ECONOMIE: RSE des multinationales en Afrique, l’OIT ouvre la voie de la formalisation de l’informel

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L’Organisation Internationale du Travail (OIT) vient d’amender pour la troisième fois sa Déclaration de principes tripartite sur les entreprises multinationales et la politique sociale.

Adoptés en 1977, ces principes visent à orienter les entreprises multinationales, les gouvernements, les employeurs et les travailleurs dans les domaines tels que l’emploi, la formation, les relations professionnelles et les conditions de travail et de vie.

Désormais, on parlera d’ailleurs de « Déclaration sur les entreprises multinationales ».

Le changement de dénomination n’est pas la seule innovation. Dans la révision de mars 2017, on note également l’ajout des principes sur le travail décent, la sécurité sociale, le travail forcé, la transition de l’économie informelle vers l’économie formelle, les salariés et à l’accès des victimes à des voies de recours et d’indemnisation.

Soucieux de l’adaptation et de la prise en compte des spécificités du contexte africain dans les initiatives internationales de Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE), l’Article 21 de la nouvelle Déclaration sur les entreprises multinationales a particulièrement retenu notre attention :

« Les gouvernements devraient élaborer et mettre en œuvre des cadres d’action intégrés afin de faciliter la transition vers l’économie formelle, en tenant compte du fait que les déficits de travail décent sont plus prononcés dans l’économie informelle. Les entreprises multinationales et les autres entreprises devraient elles aussi contribuer à cet objectif »

Quelque soit le secteur d’activité en Afrique, il est difficile de trouver une chaîne de valeur qui ne fasse pas recours à l’économie informelle.

C’est la raison pour laquelle, lors de la deuxième édition du forum international des pionniers de la RSE organisée le 21 et 22 novembre 2012 à Tunis par l’Institut Afrique RSE et la Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie (CONECT), nous avons positionné la RSE comme un tremplin pour la formalisation de l’informel.

Les Articles 4, 5 et 6 du Manifeste de Tunis, l’évoquent clairement :

Article 4 : Pour la première fois dans un forum international sur la RSE, les organisateurs ont consacré une table ronde à l’économie informelle qui joue un rôle important dans l’économie africaine notamment au niveau de la valorisation des ressources naturelles et des services à la communauté. Néanmoins, ce fonctionnement informel prive les entrepreneurs des facilités et des avantages dont bénéficie l’économie informelle.

Article 5 : Considérant qu’il y a une réelle imbrication des deux économies informelle et formelle dans un rapport gagnant – gagnant, il importe que dans leur modèle RSE, les entreprises de l’économie formelle prennent en considération la nécessité d’aider les unités informelles au développement de leurs activités de manière à dégager davantage de valeur ajoutée et une répartition plus équitable des revenus dégagés.

Article 6 : Le passage nécessaire d’une économie informelle à une économie davantage structurée qui prend en compte les enjeux de solidarité et d’intérêt public peut être facilité par une RSE qui accordera une très grande attention aux filières de métiers en amont et aval.

TT

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