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L'INFORMATION EN TEMPS REEL

Date

8 avril 2017

ECONOMIE: Le piège de la spéculation sur les changes

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Chez les courtiers en ligne régulés, la grande majorité des spéculateurs individuels perd de l’argent sur les devises.

La spéculation sur les devises continue de faire rêver malgré les plaintes et scandales : la grande illusion de l’argent facile . En effet, selon l’analyse (1) de 19 courtiers en ligne régulés et sur la période qui va de fin 2010 à début 2014, les heureux élus sont minoritaires : entre 20% et un tiers des comptes des spéculateurs ont été dans le vert à un moment donné. En France, ils sont 10 % à péniblement tirer leur épingle du jeu. Plus récemment (2), sur un panel de 133 spéculateurs particuliers sur les changes entre novembre 2015 et avril 2016, c’est un sur deux qui a vu son compte clôturé du fait de pertes. 18% ont déclaré avoir réalisé de gros bénéfices durant les 6 derniers mois et un sur cinq un petit bénéfice. Plus d’un sur deux reconnaît avoir perdu de l’argent et 10% qu’ils étaient à l’équilibre. Les raisons des échecs ? Les particuliers avancent une taille trop importante de leur transaction, (45% des sondés), le fait d’avoir laissé s’aggraver trop longtemps ses pertes en espérant qu’elles baissent (36%), et l’absence d’ordres de couvertures qui se déclenchent de manière automatique (26%). Ces derniers ne sont pourtant pas la panacée.

court-termisme, manque de diversification

Les comptes de trading ne sont pas assez diversifiés : un sur deux traite moins de 5 paires de monnaies, et un tiers moins de trois. L’euro-dollar attire les spéculateurs mais la paire s’avère très difficile à prévoir à court terme. D’ailleurs, beaucoup de spéculateurs ont un horizon de placement très court qui les expose aux mouvements brutaux des marchés en cas de statistique surprise ou annonce. En effet, un sur deux déboucle sa position en moins d’une journée et un sur sept en moins d’une heure. Seuls 10% restent investis sur les monnaies au moins une semaine. Les particuliers sont encouragés à effectuer beaucoup de transactions, sources de commissions pour les courtiers en ligne. Une sur-activité préjudiciable aux performances.

effet de levier : l’élixir de jouvence

Les spéculateurs individuels ont aussi recours de manière irraisonnée à « l’effet de levier » : leur courtier en ligne leur prête de l’argent pour qu’ils spéculent sur des montants plus importants, à leurs risques et périls , comme ils l’ont appris à leur dépens notamment lors de la fin du cours plancher du franc suisse . En effet, une étude (3) montre que plus un particulier aura confiance en ses capacités de trader plus il utilisera l’effet de levier sur les devises et plus ses performances seront mauvaises. Plus un spéculateur est expérimenté et moins il a recours à l’effet de levier. Sur la période de l’étude 2008-2013, le levier moyen est de 13 ( pour 1000 dollars de dépôts ils peuvent spéculer sur un montant de 13 000 dollars), et les spéculateurs perdent autour de 6 % par mois.

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POLITIQUE: Encore des effets d’annonces!

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Délocalisée depuis peu au stade d’Angondje, la traditionnelle conférence de presse du Porte-parole du Gouvernement Alain Claude Bilie By Nze s’est articuler sur:

1. Conseil présidentiel sur les infrastructures

Le Président de la République, Ali BONGO ONDIMBA, a présidé le mercredi 5 avril dernier, un Conseil présidentiel sur les infrastructures en présence du Premier ministre, Chef du Gouvernement, M. Emmanuel ISSOZE NGONDET et de plusieurs membres du Gouvernement.

Il s’est agi, lors de cette rencontre, de faire le point sur les efforts consentis pour améliorer de façon significative les infrastructures dans notre pays. Le Chef de l’Etat n’a pas manqué de déplorer le manque de rigueur à propos « des constructions n’obéissant à aucune programmation, n’ayant fait l’objet d’aucune étude préalable et comportant de nombreuses irrégularités tant dans le mode d’attribution des marchés, que du non-respect du Schéma directeur national des infrastructures ». Le Chef de l’Etat a également souligné pour le déplorer, le manque de rigueur dans la gestion et le financement d’un grand nombre de projets importants initiés.

Aussi, afin d’éviter dorénavant ce type de situations pour la période 2017-2020, il sera impératif de suivre les orientations du Schema directeur national des infrastructures . Il faudra de même concentrer les ressources d’investissement sur les projets d’Infrastructures jugés prioritaires. Ce procédé aura l’avantage de rationaliser les dépenses.

2. Visite du Président de la République sur les chantiers PK5- PK12.

Au lendemain de la tenue du Conseil présidentiel sur les infrastructures au cours duquel tous les acteurs du domaine ont été appelés à plus de responsabilité, le Chef de l’Etat a effectué le 6 avril dernier une visite d’inspection du chantier d’aménagement du tronçon routier qui relie le PK5 au PK12.

Après avoir constaté l’état d’avancement du chantier démarré en janvier 2016, le Président de la République a tenu à exprimer sa satisfaction au regard du rythme d’avancement des travaux.

Il faut rappeler qu’outre l’élargissement de la voie en deux fois deux voies, les travaux comprendront également la construction sur cette voie densément peuplée, de six passerelles piétonnes dans les zones les plus fréquentées . Les travaux en cours ont par ailleurs permis la création de 250 emplois directs et 400 indirects .

3. Séjour des hommes d’affaires chinois au Gabon.

Une délégation d’hommes d’affaires chinois séjourne actuellement à Libreville et a été reçue en audience par le Président de la République. A sa tête, le Vice-président de la Chambre de commerce internationale de la République populaire de Chine M. Liu SHAOXI, par ailleurs président du groupe YIHUA.

Cette visite de prospection fait suite à la visite officielle du Chef de l’Etat en République populaire de Chine. M. SHAOXI et la soixantaine de personnes représentant 32 entreprises chinoises qui l’accompagnent ont eu des séances de prise de contact avec certains départements ministériels en vue d’étudier ensemble des opportunités de partenariats. Ces activités s’inscrivent dans le cadre de la stratégie de relance économique. Au sujet du Plan de relance, le Gouvernement tient à saluer l’appui de la Banque mondiale et du Fond monétaire international qui l’accompagnent dans plusieurs projets d’envergure.

4. Mission prochaine d’une délégation gabonaise en Tunisie

Toujours dans la perspective de la relance économique, une importante délégation gabonaise se rendra dans les prochains jours en Tunisie à l’occasion du Salon International des TIC de Tunis. La délégation qui sera composée de représentants des secteurs public et privé, aura pour mission d’y présenter le savoir-faire gabonais en matière des TIC. Ce Salon permettra également de faire découvrir les opportunités offertes par les hommes d’affaires tunisiens et les autres participants dans ce domaine.

5. Lancement de la 4ème édition du SILAL

La 4ème édition du Salon international du livre et des arts de Libreville se tiendra du 19 au 22 avril prochain. Le SILAL, est un espace de promotion de l’art dans toutes ses expressions mais aussi une grande plateforme de rencontres, intellectuelles, culturelles, économiques, touristiques et publicitaires qui met en exergue les différentes expressions artistiques que sont le livre, l’art plastique, le graphisme, le textile, la cinématographie, l’ornementation et la musique.

La conférence de presse animée à cet effet dans un hôtel de la place a décliné les objectifs suivants :
– la visibilité du savoir-faire des écrivains, éditeurs et artistes ;
– la contribution de l’écriture et de l’art dans le développement économique du pays ;
– la possibilité d’un échange culturel sud/sud ;
– la réappropriation de notre culture ;
– la prise de conscience des enjeux économiques.

Pour cette édition, pas moins d’une trentaine de participants sont attendus. Le SILAL est inscrit dans le calendrier des événements culturels internationaux tout comme la semaine des afro-descendants et la Journée mondiale de la diversité culturelle pour le dialogue et le développement qui se tiendront respectivement du 17 au 19 mai et du 19 au 21 mai 2017.

SKB

SOCIETE: La Conférence panafricaine de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge appelle à plus d’investissements dans la résilience communautaire et la localisation de l’aide humanitaire

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Aujourd’hui, les responsables de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) se réunissent à Abidjan dans le cadre de la 9e Conférence régionale africaine de l’organisation.
La conférence, qui se tient tous les quatre ans, est une occasion pour les membres de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge de se rencontrer pour discuter des défis humanitaires auxquels l’Afrique est confrontée, d’échanger des idées et des expériences et de baliser la voie à suivre pour les prochaines années.
« L’édition de cette année explorera des moyens innovants d’investir dans la résilience des communautés, à travers entre autres, la localisation accrue de l’aide et des partenariats efficaces, mais aussi le renforcement du rôle d’auxiliaire des Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge », a souligné Mme Souare Karidiata Koné, présidente de la Croix-Rouge de Côte d’Ivoire.
« L’une de nos plus grandes priorités portera sera la nécessité de mieux soutenir la réponse aux situations d’urgence, au niveau communautaire», a déclaré le Dr Abbas Gullet, vice-président de la FICR. « A titre d’exemple, la lutte contre la Maladie à Virus Ebola a mis en relief le rôle essentiel que jouent les communautés locales dans les efforts visant à contenir les crises sanitaires et à répondre à d’autres défis ».
L’événement a lieu au moment où le continent est confronté à l’une des pires crises humanitaires de l’histoire récente : la famine a été confirmée dans certaines parties du Sud-Soudan et est imminente au Nigéria et en Somalie. Il s’y ajoute une grave crise alimentaire qui menace les communautés dans un certain nombre d’autres pays tels que le Kenya et l’Ethiopie.
« La faim représente une menace pour la vie de millions de personnes en Afrique. La rencontre d’Abidjan sera l’occasion pour nous d’explorer entre autres discussions, les changements à opérer dans la réponse aux risques et conséquences de la faim», déclare le Dr Abbas Gullet, vice-président de la FICR.

La Conférence panafricaine examinera également une série d’autres questions, qui incluent : Comment renforcer les capacités des communautés pour une meilleure préparation et réponse aux catastrophes ; les causes profondes de la migration ; les défis liés à la santé et l’impact du changement climatique.

La FICR lance un appel à ses partenaires à l’échelle régionale et mondiale, à investir dans ses Sociétés nationales membres, qui apportent un soutien aux communautés vulnérables partout en Afrique. La Croix-Rouge et le Croissant-Rouge constituent un vaste réseau de premiers intervenants, ancré dans les réalités et communautés locales, fournissant des alertes précoces, des réponses et des solutions rapides aux urgences humanitaires et aux défis.

SKB

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