LETTRE OUVERTE: Recours en grâce présidentielle en faveur de Bertrand ZIBI​ ABEGHE​ et Landry Amy WASHINGTON

Monsieur le Président de la République

La Bible qui est la Parole de Dieu, énonce que « toute autorité vient de Dieu ». Dans le Coran, Dieu dit à propos de Son Messager (paix et salut sur lui): «C’est par un effet de la grâce de Dieu (miséricorde) que tu te montras doux à leur égard. Si tu étais un rustre au cœur dur, ils se seraient dispersés loin de toi. Pardonne-leur donc, prie pour leur absolution et consulte-les dans toute décision».

La Constitution gabonaise déclare en son préambule que «le Peuple gabonais​, conscient de sa Responsabilité devant Dieu et devant l’Histoire​, animé de la volonté d’assurer son Indépendance et son Unité Nationale, d’organiser la vie commune d’après les principes de la Souveraineté Nationale, de la Démocratie pluraliste, de la Justice sociale et de la Légalité Républicaine, affirme solennellement son Attachement aux Droits de l’Homme et aux Libertés Fondamentales tels qu’ils résultent de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789* et de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948, consacrés par la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples de 1981, et par la Charte Nationale des Libertés de 1990 (L. 1/97 du 22 Avril 1997)».

De ce fait, Dieu figure dans le préambule de notre Constitution, il est ainsi le premier pouvoir sur lequel est fondée la nation gabonaise.

Monsieur le Président de la République, le cœur des Gabonais aspire à la sérénité, dans une cité de paix telle que Dieu a fait le privilège aux Gabonais de vivre jusqu’au bouleversement post-électoral de 2016.

Monsieur le Président de la République, je ne suis ni de l’opposition, ni de la majorité, je suis tout simplement Gabonaise.

Je ne suis ni du Haut Ogooué, ni du Woleu Ntem, ni de la Ngounie, ni du Moyen Ogooue… je suis tout simplement gabonaise;

Je ne suis ni en colère contre le pouvoir, ni en colère contre l’opposition, je suis tout simplement gabonaise ;

Je ne suis ni de la société civile, ni de la diaspora mais je suis tout simplement gabonaise et fière de l’être.

Monsieur le Président de la République LIBEREZ BERTRAND ZIBI et LANDRY AMY WASHINGTON s’il vous plaît, leurs vies appartiennent comme chacun de nous au Créateur.

Dans une nation, il y a toujours une solution de paix aux palabres, comme vous l’avez si bien souligné lors de votre discours à l’occasion de l’ouverture du dialogue politique le 28 mars dernier. Dans une nation le plus grand bien est la PAIX, s’il vous plaît monsieur le Président de la République, LIBEREZ BERTRAND ZIBI et Landry Amy WASHINGTON.

Monsieur le Président, les hommes passent, mais notre nation ne passera pas, s’il vous plaît LIBEREZ BERTRAND ZIBI et Landry Amy WASHINGTON.

C’est le même soleil qui nous réveille le matin, et la même lune qui nous éclaire la nuit, s’il vous plaît LIBEREZ BERTRAND ZIBI et Landry Amy WASHINGTON.

Monsieur le Président, ce sont les cœurs meurtris d’une mère, d’un père, d’une sœur, d’un enfant, d’une famille, d’un peuple qui aspirent à la Paix, nous ne voulons pas de violence, nous voulons vivre en paix, rien qu’en paix avec nos familles, mais le ciel s’est obscurci quand les vies de nombreux jeunes ont été arrachées lors des violences postélectorales. Nos jeunes sont notre patrimoine le plus précieux et les pupilles de notre nation.

Le ciel s’est obscurci quand des familles ont crié au ciel et que des mères, des fils, des filles, des sœurs, des frères, des grand pères, des grand mères, des oncles, des tantes, des neveux, des nièces, des Gabonais ont été privés de leurs êtres chers.

Monsieur le Président de la République, des cœurs ont été voilés lorsque les vies de compatriotes ont été privées de liberté, emprisonnées jusqu’à ce jour dans des geôles et torturées.

Monsieur le Président de la République, le Dialogue en cours nous rappelle chaque jour qu’un père, un frère, un mari, un compatriote est encore privé de sa famille et de sa liberté.

Monsieur le Président de la République le Dialogue nous rappelle chaque jour que nos cœurs pleurent et que la douleur d’être privés des nôtres nous ampute au quotidien dans chaque domaine de nos vies.

Monsieur le Président de la République LIBEREZ BERTRAND ZIBI et Landry Amy WASHINGTON s’il vous plaît

Semez dans nos cœurs meurtris un acte de PAIX qui pansera nos blessures profondes et nous donnera l’espoir de vivre dans un Gabon meilleur, le Gabon de gloire qu’a magnifié notre hymne national.

S’il vous plaît Bertrand ZIBI et Landry Amy WASHINGTON sont nos compatriotes, au-delà de la justice des institutions, il existe une justice du royaume des cieux qui finit toujours par prévaloir sur la terre.

Au-delà des clivages, il existe une responsabilité divine que Dieu porte sur la terre et seule la paix par des actes qui parlent de paix nous rendront sensibles à votre volonté d’honorer votre parole car vous avez dit Monsieur le Président de la République que vous ne dormirez pas tant que les Gabonais ne seront pas heureux.

S’il vous plaît libérez Bertrand ZIBI et Landry Amy WASHINGTON.

Il n’y a qu’une parole de votre bouche pour qu’ils soient mis en liberté, une parole de grâce, la grâce présidentielle dont vous disposez Monsieur le Président de la République.

Allons-nous continuer à vivre dans une telle souffrance privés des nôtres Monsieur le Président de la République ?

Vous avez mentionné dans votre discours à l’ouverture du dialogue national qu’il s’agit d’une querelle de famille, vous êtes le chef des familles du Gabon par l’autorité que vous confère le fauteuil présidentiel pour influencer en bien la destinée du Gabon.

Si le dialogue doit être «notre modalité principale de règlement de nos différends politiques » à tous, Monsieur le Président de la République, s’il vous plaît, libérez Bertrand ZIBI et Landry Amy WASHINGTON.

Si le dialogue doit être notre «ADN politique national» à tous, s’il vous plaît Monsieur le Président de la République, faites bénéficier de la grâce présidentielle vos compatriotes Bertrand ZIBI et Landry Amy WASHINGTON.

Faites grâce monsieur le Président de la République s’il vous plaît et nous pourrons espérer à nouveau un avenir meilleur, car de nombreux compatriotes sont restés traumatisés par la nuit du 31 août et les arrestations des compatriotes ZIBI et AMIANG jusqu’à ce jour cultivent ce traumatisme collectif.

Le Roi SALOMON a eu des cas impossibles à gérer et avait demandé à DIEU la sagesse car il était jeune et appréhendait la lourdeur de la tâche. Dieu a entendu ses prières et sa sagesse divine a guidé Salomon dans l’administration des affaires. Face au cas des deux femmes qui se revendiquaient toutes les deux mères du même bébé, par sagesse divine, il demanda qu’on coupa l’enfant en deux pour que les 2 mères se le partagent; mais la véritable mère sentant ses entrailles tressaillir, se jeta par terre pour sauver l’enfant…la véritable mère fut ainsi révélée par cet acte et l’enfant vivant fut rendu à sa mère véritable par le roi Salomon.

Monsieur le Président de la République, pourquoi cette image ?

Parce qu’il suffit d’une semence de paix de votre part pour que le Gabon soit sauvé. Cette mère qui avait goûté aux douleurs de l’enfantement s’est jetée par terre pour sauver la vie de son enfant.

Cet enfant sauvé par l’amour de sa mère véritable c’est le Gabon, et entre vos mains peut se déterminer l’avenir de notre nation.

C’est ce qu’attend le peuple de vous Monsieur le Président. C’est pourquoi Monsieur le Président de la République s’il vous plaît, contribuez à ramener la paix dans les familles gabonaises, libérez Bertrand ZIBI et Landry Amy WASHINGTON.

Surprenez nous par un «miracle politique» qui parlera plus haut et fort que le dialogue politique en cours, s’il vous plaît libérez les.

Vous avez le pouvoir d’agir Monsieur le Président de la République, s’il vous plaît contribuez à briser le joug de «l’influence des passions politiques», en posant cet acte de Paix qui contribuera à restaurer la paix dans le pays.

Poussez le cri de naissance de ce «nouveau monde» que vous avez contemplé dans votre discours du 28 mars 2017 à l’ouverture du dialogue national.

L’esprit de ce nouveau monde que vous avez exalté dans votre discours ne pourra émerger que par un souffle nouveau et émanant des tréfonds de votre poitrine, votre cœur. Souffle de détermination, de sagesse, propulsant la nation au-delà de l’horizon du futur.

Monsieur le Président de la République, appelez ce «jour éclatant de lumière » et suscitez l’espoir dans les cœurs des Gabonais.

Quelle fonction plus que la vôtre peut proclamer l’attachement à nos valeurs sociales profondes, traditionnelles, à notre patrimoine culturel, matériel et spirituel, au respect des libertés, aux droits et devoirs du citoyen et à la cohésion des familles?

S’il vous plaît Monsieur le Président de la République par Grâce présidentielle libérez Bertrand ZIBI et Landry Amy WASHINGTON et le Dieu créateur du ciel et de la terre s’en souviendra.

La Gabonaise

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