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Date

5 février 2017

ECONOMIE: Trump lance la dérégulation de Wall Street

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Le président des Etats-Unis vient de signer deux décrets ordonnant un réexamen des réglementations introduites dans le sillage de la crise financière pour limiter les excès de la finance.

En 2009, Barack Obama arrive à la Maison Blanche alors que la plus grande crise financière depuis les années 1930 vient de frapper les Etats-Unis et s’étend au monde entier. Dans l’urgence, l’administration élabore un ensemble lois visant réformer le secteur financier, après que la bride a été relâchée depuis Reagan dans les années 1980. Ces lois sont connues principalement sous le nom de Dodd-Frank Act (2010).

Le président Trump vient de signer deux décrets pour les remettre en question. « Aujourd’hui, nous signons les principes fondamentaux de la réglementation du système financier américain », a déclaré Donald Trump en signant les documents depuis le Bureau ovale, en présence en particulier du vice-président Mike Pence. « Difficile de faire un truc plus important que ça, hein? », a-t-il ajouté. « Dodd-Frank a été un désastre à la fois à cause son impact mais aussi parce qu’elle n’a pas atteint l’objectif recherché », avait affirmé peu avant Sean Spicer, son porte-parole.

Retour sur ces lois qui ont bouleversé l’industrie financière

Quelles sont les régulations introduites par l’administration Obama?

Le principal volet de la réglementation post-crise porte le nom de Dodd-Frank Act. Cette loi de 2.300 pages a été passée en 2010 et environ trois-quarts de ses dispositions ont été finalisées. Elle vise à mieux encadrer les produits dérivés, ces instruments financiers au coeur de la crise financière de 2008 ; à mieux protéger les consommateurs contre les ventes abusives de crédits et de cartes bancaires, et enfin à mettre un terme à la menace des banques « too big to fail » (trop grosses pour faire faillite). La recette? Imposer des niveaux de capitalisation plus élevés, faire passer régulièrement des tests de résistance, et demander aux banques de rédiger leur « testament ». Ce dernier permet d’anticiper une éventuelle faillite, et ainsi éviter que l’Etat n’ait d’autre choix que de sauver les établissements à la va-vite avec l’argent du contribuable, afin qu’ils n’emportent pas tout le système financier international avec eux.

Un autre volet, est constitué par la « règle Volcker », du nom de l’ancien patron de la banque centrale américaine. Cette loi vise à limiter les activités spéculatives des banques, considérées comme des facteurs ayant aggravé voire déclenché la crise. Cette règle entend également encadrer les conflits d’intérêts au sein des banques d’investissement. De fait, avant la crise, certains établissements ont conseillé des clients d’acheter des produits, alors qu’ils spéculaient contre ces mêmes produits.

Ces règles sont-elles efficaces?

Dès le début des réflexions, Démocrates et Républicains se sont opposés sur le sujet. Les conservateurs ont toujours été hostiles à ces mesures. En 2010 seuls trois Républicains ont voté la loi au Sénat et aucun ne l’a fait à la Chambre des représentants. Le lobby bancaire et les Républicains dénoncent un amas de nouvelles règles qui n’ont pas permis de simplifier le système financier et une régulation qui étouffe les investissements, et donc freine la croissance.

Sur le danger que représentent les banques trop grosses pour faire faillite, la Fed elle-même peine à s’imposer. Les plans de résolution (faillite organisée) présentés par les établissements ont été retoqués plusieurs fois, faisant dire à l’institution d’émission que ces banques étaient « trop grosses pour être dirigées ». Plus étonnant, après la crise, les grandes banques américaines ont même eu plutôt tendance à encore grossir au fil des rachats et des concentrations.

Grand point positif, ces lois ont apporté des protections essentielles aux Américains les plus faibles.

Quelles sont les intentions de Donald Trump?

Comme prévu, le président des Etats-Unis vient de signer deux décrets ordonnant un réexamen de la régulation financière instaurée après la crise de 2008. Les détails des intentions du président n’ont pas encore été dévoilés. Mais dans une interview accordée au Wall Street Journal, le conseiller économique de la Maison Blanche, Gary Cohn (ancien de Goldman Sachs) a présenté les grandes lignes du plan de Trump pour déréguler Wall Street. Il compte revoir à la baisse les exigences imposées par la loi Dodd-Frank. « Les banques pourront mettre un prix sur leurs produits à destination des consommateurs plus efficacement », a déclaré Gary Cohn. Un autre décret qui doit être signé vise la règle fiduciaire qui oblige les conseillers financiers à agir dans l’intérêt de leurs clients. Cette règle devait entrer en vigueur en avril, mais elle sera reportée, en attendant son examen. L’administration a également dans le viseur la règle Volcker limitant les activités spéculatives des banques.

Que pensent les Américains de cette nouvelle politique ?

Les Démocrates s’inquiètent de voir une partie de la loi être dépecée. Wall Street est en revanche euphorique. Les valeurs bancaires (notamment Goldman Sachs) ont surperformé en Bourse après l’élection de Trump. Mais le président risque de décevoir ses électeurs à double titre. D’une part, la loi Dodd-Frank a permis de réelles avancées dans la protection des consommateurs contre les ventes abusives de produits. Or les principaux bénéficiaires de ces avancées sont justement les Américains ayant voté pour Trump. D’autre part, le président a tenu de nombreux discours anti-establishment durant la campagne. Or ce plan de dérégulation est présenté par Gary Cohn, ancien numéro 2 de… Goldman Sachs , faisant craindre que la dérégulation profite aux banques et qu’elle se fasse au détriment de la classe moyenne.

SKB

SPORT: Football: CAN Gabon 2017: Le Cameroun, grand vainqueur !

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Incroyable dénouement à Libreville pour cette 31e Coupe d’Afrique des Nations. Sept fois sacrée dans l’histoire de l’épreuve, l’Égypte semblait se diriger vers un nouveau triomphe, après avoir manqué les trois dernières éditions. Le but de Mohamed Eleney dès la 22e minute l’avait mis sur les bons rails. Mais le Cameroun, inattendu à ce stade de la compétition, a su renverser la situation pou arracher son 5e sacre continental, juste avant la prolongation.

À deux minutes de la fin du temps réglementaire, l’ancien Lorientais Vincent Aboubakar réalisait un numéro immense pour mettre fin au suspense. Déjà sacrés en 1984, 1988, 2000 et 2002, les Lions Indomptables avaient égalisé par l’intermédiaire du défenseur de Lyon Nicolas Nkoulou (59e), entré en cours de jeu pour pallier à la blessure d’Adolphe Teikeu. Ils ont ensuite intensifié leur pression sur le but égyptien, monopolisant ballons et occasions. Leur sacre ne souffre d’aucune contestation à la vue de cette deuxième période.

Cette victoire est aussi celle du sélectionneur Hugo Broos (64 ans), premier Belge à coucher son nom dans le livre d’or de la biennale du football africain. Arrivé en février 2016 à la tête d’une sélection qui n’avait pas gagné de match en phase finale de la CAN depuis 2010, le successeur de l’Allemand Volker Finke, au chômage depuis plusieurs mois, a su constituer un groupe avec des joueurs pour la plupart inconnus (Fabrice Ondoa, Christian Bassogog,..), pour parer aux défections de sept cadres. Ces derniers doivent se mordre les doigts de n’être pas venus au Gabon.

Par ailleurs, a été élu homme du match, le capitaine camerounais Benjamin Moukandjo. Mais c’est pourtant Christian Bassogog du Cameroun qui a été désigné meilleur joueur de cette CAN Gabon 2017.

Fiche technique :

À Libreville (Stade d’Angondjé) : Cameroun bat Egypte 2 à 1 (0-1 à la pause)
Spectateurs : 38.216
Arbitre : J. Sikazwe (ZAM)
Buts :
Égypte: El Neny (22)
Cameroun : Nkoulou (59), Aboubakar (88)
Avertissements :
Cameroun : Aboubakar (89), Fai (90+1)

Les équipes :
EGYPTE: El Hadary (cap) – Al-Muhamadi, Hegazy, Gabr, Gedo – Salah, Hamed, Saied, El Neny, Hassan (Sobhi 66) – Warda
Entraîneur : Hector Raul Cuper

CAMEROUN: Ondoa – Fai, Ngadeu-Ngadjui, Teikeu (Nkoulou 31), Oyongo – Siani, Zoua (Mandjeck 90+4) – Sutchuin Djum – Bassogog, Ndip Tambe (Aboubakar 46), Moukandjo (cap)
Entraîneur : Hugo Broos

Réactions des sélectionneurs du Cameroun et de l’Egypte au cours de la conférence de presse d’après-match:

Hugo Broos (sélectionneur du Cameroun): « C’est vrai que depuis mon arrivée au Cameroun il y a un an, beaucoup de joueurs étaient au bout du rouleau. J’ai du composé avec des nouveaux et jeunes joueurs, bien m’en a prit, on a gagné le trophée et j’en suis heureux. Notre équipe est solidaire et composée d’amis.

Notre problème en première mi-temps est due à des erreurs de placement. Mais durant la mi-temps, j’ai remis les pendules à l’heure aux joueurs, et tout naturellement c’est physiquement qu’on a été les plus forts que les égyptiens en seconde période ce qui a facilité notre victoire. »

Hector Cuper (sélectionneur de l’Egypte): « Je félicite le coach camerounais et son équipe. Le Cameroun mérite sa victoire. Je suis à la fois pour moi et surtout pour mes joueurs.
Quant à mon futur, seul l’avenir le dira. »

SKB

ECONOMIE: Note d’audience – P-DG de TOTAL S.A., Patrick Pouyanné

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Le Président de la République, Ali Bongo Ondimba, a reçu ce dimanche en audience le Président-Directeur général de Total S.A., M. Patrick Pouyanné.

Lors de cet entretien, le dirigeant de l’entreprise devenue le partenaire majeur de la Coupe d’Afrique des nations pour les huit ans qui viennent, et près de 1500 matchs à jouer sur tous les terrains du continent, a témoigné de sa satisfaction devant le bon déroulement de la phase finale 2017 au Gabon. M. Pouyanné a indiqué au Chef de l’Etat que Total maintiendrait ses engagements au Gabon et entendait progresser dans le domaine de l’énergie solaire. Première entreprise gabonaise et partenaire du développement pétrolier du pays depuis 60 ans, acteur important du secteur de la formation professionnelle, Total Gabon doit inscrire ses activités dans la stratégie nationale de diversification et de transformation locale.

« Synonyme de convivialité, d’enthousiasme, de solidarité et d’énergie, le football constitue un langage universel qui fait rayonner les cultures dans leur diversité », a souligné le P-DG de Total, dont l’enseigne sera également associée à la CAN des cadets que le Gabon aura le privilège d’accueillir fin mai. Groupe composé de 882 sociétés actives dans 130 pays, Total est le numéro quatre mondial du pétrole et du gaz et le numéro deux mondial de l’énergie solaire. La société française détient 58% de Total Gabon, une société de droit gabonais cotée à la bourse de Paris.

PP

SPORT: Football: Note d’audience – Présidents FIFA et CAF, MM. Infantino et Hayatou

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Le Président de la République, Ali Bongo Ondimba, a reçu aujourd’hui en audience le Président de la Fédération internationale de football association (FIFA), M. Gianni Infantino et le Président de la Confédération africaine de football (CAF) M. Issa Hayatou.

A quelques heures de la cérémonie de clôture de la 31e Coupe d’Afrique des nations, le Chef de l’Etat et ses hôtes ont procédé à un échange de vues sur l’organisation de l’événement sommital du football africain et dégagé de premières conclusions satisfaisantes.

Le Président de la République en a profité pour saluer l’issue du vote organisé par le Comité exécutif de la CAF : le Gabon accueillera la CAN U17 (21 mai – 4 juin 2017), qualificative pour la Coupe du monde. La CAN des cadets devait se tenir à Madagascar mais en raison du retard pris dans la préparation du tournoi, et en conformité avec le cahier des charges, il avait été décidé de lui en retirer l’organisation. Instance faîtière du football en Afrique, la Confédération africaine de football est une organisation non-gouvernementale internationale. Fondée en 1957, elle compte 54 associations membres.

PP

ECONOMIE: La réglementation financière traverse une période de doute

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Les règles post-crise ont rendu les banques plus solides. Mais elles font désormais l’objet de nombreuses critiques.

Les nuages s’amoncellent sur la réglementation financière. Au lendemain du cataclysme de 2007-2008, les normes de sécurité appliquées aux banques européennes ou américaines ont été renforcées de façon drastique avec un premier succès évident : les groupes bancaires ont renforcé leurs fonds propres dans des proportions spectaculaires, ce qui a rendu le secteur plus prudent et bien plus solide. Mais depuis quelques mois, cet édifice donne des signes de faiblesse.

L’administration Trump a décidé de l’attaquer au burin , mais les lézardes apparaissent depuis plus longtemps. En témoigne l’incapacité (jusqu’à présent) des gendarmes financiers à conclure les négociations dites de « Bâle 3 » , censées justement mettre un point final au cortège de règles édictées depuis la crise. Le calendrier initial (fin 2016) n’a pu être tenu faute d’accord entre les négociateurs. Andreas Dombret – membre du directoire de la Bundesbank – a rendu cette perspective encore plus éloignée jeudi dernier affirmant « La devise doit être celle-ci : pas d’accord à Bâle plutôt qu’un mauvais accord », appelant même à un système Bâle 3 à deux vitesses, plus souple pour les banques de petite taille.

Un dispositif trop complexe

Comment expliquer ce retournement de situation ? La complexité croissante du dispositif devient de plus en plus criante. Le phénomène ne provient pas que du Comité de Bâle, car de nombreuses autres instances occupent la scène réglementaire mondiale qui produisent à leur tour de nouveaux textes : les banques doivent ou devront également respecter de nouvelles normes comptables (IFRS9) , des règles de transparence et de lutte anti-fraude (Fatca…), tâcher de se conformer simultanément à des textes européens (Mifid2…), et à des exigences américaines qui s’appliquent dès qu’une banque accueille un client américain ou utilise le dollars. « Chacune de ces règles peut avoir sa pertinence, mais elles sont fabriquées en silo, ce qui les rend parfois incohérentes entre elles », expliquait récemment un banquier lors d’un débat organisé par le cabinet TNP. ajoutant qu’il faudrait désormais « moins de régulation mais plus de supervision » pour encadrer les banques.

L’autre raison de cette fatigue réglementaire est politique. Au-delà des banquiers centraux, les ministres et les parlementaires ont fini par changer de point de vue le dossier réglementaire : à leurs yeux, il ne s’agit plus seulement des « punir » les banques pour la crise, mais surtout d’éviter que les règles ne finissent par étouffer le financement de l’économie. Longtemps agité par les associations bancaires, l’argument a fini par porter.

Enfin, la réglementation a davantage été comprise comme une guerre d’influence entre l’Europe et les Etats-Unis , chacun accusant l’autre de vouloir lui imposer son modèle et de réduire son influence sur la scène financière mondiale. Avec le Brexit, ou l’élection de Donald Trump à la Maison Blanche, le multilatéralisme vit actuellement une période de doute, et il n’y a pas de raison que les institutions de la finance y échappent.

ICK

SANTE: Un second souffle pour les nouveaux médicaments contre le cholestérol

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Amgen a la preuve que son médicament réduit la mortalité chez les patients à risque. La première biotech mondiale espère que cela permettra à ses ventes de décoller.

C’est une bonne nouvelle pour le marché des nouveaux traitements contre le cholestérol, dits anti-PCSK9 et plus particulièrement pour Amgen. A l’occasion de la présentation de ses résultats 2016, la biotech américaine a annoncé que son étude d’impact menée sur 27.000 patients à haut risque cardiovasculaire traités avec le Repatha avait atteint son objectif principal. Ce produit similaire au Praluent de Sanofi, a permis de « réduire de façon significative les évènements cardiovasculaires, conséquences de l’excès de cholestérol, tels que les infarctus, les accidents vasculaires cérébraux et la mort ». Les résultats détaillés de l’étude seront présentés le 17 mars à Washington, lors du congrès annuel de l’American College of Cardiology.

Une étude similaire a été menée, dont les résultats ne seront connus que fin 2017 ou début 2018. Dans ce contexte, le résultat d’Amgen peut être vu à la fois comme un indice laissant prévoir un succès de l’étude de Sanofi, et comme un avantage concurrentiel immédiat pour Amgen qui sera le seul à pouvoir s’en prévaloir pendant près d’un an.

Concurrence des statines

Or, c’est un sérieux argument de vente. Jusqu’à présent, les assureurs privés américains ne se sont pas précipité pour inscrire le Repatha et le Praluent sur la liste des médicaments remboursés. Le traitement standard par les statines permet en effet de contrôler de façon satisfaisante le taux de cholestérol chez un grand nombre de patients. De plus, les statines sont particulièrement bon marché puisqu’elles ont toutes des génériques. Elles sont dix fois moins chères que le Repatha et le Praluent, dont le prix moyen catalogue est de 14.000 dollars par an (13.000 euros).

Aussi, les ventes de ces produits peinent à décoller. Amgen a vendu pour 141 millions de dollars (130 millions d’euros) de Repatha en 2016, tandis que Sanofi a généré 68 millions d’euros de ventes sur les neuf premier mois grâce au Praluent alors que les deux entreprises comptaient en faire rapidement des blockbusters.

Une option sûre

Pour convaincre les payeurs que l’écart de prix est justifié, il fallait donc prouver que ces produits apportaient davantage qu’une baisse du taux de cholestérol. C’est ce qui est réalisé aujourd’hui. En publiant ses résultats avec près d’un an d’avance sur son concurrent, Amgen devrait pouvoir installer solidement son produit, d’autant plus que les prescriptions de Praluent semblent déjà souffrir aux Etats-Unis du conflit juridique entre Amgen et Sanofi. Le premier accuse le second d’ infraction sur les brevets . Les deux ont jusqu’au 21 février pour trouver une issue négociée, faute de quoi, le Praluent devra être retiré du marché américain.

Pour Bernstein, l’équilibre des prescriptions aux Etats-Unis s’est d’ailleurs mis récemment à pencher en faveur de Repatha. « Les payeurs et les médecins commencent à prendre au sérieux le risque d’un retrait du marché du Praluent », indiquait la banque dans une note de recherche du 30 janvier. « De façon logique, ils préfèrent donc miser sur une option sûre. »

Même si on n’arrive pas à une telle extrémité et qu’un arrangement financier est trouvé, le Praluent ne sera sans doute pas la poule aux oeufs d’or escomptée. En effet, Sanofi doit déjà laisser à Regeneron, avec lequel il a co-développé le produit, la moitié de ses bénéfices aux Etats-Unis et 35% à 45% de ceux-ci sur les autres marchés. S’il faut y ajouter des royalties pour Amgen, aux Etats-Unis, le Praluent sera encore moins rentable.

ICK

SPORT: Football: CAN Gabon 2017: Indéchiffrable finale

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C’était la finale introuvable. Qui aurait prévu un tel dénouement pour la CAN Total, Gabon 2017 ? C’est aujourd’hui la finale indéchiffrable. Curieusement, beaucoup de supporters camerounais, présents à Libreville, parlent de revanche comme si on pouvait un jour se rattraper d’une finale perdue il y a trente-et-un ans ou d’une autre qui remonte à neuf années.

Un coup d’œil sur les finales Egypte-Cameroun du passé, donne tout simplement le vertige. 1986 : parmi les acteurs de l’acte décisif au Caire, côté égyptien, Mahmoud Al Khatib alias « Bibo » (le Bien aimé), considéré par beaucoup comme le plus grand joueur de l’histoire du football égyptien, Taher Abou Zeid, Magdi Abdelhani, Thabat Al Batal, Rabie Yassin, Ashraf Kassem. Impossible de tous les citer. Dans les rangs camerounais, Roger Milla – il assistera à la finale – Thomas N’Kono, le tandem des centraux, Emmanuel Kundé, Ibrahim Aoudou, Mbida « Arantès ». Que du très beau monde.

En 2008 à Accra ? Essam El Hadary, il n’avait que 34 ans, Ahmed Fathi, Wael Gomaa, Mohamed Aboutreika, Ahmed Hassan, Hosny Abd Rabou. L’équipe camerounaise avait aussi de la gueule avec Samuel Eto’o – il est venu à Libreville encourager ses jeunes successeurs (Milla et Eto’o, sacré tandem de Lions !), Rigobert Song, Geremi Njitap, Stéphane Mbia, Carlos Idriss Kameni, etc., etc. Nostalgie, quand tu nous tiens…

Le présent est différent. Avec deux équipes qui étaient venues au Gabon pour sortir du premier tour, pas pour entrer en finale ; l’Egypte parce que depuis 2010, après son triplé historique, elle avait disparu des sommets, le Cameroun parce que lui aussi n’était plus indomptable. Pourtant les deux pays ont marqué d’une empreinte indélébile le football africain. Ce dimanche soir, tous se demandent, à Libreville comme au Caire et à Yaoundé mais aussi dans toutes les parties du continent, qui sorti ra vainqueur de ce duel. Une des données essentielles de ce débat c’est la fatigue. Les Egyptiens au cours de leur demi-finale contre le Burkina Faso ont donné plus que des signes d’une baisse de régime. Les Camerounais après une première période menée à un rythme soutenu contre le Ghana ont changé de vitesse après la pause. Les Pharaons aborderont le match de toutes les espérances avec, dans le corps, un jour de repos supplémentaire. C’est important.

Au plan du jeu, il y a des similitudes. Les deux sélectionneurs ont, en priorité, le souci de ne pas encaisser de but. Peut-être parce qu’ils n’ont pas les Bibo, Abou Zeid, Milla, Eto’o et consorts. Au milieu, avantage aux Egyptiens, très appliqués et surtout adeptes d’un travail qui repose sur le collectif. Dans ce secteur, les Camerounais sont en progrès, parce que cette année le collectif, la solidarité priment les egos individuels. Devant, des deux côtés, cela manque de percussion. Les Egyptiens possèdent cependant – enfin, elle ne l’est plus vraiment, une botte secrète, leur milieu Mohamed Salah, capable d’abattre n’importe quel gardien, de son pied gauche, sur coup de pied arrêté. Le gardien fût-il Fabrice Ondoa, le meilleur à son poste dans la CAN Total 2017.

Qui prendra le match à bras le corps au coup d’envoi ? Allez savoir. Pharaons et Lions Indomptables sont des adeptes du jeu basé sur la contre-attaque. C’est sûr, ils ne vont pas s’observer à distance, longue vue à la main. Les Camerounais avaient surpris les Ghanéens en demi-finale en imposant leur jeu et leur rythme. Hector Cuper et Hugo Broos ont élaboré une stratégie. Attendons 19h00 (GMT) pour la connaître. Vous avez dit Indéchiffrable !

CAF

SPORT: Football: CAN Gabon 2017: La CAN Total, Gabon 2017 au scanner du corps médical

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Pendant la CAN Total Gabon 2017 un plan de couverture médicale a été mis en plac  ainsi qu’une procédure de contrôle antidopage conformément aux règles en vigueur. Le rapport est très instructif et permet d’apprécier certaines données, qui pourraient, par exemple, permettre de tracer un portrait-robot du joueur présent cette année au Gabon.

Cette édition a, par ailleurs, occasionné un nombre de lésions inférieur à celui des dernières compétitions par équipes nationales organisées par la CAF.

1/- Médicalement :
Toutes les PCMA des équipes participantes sont enregistrées sur le système CAF/CMS :

– L’âge moyen de la CAN 2017 est de 25,2 an/ CAN 2015 : 26 ans/CHAN 2016 : 24 ans(les + âgés : Togo : 27 ans et les + jeunes : Cameroun et Ouganda : 24 ans)

– La taille moyenne de la CAN 2017 est de 180,63 cm/CAN 2015 : 181 cm/CHAN 2016 :177cm (les + grands : Mali, Algérie et Tunisie : 184,26, 184,04 et 184 cm et les + petits : Ouganda : 176,11 et Guinée Bissau 176 cm)

– Le poids moyen de la CAN 2017 est de 78 kg/CAN 2015 : 77 kg/CHAN 2016 : 73 kg (les + lourds : Mali : 81,64 kg et les + légers : Ouganda : 74,83 kg)

2/- Statistiques des lésions :
On a enregistré durant les 30 premiers matchs de la CAN 2017
–          65 lésions au total, ce qui fait : 2,2 lésions/ match ; 1,4 lésions/ heure de jeu
–          CAN 2015 : 89 lésions au total : 3 lésions/ match ; 1,9 lésions/heure de jeu
–          CHAN 2016 : 110 lésions au total : 3,4 lésions/match ; 2,2 lésions/ heure de jeu
–          CAN Féminine : 93 lésions au total : 5,8 lésions/match ; 3,8 lésions/ heure de jeu

Timing des lésions :
–          CAN 2017 : 26 lésions durant la 1ère période (40%) et 39 en seconde période (60%)
–          CAN 2015 : M1 : 50% ; M2 : 50%
–          CHAN 2016 : M1 :54,5% ; M2 : 45,5%
–          CAN Féminine : M1 : 52,7% ; M2 : 47,3%

Circonstances des lésions :
–          Sur les 65 lésions, 47 (72%) ont été consécutives à des contacts, dont 11 ont été sanctionnées par l’arbitre

Localisation des lésions :
–          Tête : 9 lésions
–          Membre sup. :9 lésions
–          Membre inf. : 47 lésions : 80%
Ce qu’on a remarqué au cours de la CAN Total, Gabon 2017, c’est le degré de sévérité des lésions basé sur le nombre de jours d’absence :

-CAN 2017 : 439 jours au total pour les 65 lésions dont 22 (+ de 34%) lésions ayant nécessité + de 3 jours d’absence par lésion
–          CAN 2015 : 162 jours
–          CHAN 2016 : 328 jours
–          CAN Féminine : 180 jours

3/- La lutte antidopage :
–          120 tests sont effectués à ce jour conformément aux règles antidopage de la CAF
–          Sur les résultats des 26 premiers matchs, il n’y a eu aucun contrôle positif.

CAF

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