ECONOMIE: 16ème Conférence ministérielle africaine sur l’environnement (CMAE)

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Aujourd’hui, le Gabon accède à la présidence de la CMAE. Il s’agit là d’un double honneur qui est fait à mon pays qui présidera, pour la période 2017-2018, les deux plus importantes instances environnementales du continent.

Parce que la question de la survie de notre planète constitue, sans équivoque, l’enjeu majeur de notre siècle, il n’est besoin de rappeler ici l’engagement du Gabon en faveur de la lutte contre les changements climatiques, la protection de l’environnement et la gestion durable des ressources naturelles.

C’est pourquoi, nous nous inscrivons dans le plaidoyer que la CMAE assure en matière de protection de l’environnement en Afrique. En effet, elle devrait garantir au continent africain le leadership mondial sur les questions d’ordre climatique.

De même, la CMAE a facilité la prééminence d’une position commune dans un milieu où parfois les intérêts des uns et des autres ne paraissaient pas à priori facilement conciliables. La CMAE a ainsi marqué une empreinte indélébile en matière de renforcement des capacités et de résilience de l’Afrique en matière de gestion environnementale.

Le thème de cette session est donc porteur puisqu’il nous oriente vers ce qui doit être pour nous urgent et utile, à savoir :

– trouver des réponses durables et novatrices aux problématiques auxquelles nous sommes confrontés ;
– accélérer la mise en œuvre des objectifs de développement durable axés sur l’action et tenant compte des réalités, capacités et niveaux de développement des Etats, tout en respectant leurs priorités et politiques nationales ;
– poursuivre la mise en œuvre de l’Agenda 2063, lequel traduit la volonté de l’Afrique, à s’unir autour d’un programme de développement commun et parler d’une seule et même voix, afin de se positionner comme nouvel acteur global.

La liste des thèmes abordés au cours de cette seizième session démontre à suffisance la complexité et l’étendue des problématiques qui sont au cœur des actions de la CMAE.

Ainsi, en plus des éléments qui vous ont été soumis par les experts, il vous revient de prendre des décisions et de formuler des recommandations claires sur des questions d’ordre existentiel pour la CMAE, à savoir son financement et son statut.

Ces deux aspects seront examinés à travers la situation du Fonds d’affectation spéciale de la CMAE et le statut des Comités techniques spécialisés de l’Union africaine. En substance, la question à laquelle il faut répondre est celle de décider ce que les Etats membres de l’Union africaine, veulent faire de la CMAE. En d’autres termes, il leur revient de décider de la place que nous voulons réellement donner à la lutte contre les changements climatiques au regard des conséquences de ce fléau dans notre continent.

Nous sommes donc invités à œuvrer dans le sens de donner les moyens à la CMAE aux plans financiers, techniques et institutionnels.C’est une démarche qui incombe à tous nos Etats, de manière individuelle et collective. Mais ce challenge ne peut être traité par les seuls Etats africains car les problématiques auxquelles nous sommes confrontés sont complexes et d’envergure mondiale. Aussi, c’est aux partenaires au développement de poursuivent leurs appuis multiformes, car la survie de l’humanité entière en dépend.

JNM

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