ECONOMIE: Transport aérien en Afrique: Un marché d’avenir

isM

Le continent africain représente plus d’un milliard d’habitants, dont un tiers est en passe d’appartenir à la classe moyenne, celle qui voyage. Même si le continent ne représente que moins de 2% du trafic mondial, il constitue néanmoins l’un des marchés aériens les plus promoteurs.

De par son volume de voyageurs, le marché aérien de l’Afrique est par conséquent l’un des plus promoteurs avec une hausse de +5,2% du trafic annuel, contre seulement +2,3% en Amérique du Nord et +3,8% en Europe.

Toutefois le ciel africain reste très peu ouvert, et c’est là l’un des gros défis de ce secteur. Une situation qui devrait connaître de gros bouleversement et pousser les gouvernements du continent à pencher pour une plus grande ouverture afin de permettre une meilleure connectivité entre les Etats africains. En effet une industrie comme le transport aérien qui est à la base de la mondialisation ne pourra pas rester éternellement protectionniste. Si l’Afrique veut répondre aux besoins de sa classe moyenne, elle devra inévitablement y faire face.

Selon Paul Midy, PDG de Jumia Travel, spécialisée dans le voyage en Afrique, « L’open sky va sans conteste accélérer le développement économique de l’Afrique. Mais pour cela, il doit être équilibré et équitable ». En effet, le ciel africain ne profite pas encore aux africains, Aujourd’hui, 80% du trafic intercontinental est assuré par des compagnies étrangères, au dépend des compagnies africaines. De ce fait, le marché est dicté par ces compagnies étrangères. Autre fait marquant, pour les compagnies aériennes africaines, le très grand nombre de conditions protectionnistes de l’Union Européenne ou encore de l’Amérique, qui constitue un blocage de développement international pour le peu de compagnies existantes.

« Les clauses asymétriques imposées par les Européens dans les accords actuels font de l’open sky un traité inégal et ternissent le grand succès que nous pouvons attendre de la libéralisation du transport aérien », avait déclaré Driss Benhima, ancien PDG de Royal Air Maroc.

D’autres obstacles, comme les tarifs du carburant 20% plus élevés qu’ailleurs, les taxes et redevances très onéreuses et bien sûr le protectionnisme des Etats, freine également l’envol de ce marché.

Mais les spécialistes restent tout de même confiants, avec des prévisions de trafic en croissance de 6,2% par an pour les dix prochaines années, le marché du transport aérien à de beaux jours devant lui.

ICK

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