’aller au bout et pourquoi pas gagner la compétition. La première chose pour un entraineur c’est avoir confiance en son équipe. J’ai foi en mon équipe. C’est la première fois pour moi de voir des joueurs qui ont un tel amour de jouer pour leur sélection nationale.
Nous connaissons bien le Burkina Faso, même s’il n’a pas le palmarès de l’Egypte. Je n’ai jamais chercher des justificatifs depuis le début de ma carrière, donc l’équipe sera prête.

El Hadary (joueur):  » Il n’y a pas de différence entre la génération dans laquelle j’ai gagné des titres et celle d’aujourd’hui. Le plus important, c’est de jouer ensemble. Moi, je sert d’intermédiaire et de grand frère avec la nouvelle génération qui n’a encore rien gagnée.
L’équipe est déterminé à gagner le match contre le Burkina. Certes, elle est jeune mais elle va tout donner pour remporter ce face à face. Je suis heureux d’être le joueur le plus âgé du tournoi et pour moi le plus important est de gagner la coupe. »

SKB

LIBRE-PROPOS: Affaire « Légion Altogovéenne »: Mais de quelle « Légion » parle-t-on?

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Un article publié sur le site gabonreview avait récemment pointé du doigt la nouvelle architecture de la Présidence de la République Gabonaise, laquelle selon son auteur, reposerait désormais sur une légion dite « altogovéenne » incarnée par les Directeur et Chef de Cabinet du Chef de l’état. Tout d’abord permettez- nous de nous indigner devant ce prisme à la fois déformant et à la connotation dangereusement orientée qui pourrait laisser naïvement penser qu’Ali BONGO ONDIMBA serait devenu tribalo-ethnocentriste.

Ensuite, le condensé de ces affirmations gratuites et fallacieuses a sans doute été intentionnellement circonscrit à trois collaborateurs du Chef de l’Etat issus de la même province, alors même que dans cette nouvelle garde rapprochée figurent aux premières loges, des personnalités de bonne facture issues d’autres provinces du Gabon.

Pour corriger cette ignorance volontaire, et lever toute équivoque, nous devons à la vérité de rectifier, au nom du droit du public à la « Bonne Information », que le patron de l’administration présidentielle, autrement dit le Secrétaire Général de la Présidence de la République est un ressortissant de la province du Moyen-Ogooué et non du G2, le Chef d’Etat-major particulier du Président de la République est originaire de la province du Woleu Ntem et non du G2, le Directeur Général du Protocole d’Etat est originaire de la province de l’Ogooué-Ivindo et non du G2, le Directeur adjoint de cabinet 2 du Président de la République est originaire du Woleu Ntem et non du G2, le Directeur Général de la Presse présidentielle est natif du Woleu Ntem et non du G2, les Aide-Camps du Chef de l’Etat sont issus de provinces diverses et variées dont un fils de Ndjolé, sans oublier le nouveau Ministre en charge des affaires présidentielles et du volet stratégique de la Défense nationale qui est quant à lui originaire de l’Estuaire et non du G2 .

Autant d’autres fonctions importantes auxquelles nous rajouterons à souhait, celles de Conseillers Spéciaux ou politiques du Président de la République, occupées par des personnalités qui symbolisent également ‎la pluralité et la diversité des compétences interprovinciales autour du Chef de l’Etat.

Il nous revient en terme de responsabilité devant l’histoire tout en tirant les leçons du passé, de ne point laisser prospérer un tel débat aux allures de stigmatisation à l’ égard d’une province dont le seul crime de lèse-majesté aurait été d’offrir majoritairement son vote à Ali BONGO ONDIMBA à l’instar d’autres provinces d’ailleurs, débat dont les conséquences pourraient porter un coup fatal à l’unité nationale et à la Concorde sur lesquelles le Gabon a toujours reposé sa stabilité et la solidité de ses institutions.

Il n’y a pas et il n’y aura pas de légion altogovéenne au Gabon. Il y a des collaborateurs choisis par le Président de la République pour servir la Nation, en vertu des pouvoirs discrétionnaires qu’il tire de notre Loi Fondamentale. Il est par ailleurs de notoriété publique qu’Ali BONGO ONDIMBA n’a jamais promu les accointances mais plutôt les compétences.

L’institution de la Présidence de la République est en outre, un modèle de diversité dans l’administration, en ce sens que les compétences de chaque province de notre pays y sont bien représentées. La plus grosse injure faite à l’authenticité serait de ne point le reconnaître ou feindre de l’ignorer. En conclusion de ce qui précède, il n’ y a ni légion étrangère, ni légion altogovéenne, il n’y en a qu’une seule qui compte et elle est « compétentielle ».

VAM

SPORT: Football: CAN Gabon 2017: Qui a peur des petits Etalons ?

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Ce que le Burkina Faso réalise au Gabon fait le pied-de nez aux sachants qui voyaient les hommes du Portugais Paulo Duarte faire un petit premier tour et s’en aller. Pans dans leur bec. Non seulement les camarades de Charles Kaboré ont franchi le premier cap mais ils ont terminé en tête d’une poule qui était promise au Cameroun et au Gabon.

Silencieuse, sans excès d’aucune sorte, la délégation du Burkina Faso est de celles qui s’attirent d’emblée la sympathie. Pas d’egos surdimensionnés, pas de déclarations fracassantes. Les gens heureux, dit-on, n’ont pas d’histoire. On devrait ajouter un s à histoire pour être dans le vrai. En quart de finale, les Etalons ont attendu les dix dernières minutes pour, en deux coups de sabot, faire voler en éclats la défense d’une formation tunisienne, qui avait comme tous les adversaires précédents, à l’exception de la Guinée Bissau, les faveurs du pronostic au coup d’envoi.

Les Burkinabè ont ainsi disputé déjà quatre finales, il en reste une pour toucher au Graal, la grande finale du 5 février. Comme toutes les équipes présentes à la CAN Total 2017, ils en rêvaient sans en faire une obsession. Et les voilà au pied d’un nouvel exploit comme celui de 2013 quand ils avaient déjà joué à la surprise quasi-générale l’ultime rencontre face au NIgeria.

De cette finale, ils sont encore cinq, Bakary Koné, Charles Kaboré, Aristide Bancé, Abdou Razack Traoré et Alain Traoré. L’expérience, ils l’ont et on peut imaginer qu’ils ont été d’un précieux secours auprès de leurs jeunes camarades dans la gestion d’une demi-finale. Reste à savoir comment l’équipe va pouvoir résoudre l’équation Egypte, un groupe qui, s’il n’a marqué que trois buts, n’en a encaissé aucun. Pour comprendre la philosophie de l’entraîneur argentin Hector Cuper, il suffit de l’écouter.

« Le football ne se résume pas à attaquer. Comme la défense, l’attaque se doit d’être bien organisée. Il ne suffit pas de faire monter tout le monde aux avant-postes n’importe comment. Chaque match doit avoir son plan et sa tactique ». Son organisation, il ne va pas la changer contre le Burkina. C’est peu probable. « Désormais, dit-il, l’équipe a une identité. Nous avons une défense solide et nous travaillons pour améliorer notre attaque ».

Les Etalons se retrouvent donc face à un mur défensif et un milieu de terrain qui n’est pas dénué de talent à l’image de la vedette Mohamed Salah, redoutable sur les coups de pied arrêtés à l’image de celui qui lui a permis de battre le Ghana lors de la dernière journée des matches de poules. Se lancer à l’assaut, crinière au vent, de la forteresse égyptienne n’est probablement pas la meilleure stratégie en début de rencontre. A ce jeu, les Burkinabè risquerait d’abandonner des forces. Obliger les Pharaons à sortir de leur zone de prédilection pour essayer de les attaquer dans leur dos. C’est une des hypothèses, sans la moindre garantie de réussite.

Qui a peur des petits Etalons ? A écouter les spécialistes avant la CAN Total, Gabon 2017, ils ne devaient pas passer le premier tour et au mieux prendre la troisième place derrière le Cameroun et le Gabon. Ils ont terminé premiers. Ils ne devaient pas davantage sortir la Tunisie en quart de finale. Ils l’ont fait en attendant les dix dernières minutes pour terrasser à deux reprises les Aigles de Carthage. Et maintenant l’Egypte, qui reste sur une incroyable série de 23 matches sans défaite dans la CAN depuis la fin du mois de janvier 2004 en Tunisie. Non, ils ne doivent pas, ils ne peuvent pas gagner.

Qu’à cela ne tienne, ils ont déjà gagné l’adhésion du public qui a pris l’équipe en sympathie, car cette équipe dégage une vraie joie de jouer.

Alors, qui peut savoir qui deviendra ce soir le premier finaliste de la 31e édition ?

CAF

SANTE: Une technologie prometteuse pour les victimes d’infarctus

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La société de biotechnologie française CellProthera réalise une première mondiale. Elle vient de traiter trois premiers patients avec des cellules souches sanguines pour restaurer leur tissu cardiaque après un infarctus.

C’est un motif d’espoir pour les personnes ayant subi un infarctus. Demain, grâce au traitement de thérapie cellulaire mis au point par CellProthera, elles pourront peut-être éviter de souffrir d’insuffisance cardiaque, un affaiblissement du coeur résultant de sa destruction partielle et pouvant nécessiter au bout du compte le recours à la greffe. La société de biotechnologie alsacienne a en effet débuté un essai clinique de Phase II dans le cadre duquel trois premiers patients ont déjà été traités. Il s’agit de personnes ayant subi un infarctus récent et dont la fonction cardiaque reste fortement impactée. Au total, 44 patients vont être recrutés en France et en Grande-Bretagne (33 traités et 11 non traités comme comparateurs).

Si les dirigeants de CellProthera sont optimistes, c’est qu’une étude préliminaire avait déjà été réalisée entre 2002 et 2007, portant sur huit patients très malades, éligibles à la greffe de coeur. « Or, ils sont tous encore en vie aujourd’hui, » se réjouit Philippe Henon, président et directeur scientifique de CellProthera. Une société d’une vingtaine de salariés qu’il a fondée en 2008 pour développer son approche sous la forme d’un traitement. Pour Jerome Roncalli, cardiologue interventionnel au CHU de Toulouse , investigateur principal de l’étude, « le gros avantage de l’approche de CellProthera c’est qu’elle est facilement réalisable et peut apporter une solution pour des malades auxquels on a actuellement peu de choses à proposer ».

Simple prise de sang

L’approche de CellProthera consiste à prélever des cellules souches sanguines (CD34) circulantes grâce à une simple prise de sang. Ces cellules sont ensuite multipliées par 20 dans un automate pendant 9 jours avant d’être réadministrées au patient. Pour cela, un catheter (du type de ceux qu’on utilise par exemple pour remplacer des valves cardiaques) introduit par voie fémorale, permet d’injecter les cellules dans les zones endommagées où elles se différencient et se multiplient pour constituer des cellules cardiaques. « Dans le cadre de l’essai de Phase II les patients qui peuvent quitter l’hôpital dès le lendemain font l’objet d’un suivi à un, trois et six mois grâce à des échographies et examens IRM » explique Jérôme Roncalli.

Kit à usage unique

Ce traitement qui pourrait concerner 25.000 patients par an en France et un million dans les pays riches constitue une alternative à la transplantation cardiaque. Avec de gros avantages : éviter une opération lourde et la prise de médicaments antirejet à vie (il s’agit des propres cellules du patient). Et il permettrait aussi des économies importantes puisqu’une transplantation à elle seule coûte quelque 200.000 euros alors que CellProthera envisage un prix de 25.000 à 30.000 euros par traitement. « Nous prévoyons de commercialiser un kit à usage unique explique Matthieu de Kalbermatten directeur général de CellProthera, et de le louer l’automate ou de le mettre à disposition gratuitement. »

CellProthera est la seule société a disposer d’un projet aussi avancé. Baxter qui menait un essai de Phase III avec des cellules souches dans l’insuffisance cardiaque chronique, a finalement abandonné faute de résultats suffisamment concluants tout comme le belge Celyad (ex-Cardio3 Bioscience) qui utilisait lui, un autre type de cellules souches. Enfin, l’américain NeoStem qui prélève les cellules souches sanguines dans la moelle osseuse a choisi une voie de réadministration apparemment moins efficace.

LEF

SOCIETE: Les intelligences artificielles n’ont désormais plus besoin des humains pour se perfectionner

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Lorsqu’elles sont développées par leurs semblables, les intelligences artificielles (IA) apprennent mieux et plus vite que lorsque cette tâche est effectuée par l’Homme. Autrement dit, elles sont plus intelligentes…

Présentes dans nos voitures, dans les systèmes de reconnaissance faciale, véritables assistants personnels, les Intelligences Artificielles nous rendent des services de plus en plus nombreux. Mais surtout, elles ont la capacité d’apprendre et de progresser en toute autonomie, grâce à des réseaux neuronaux commandés par des logiciels très élaborés.

Les recherches se tournent maintenant vers la création d’IA capables de développer d’autres IA. Pour cela, les IA doivent parvenir à concevoir et gérer les logiciels qui gèrent à l’origine des réseaux neuronaux. Deep Mind, le centre Google Brain ou encore le Massachusetts Institute of Technology (MIT) travaillent en ce sens.

Les premiers résultats sont déjà là. Le centre Google Brain rapporte que les IA sont capables de créer un logiciel de reconnaissance d’image plus efficace que ceux conçus par l’homme. Même constat à l’université de Berkeley, à l’institut OpenAI ou au MIT. Le learning machine est en marche.

Ces résultats prometteurs offriraient bien des avantages : la création d’IA est rendue plus facile puisque les données à apporter sont ainsi moins nombreuses, et le système devient entièrement automatisé. Un atout indéniable lorsqu’on sait que les experts en IA se font rares.

Cependant, pour obtenir de telles performances de la part des IA, il faut payer le prix fort. L’équipe de recherche de Google Brain a avoué avoir eu besoin de 800 cartes graphiques très haut de gamme pour obtenir la puissance de calcul nécessaire.

La question qui se pose principalement est donc économique, mais aussi éthique : vaut-il mieux investir dans un matériel très coûteux mais extrêmement efficace, ou rassembler les derniers experts pour obtenir des résultats similaires mais en acceptant d’y consacrer plus de temps ?

JFNM

CULTURE: Entretien de Mulenga Kapwepwe: La première Présidente d’Arterial Network

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Dans le cadre des célébrations marquant son 10e anniversaire, Arterial Network, a décidé de faire une rétrospective dans l’optique de tirer des enseignements et puiser de l’inspiration pour le futur en revenant sur cette rencontre pleine d’espoir tenue en 2007 lorsque le réseau a vu le jour. En 2009, Mulenga Kapwepwe (Zambie) a été élu premiere Présidente du réseau – ce qui représentait une lourde responsabilité et elle a bénéficiée de l’appui du Comité de Pilotage qui était, toutefois, éparpillés sur le continent. Au cours de cet entretien, la célèbre consultante d’arts et d’affaires nous ramène sur l’île Gorée et nous fait revivre le contexte dynamique dans lequel Arterial Network a été créé.

Tout d’abord, pouvez-vous, en quelques mots, renseigner nos lecteurs sur qui vous êtes ?

Mulenga Kapwepwe : J’ai réalisé énormément de choses au fil des années. J’ai travaillé en tant que consultant indépendant pour le gouvernement, les entreprises, et même dans le secteur des arts et de la culture pour des organismes tels que l’Union Européenne, le Ministère des Sports, de la jeunesse et du développement de l’enfant, ONUSIDA, l’UNICEF, le PNUD, Irish AID et USAID. Je suis et j’ai toujours été président d’un certain nombre d’associations, y compris l’Association Femmes et Arts Visuels, l’Association Zambienne de la musique et de la danse populaire, et de l’Association Jeunesse pour la culture. Je suis également membre du Conseil des Arts Visuels de la Zambie, et de l’Association des Femmes écrivaines de la Zambie, et j’ai servi au sein des Conseils d’administration du Conseil National de la Jeunesse en Zambie, de la Commission Zambienne pour l’UNESCO, le Conseil National des Musées, ainsi que l’Institut des Arts en Afrique. Je suis l’un des trois fondateurs du Kilimanjaro Film Institute de Zambie, et un membre fondateur de Lubuto Libraries. J’ai également créé le Lusaka Youth Orchestra, et je suis auteur de nombreux livres et pièces primés.

Qu’est-ce qui vous a emmené à la conférence sur l’île Gorée de 2009 qui a débouché sur la création d’Arterial Network ?

J’ai été invité en tant que membre du Réseau International sur la Diversité Culturelle.

Pourriez-vous nous décrire le climat qui caractérisait la conférence ? Quels étaient les principaux objectifs pouvant justifier ce que devait être le réseau ?

C’était très enthousiasmant. Il s’agissait d’une réunion d’esprits passionnés et pleins d’enthousiasme. Ça faisait du bien de pouvoir partager nos diverses expériences, défis et réussites avec d’autres artistes Africains. À la fin, nous nous sommes rendus compte qu’il y avait plus de similitudes que de différences dans nos expériences, nos défis et nos réussites africaines, et que peut-être, si nous nous réunissions, nous pourrions nous attaquer à ces défis, ou même nous en servir à notre avantage commun. Ces observations ont constitué une partie de ce qui plus tard sont devenus les objectifs d’Arterial Network, à savoir de nous tenir informés sur le secteur dans lequel nous travaillons, de renforcer les capacités des nombreux acteurs en activité dans le secteur, de mener des recherches sur les questions touchant notre secteur et en trouver des solutions, de trouver des moyens durables d’organiser et de rendre les artistes Africains plus efficaces en tant que défenseurs, exécutants et producteurs, et bien sûr, mobiliser des ressources afin d’atteindre tous ces objectifs.

Quelles étaient certaines de vos réalisations durant votre mandat au sein du tout premier Comité de Pilotage d’Arterial Network ? Quels sont les défis auxquels vous avez été confrontés et qu’avez-vous fait différemment ?

Permettez moi tout d’abord de rendre un vibrant hommage à ce premier Comité de Pilotage très travailleur, qui en dépit du fait qu’ils étaient éparpillés sur l’ensemble du continent, ont pu consacré du temps et des ressources aux voyages, aux activités de lobbying, aux présentations, et pour travailler en équipe afin de poser les jalons pour la création d’Arterial Network.

Je pense qu’au rang des réalisations figuraient la transformation des résolutions prises sur l’île Gorée en actions et programmes pouvant être implémentées et l’obtention des financements pour Arterial Network d’année en année. Une autre réalisation était l’accroissement du nombre d’adhérents et la création des Chapitres d’Arterial Network dans différents pays, en tant qu’une marque continentale et internationale. Les défis étaient nombreux vu que nous apprenions au fur et à mesure que nous avancions. Certaines initiatives n’ont pas réussi telle que nous l’espérions et tout le monde n’était pas toujours d’accord sur tout, mais somme toute, j’estime, que la création d’Arterial Network fut de loin, l’une des meilleures expériences et enseignement positif de ma vie.

S’il y avait une chose que j’aurai voulu faire différemment, je me serai certainement moins précipité à introduire le Réseau dans les différents pays, afin de laisser plus de temps à la réflexion et à l’accompagnement. Nous sommes allés un peu trop vite à ce niveau et par conséquent, le Réseau a connu énormément de difficultés dans certains pays.

Quel message souhaitez-vous adresser aux membres d’Arterial Network à l’occasion du 10e anniversaire ?

Toutes mes félicitations à Arterial Network pour son 10e anniversaire ! Je vous souhaite tout le meilleur dans vos entreprises ! Je vous prie de continuer à informer, à vous organiser et à faire des artistes Africains des défenseurs efficaces et créatifs, des producteurs et des exécutants, afin de les emmener à devenir des acteurs majeurs sur le continent et à l’international !

AN

POLITIQUE: 28e Session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UA – Clôture

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Le président de la République, Ali Bongo Ondimba, achève sa visite de 72 heures en Ethiopie dans le cadre de la 28ème Session de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine (UA). Au cours de ces assises continentales, les leaders africains ont planché sur différentes questions et lancé le thème 2017 : « Tirer pleinement parti du dividende démog raphique en investissant dans la jeunesse ».

Conscient que l’avenir du continent appartient à cette jeunesse, qui représente près de 200 millions d’africains, les chefs d’Etat ont pris l’engagement d’investir dans les deux secteurs prioritaires que sont la santé et l’emploi. Entres autres actions primordiales: assurer et faciliter l’accès des populations aux vaccins en allouant les ressources adéquates, renforcer les programmes nationaux de vaccination et les prestations de santé ; offrir de plus grandes possibilités d’emploi aux jeunes, tenir compte de leurs préoccupations et enfin favoriser la création de petites et moyennes entreprises.

Hormis ces engagements, la Conférence des chefs d’Etat a adopté les recommandations du rapport sur la réforme institutionnelle de cette institution panafricaine. Désormais les domaines de portée continentale tels que la paix, la sécurité, l’intégration économique ainsi que la représentation et la position africaine commune passeront au premier plan. Par ailleurs, afin d’assurer la représentativité des femmes et des jeunes, un système de quota sera implémenté dans l’organisation.

En outre, la mise en œuvre du passeport africain étendu à tous les citoyens demeure l’un des projets phare de l’Union africaine car symbole d’ouverture et d’intégration du continent.

Par ailleurs, Ali Bongo Ondimba salue l’élection du nouveau président de la Commission de l’Union africaine, le Tchadien Moussa Faki Mahamat, ancien ministre des Affaires étrangères, qui succède à la Sud-Africaine Nkosazana Dlamini et le retour historique du pays ami et frère qu’est le Maroc dans « la grande famille africaine ».

Aussi, le 5ème Sommet Afrique – Union européenne se tiendra en Côte d’Ivoire les 29 et 30 novembre 2017. Enfin, la 29ème Session ordinaire de l’Union africaine aura lieu en juillet dans la capitale éthiopienne.

PP

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