CULTURE: Cinéma: Le Festival de Cannes bientôt en route !

L’affiche officielle du 70e Festival ouvre le bal !

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Joyeuse, libre et audacieuse : à l’image de Claudia Cardinale dansant sur son affiche officielle, la 70e édition du Festival de Cannes (17-28 mai) se place sous le signe – rouge ardent et or étincelant – de la célébration.

Claudia danse, Claudia rit, Claudia vit ! Quel plus beau symbole pour le prochain Festival que cette comédienne aventurière, cette femme indépendante, cette citoyenne engagée? La politique d’ouverture et d’accueil va souffler cette année, comme chaque année, sur la Croisette, pendant 12 jours d’images d’un monde qui ose se dire, se montrer, se regarder.

« En plus d’être honorée et fière d’avoir été choisie pour porter les couleurs de la 70e édition de Cannes, commente Claudia Cardinale, je suis très heureuse du choix de cette photo. C’est l’image même que je me fais de ce Festival : un rayonnement. Cette danse sur un toit de Rome, c’était en 1959. Nul ne se souvient du nom du photographe, je l’ai oublié aussi. Mais cette photo me rappelle mes débuts, et une époque où je n’aurais jamais imaginé me retrouver un jour monter les marches du plus célèbre palais du cinéma. Joyeux anniversaire ! »

Avec Monica Bellucci en maîtresse de cérémonie et Pedro Almodóvar en président du Jury, le Festival de Cannes débutera le mercredi 17 mai.

Monica Bellucci, Maîtresse des Cérémonies 2017

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A l’invitation du Festival de Cannes, l’actrice italienne Monica Bellucci a accepté de tenir le rôle de maîtresse des Cérémonies d’ouverture et de clôture du 70e Festival de Cannes qui se déroulera du 17 au 28 mai prochain et sera présidé par le cinéaste espagnol Pedro Almodovar.

Monica Bellucci a une longue histoire d’amitié avec le Festival de Cannes: en 2000, elle monte pour la première fois les marches pour présenter Suspicion de Stephen Hopkins. Elle est de retour deux ans plus tard avec le sulfureux Irréversible de Gaspar Noé qui fascine la Croisette à travers une polémique mémorable.
Monica Bellucci a été membre du Jury en 2006 sous la présidence de Wong Kar-wai. Les années suivantes, l’actrice italienne est revenue à Cannes en sélection avec le film de Marco Tullio Giordana, Une histoire italienne, et Ne te retourne pas de Marina de Van. En 2014, elle est venue présenter sur la Croisette Les Merveilles de l’Italienne Alice Rohrwacher qui remporta le Grand prix du jury.

A l’aise dans tous les genres, le parcours cinématographique de Monica Bellucci qui excelle de la comédie au drame, reflète des choix artistiques éclectiques et audacieux. Elle a tourné pour des cinéastes prestigieux dont Bertrand Blier, Danièle Thompson, Francis Ford Coppola, Terry Gilliam, Mel Gibson, Sam Mendes, Spike Lee…

Récemment au casting de la saison 3 de « Twin Peaks » de David Lynch, Monica Bellucci est aussi à l’affiche du dernier long métrage de Emir Kusturica On the Milky Road, qui sortira en France le 12 juillet.

L’actrice succède notamment à Laurent Lafitte, Lambert Wilson et Audrey Tautou.

Cristian Mungiu, Président du Jury de la Cinéfondation et des Courts Métrages

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Pour la 70e édition du Festival de Cannes (17-28 mai), Cristian Mungiu va présider le Jury de la Cinéfondation et des Courts Métrages, après avoir siégé au jury de Steven Spielberg en 2013. Réalisateur, scénariste et producteur, il succède dans ce rôle à Naomi Kawase, Abderrahmane Sissako, Abbas Kiarostami ou Jane Campion.

Représentant éminent de la Nouvelle Vague roumaine, Cristian Mungiu partage avec le Festival une longue et brillante histoire. Après la Palme pour son deuxième film coup-de-poing, 4 mois, 3 semaines, 2 jours, il a reçu les Prix du scénario et de l’interprétation féminine pour Au-delà des collines et celui de la mise en scène pour Baccalauréat.

Si la filmographie de ce cinéaste exigeant et engagé est ainsi saluée par des jurys successifs, c’est qu’elle porte avec force sur la société roumaine un regard aigu aux résonances universelles. Ses œuvres ambitieuses examinent au scalpel la nature humaine avec une rare intelligence : satire tendre du rêve d’ailleurs de jeunes Roumains dans l’après-communisme (Occident, 2002) ; récit glaçant d’un avortement clandestin dans une petite ville (4 mois, 3 semaines, 2 jours, 2007) ; légendes urbaines surréalistes et pince-sans-rire sur le système Ceauşescu (Contes de l’âge d’or, 2009) ; exorcisme sur fond d’intégrisme religieux et d’héritage communiste (Au-delà des collines, 2012) ; conte moral sur les compromissions et la corruption dans la société roumaine (Baccalauréat, 2016).
Né en 1968 à Iași, Cristian Mungiu travaille d’abord comme journaliste et enseignant après des études de Lettres anglaises. Puis il intègre l’Académie du Film et du Théâtre à Bucarest, où il tourne plusieurs courts métrages. Il poursuit sa formation en tant qu’assistant-réalisateur auprès de Bertrand Tavernier pour Capitaine Conan (1996) et Radu Mihăileanu pour Train de vie (1998). Son premier long métrage, Occident, est sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs en 2002 et triomphe en Roumanie.
Depuis, de film en film, Cristian Mungiu creuse un sillon singulier qui allie nécessité intérieure et réflexion sociale. Il livre une grammaire cinématographique magistrale : scénario percutant d’une captivante complexité, narration tendue qui flirte avec le thriller, plans-séquences d’une fascinante austérité laissent toujours sous le choc. Sans compromis, le cinéaste n’en oublie pas pour autant l’humour, la dérision et un sens très Mitteleuropa de l’absurde.

« Cristian Mungiu fait glorieusement partie de cette école roumaine que Thierry Frémaux a mise en valeur dès les années 2000, précise Gilles Jacob, président de la Cinéfondation. Il suffit de voir l’intelligence et les ramifications interactives d’un scénario comme Baccalauréat pour reconnaître que Cristian est l’examinateur rêvé pour faire passer le bac du Festival, c’est-à-dire la Cinéfondation et les courts métrages. Comme titrait le grand Dreyer dans un de ses courts, en 48 : Ils attrapèrent le bac… Bonne chance aux candidats ! ».

De son côté, Cristian Mungiu a partagé sa première réaction : « Reconnaître la valeur, l’originalité, dans le cinéma n’a jamais été facile. Reconnaître la valeur de très jeunes cinéastes, c’est encore plus difficile. Mais la Cinéfondation est connue pour avoir réussi à le faire avec grande efficacité. La Cinéfondation a toujours donné aux jeunes cinéastes l’aide et la reconnaissance dont ils avaient besoin en tout début de carrière afin qu’ils s’expriment avec courage et qu’ils puissent trouver leur voix. Je souhaite que ça continue pendant longtemps avec la même efficacité et je suis fier d’être associé à cette démarche. »

SKB

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