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SANTE: Campagne nationale de vaccination gratuite contre la rougeole

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Le ministère de la Santé publique et de la Population organise une campagne nationale de vaccination gratuite contre la rougeole, du mercredi 19 avril 2017 au dimanche 23 avril 2017 inclus.

Pendant 5 jours, dans toutes les structures sanitaires du pays, les écoles et chez les chefs de quartier, les enfants âgés de 9 mois à moins de 5 ans seront vaccinés gratuitement contre la rougeole qui sévit actuellement au Gabon. La rougeole est une maladie virale grave, extrêmement contagieuse. Elle reste l’une des causes importantes de décès chez les jeunes enfants, alors qu’il existe un vaccin sûr et efficace.

L’objectif de cette campagne de vaccination, organisée avec le soutien de la Fondation Sylvia Bongo Ondimba pour la famille, l’Organisation mondiale pour la santé (OMS) et l’Unicef, est de pouvoir vacciner 266.768 jeunes enfants afin de les protéger de la rougeole et d’éviter tout risque de propagation de la maladie dans le pays.

Pour ce faire, 2.216 agents de santé seront déployés par le ministère, du 19 au 23 avril, dans toutes les provinces du Gabon.

SKB

SANTE: IMMUNOREX DM28 n’est pas un médicament recommandé par l’ONUSIDA ET l’OMS

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L’Immunorex (connu aussi sous le nom DM 28) n’est pas un médicament recommandé par l’OMS pour le traitement de l’infection à VIH. Il n’existe actuellement aucun vaccin ou traitement curable du VIH. Selon les directives de l’OMS, seule une observance correcte et ininterrompue du traitement antirétroviral avec des médicaments de qualité permet aux personnes vivant avec le VIH de mener une vie normale avec une espérance de vie similaire à celle d’une personne non infectée. Toute interruption du traitement peut conduire à une résistance aux médicaments de première ligne avec pour conséquences un risque d’apparition de résistances à ces médicaments, et de décès.

L’ONUSIDA est fortement opposée à la commercialisation et à la promotion de produits qui n’ont pas été soumis à un essai clinique et dont l’efficacité n’a pas été prouvée par l’OMS. L’utilisation inappropriée et non autorisée de son logo utilisé sans permission en 2016 par les producteurs lors du lancement du produit en RDC, l’ONUSIDA se réserve le droit de prendre des mesures juridiques appropriées.

L’ONUSIDA travaille en étroite collaboration avec l’OMS, principal organisme mondial fournissant des orientations aux pays sur l’utilisation de médicaments pour la plupart des maladies d’importance pour la santé publique. La préqualification des médicaments est un service fourni par l’OMS pour évaluer la qualité, l’innocuité et l’efficacité des produits médicaux. Ce service est largement utilisé par les pays et les organisations de référence pour l’achat de médicaments efficaces. Cependant, chaque pays est responsable de la réglementation des produits de santé commercialisés sur son territoire.

Toutes les personnes vivant avec le VIH ont besoin d’accéder immédiatement à un traitement antirétroviral efficace. En 2015, le nombre estimé de personnes vivant avec le VIH, était de 36,7 millions. En 2016, environ 18,2 millions de personnes avaient accès à des médicaments pouvant sauver la vie.

Les pays se sont engagés de mettre à l’échelle l’accès aux traitements pour atteindre les objectifs fixés par l’ONUSIDA de faire en sorte que 30 millions de personnes aient accès à des services de qualité et à un traitement antirétroviral efficace d’ici 2020.

IT

SANTE: Appui à une campagne de sensibilisation et de dépistage du VIH / SIDA auprès d’un public jeune

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Le service de coopération et d’action culturelle (SCAC) de l’Ambassade de France apporte au Gabon son appui à une campagne de sensibilisation et de dépistage du VIH / SIDA auprès d’un public jeune (15-25 ans), avec un financement à hauteur de 25 % du projet.

Mené par l’organisation panafricaine de lutte contre le sida (OPALS), financée principalement par la mairie de Paris, ce projet se compose de deux volets :
– former et assurer des actions de préventions sur le VIH / SIDA ;
– assurer une campagne de dépistage, en lien étroit avec la DGPS, dans la suite des actions de prévention.

De nombreuses opérations ont été réalisées depuis le lancement du projet, notamment à Ndendé et à Fougamou.

AF

SANTE: Sapeurs-pompiers gabonais – Renforcement des capacités d’intervention sur les blessés

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Deux sous-officiers français, en fonction au service d’incendie et de secours du département du Doubs (SDIS 25), ont dispensé une formation de secourisme de 1er niveau professionnel, au profit d’une vingtaine de sapeurs-pompiers gabonais, du 27 au 31 mars 2017 à Libreville.

Cette formation vise à renforcer les capacités d’intervention dite « généraliste » sur les blessés, quel que soit le degré de gravité des blessures.

Elle complète les formations déjà dispensées au profit du corps des sapeurs-pompiers du Gabon, plusieurs fois par an, par la direction de la coopération internationale (DCI) française, par le biais du service de sécurité intérieure de l’Ambassade de France au Gabon.

Cette formation s’est achevée aujourd’hui par la remise des diplômes aux sapeurs-pompiers gabonais.

AF

SANTE: L’adoption de l’intelligence artificielle SOPHiA par les hôpitaux africains promet un bond en avant dans la santé sur le continent

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Sophia Genetics, leader mondial de la médecine basée sur les données, a dévoilé aujourd’hui depuis la Réunion Annuelle du Collège Américain de Génétique et de Génomique Médicale (ACMG)à Phoenix, la liste des hôpitaux africains qui utilisent dès à présent SOPHiA, l’intelligence artificielle développée par l’entreprise, dans leurs examens médicaux afin d’améliorer le diagnostic et les soins des patients sur le continent.

Les institutions médicales qui utilisent déjà SOPHiA en Afrique incluent:

Le Centre d’Oncologie Al Azhar à Rabat, Maroc ;
Le Centre de Biologie de Riad à Rabat, Maroc ;
Le Laboratoire d’Analyses Médicales Les Oudayas, Maroc ;
PharmaProcess à Casablanca, Maroc ;
ImmCell à Rabat, Maroc ;
Le Centre de Protéomique et Recherche Génomique de Cape Town, Afrique du Sud ;
L’Hôpital du District de Bonassama à Douala, Cameroun.
Ces hôpitaux africains ont adopté SOPHiA pour, quelle que soit leur expérience des tests génomiques, être rapidement en mesure d’analyser des données génomiques. Ceci afin d’identifier des mutations à l’origine de maladies dans le profil génomique de leurs patients et décider des soins les plus appropriés. En tant que nouveaux utilisateurs de SOPHiA, ils rejoignent un vaste réseau de 260 hôpitaux dans 46 pays, qui partagent des observations cliniques alimentant une base de connaissances biomédicales afin d’accélérer les diagnostics et les soins.

Au sujet de l’adoption de SOPHiA en Afrique, Jurgi Camblong, CEO et co-fondateur de Sophia Genetics a déclaré : « Depuis le début de l’aventure Sophia Genetics, notre vision est de développer des solutions technologiques innovantes pour analyser le profil génomique des patients et ainsi offrir de meilleurs diagnostics et soins au plus grand nombre de patients, où qu’ils vivent. Aujourd’hui, je suis particulièrement fier que SOPHiA soit à l’origine d’un bond en avant dans la santé à travers le continent africain ».

Jurgi Camblong a ajouté : « En rejoignant notre communauté, les hôpitaux africains font tomber les barrières technologiques qui empêchaient leurs patients de bénéficier du même standard de tests génomiques que ceux des meilleurs centres médicaux en Europe et aux Etats-Unis par exemple. C’est une magnifique histoire d’accessibilité, de démocratisation, et d’espoir ».

Parmi d’autres pathologies, SOPHiA sera un partenaire clé pour les hôpitaux africains dans le domaine de l’oncologie. Le cancer du sein par exemple est souvent décrit comme un « tueur en série » sur le continent car du fait du manque de diagnostics précis et de soins personnalisés. 60% des femmes atteintes en décèdent contre 20% en Europe ou aux Etats-Unis. Selon un rapport de 2012 de l’International Prevention Research Institute, une détection précoce du cancer du sein pourrait accroitre l’espérance de vie de 30%. De manière générale, le nombre de cas de cancers sur le continent pourrait dépasser les 1,6 millions chaque année d’ici 2030. Alors que l’expertise oncologique se situe à différents endroits à travers le monde, SOPHiA permet de mettre à profit le savoir d’un spécialiste à Paris pour sauver un patient à Nairobi par exemple.

Au sujet des bénéfices liés à l’utilisation de SOPHiA pour les patients africains, le Dr. Reinhard Hiller du Centre de Protéomique et de Recherche Génomique (CPGR) de Cape Town a déclaré : « En créant une première offre de médecine génomique en Afrique, travailler avec SOPHiA nous a été bénéfique car sa technologie est utilisée par une communauté mondiale de praticiens en génomique clinique, nous permettant d’offrir un service de premier ordre. »

Le Prof. Hicham Mansour, généticien au département de génétique du centre d’oncologies Al Azhar de l’université Mohamed 1er au Maroc a également commenté : « L’utilisation de SOPHiA nous permet d’analyser des données génomiques rapidement et avec confiance, pour mieux diagnostiquer et suivre nos patients. »

Jurgi Camblong a conclu : « Après l’Europe, le Canada, l’Australie, la Russie et l’Amérique Latine, l’adoption de SOPHiA en Afrique est sans doute la preuve la plus flagrante que la démocratisation de la médecine basée sur les données est en train de changer d’échelle pour aider le plus grand nombre de patients, où qu’ils vivent autour du globe. »

APO

SANTE: Unité mobile de dépistage à Ndjolé

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Dans le cadre du programme « Agir contre le cancer », une unité mobile de détection précoce des cancers du sein et du col de l’utérus sera installée dans le département d’Abanga-Bigne, province du Moyen-Ogooué.

Date : du 23 au 26 mars 2017
Lieu : Enceinte du Centre médical de Ndjolé

Les femmes âgées de 25 ans et plus sont invitées à venir nombreuses pour un dépistage gratuit.

FSBO

SANTE: Séminaire de lancement régional de la phase 2 du Projet 48

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Le projet européen N°48 a été officiellement lancé le 7 avril 2016 à Abidjan en
Côte d’Ivoire. Il vise à l’amélioration du niveau régional de préparation et de
réponse à des crises épidémiques pour les pays partenaires des Centres
d’excellence NRBC localisés sur la façade atlantique africaine (FAA) et les pays
avoisinants.

La seconde phase de sa réalisation est officiellement lancée à Libreville (Gabon)
le 13 mars 2017.

Le projet 48 est planifié sur une durée de trois ans de 2016 à 2018. La première
phase (2016) de ce projet innovant et unique, compte tenu de son approche
régionale, intersectorielle et tenant compte des autres projets en cours, vient
de s’achever sur la réalisation d’un état des lieux des ressources, des besoins
réels des pays participants et de leurs expériences acquises. Cette première
phase a surtout permis la constitution d’une équipe régionale d’experts en
épidémiologie, en médecine humaine et vétérinaire, en diplomatie, en gestion
de crise, en techniques de laboratoire, en communication et gestion de crises
sanitaires et en psychologie, tous issus des pays partenaires du projet.

C’est donc pour ce lancement de la seconde phase, 36 spécialistes provenant
du Cameroun (4), de la Cote d’Ivoire (4),), du Bénin (4), Gabon (4), du Maroc
(4), de la Mauritanie (4), du Liberia (4), du Sénégal (4),de la Sierra Leone (1) et
du Togo (3), et qui se réuniront auprès de l’équipe en charge de la gestion du
projet pour développer ensemble, des compétences indispensables au
renforcement de la lutte contre les épidémies.

Ainsi, ce premier séminaire international de travail de l’équipe régionale
d’experts permettra de concevoir un programme d’actions basé sur la
conception de formations spécifiques et d’exercices internationaux pour
pérenniser le développement régional de compétences communes pour la
bonne gestion des crises épidémiques.

Face à l’inévitable récurrence des épidémies et à la nécessité de revenir à une
situation normale, il est essentiel de renforcer les capacités de tous les acteurs
concernés en :

1. Améliorant les capacités d’identification des agents biologiques (virus,
bactéries…) dans le respect des règles fondamentales de sécurité biologique.
2. Optimisant l’organisation des acteurs chargés de la gestion des crises
épidémiques au sein des structures politiques, stratégiques et opérationnelles.
3. Développant des stratégies de surveillance, de suivi et de réponses adaptées
aux besoins et spécificités locales, pérennes et testées puis validées durant leur
phase de conception.

Le Projet 48 s’inscrit donc dans un environnement où le développement de la
sécurité biologique et de l’épidémiologie sont une priorité pour la région et où
de nombreux projets internationaux et nationaux coexistent déjà sur ces
thématiques. La priorité est maintenant de permettre de mettre en pratique
tous les acquis et compétences développées au travers d’exercices régionaux
qui favoriseront les échanges entre les pays concernés par une situation
épidémique.

Les principales activités à venir dans cette seconde phase du projet et qui
seront réalisées en coopération avec l’équipe d’experts régionaux sont :

1) La conception et animation de formations régionale en :
– épidémiologie ;
– maintenance des laboratoires ;
– hygiène et gestion des cadavres ;
– communication pendant des crises épidémiques ;
– gestion des crises épidémiques
2) La conception et l’animation d’exercices internationaux de laboratoire
suivis d’exercices internationaux de gestion de situations épidémiques
majeures.
3) Étudier les possibilités de création d’un master régional pour les
gestionnaires d’épidémies.

UE

SANTE: Les Africains souffrent de leurs chefs d’Etat malades

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Algérie, Nigeria, Cameroun, Mali, plusieurs pays africains souffrent d’une quasi vacance de leur président. Un tiers des chefs d’Etat d’Afrique ont plus de 70 ans.

Un nombre substantiel de pays africains est quasi paralysé politiquement, voire menacé d’instabilité par la santé déficiente de leur président. Un phénomène guère étonnant – un tiers des chefs d’Etat africains a plus de 70 ans -, illustré par l’annulation à la dernière minute, lundi, de la visite de la chancelière allemande, Angela Merkel, à Alger. Le président Abdelazziz Bouteflika était « temporairement indisponible » en raison d’une bronchite. Il ne quitte quasiment plus sa résidence médicalisée de Zeralda depuis 2014.

Le cas Bouteflika pas unique

Si sa santé suscite l’attention bien au-delà de l’Algérie, il est loin d’être le seul dirigeant africain obligé de laisser la gestion du pays à un cénacle opaque. Les apparitions du président du Cameroun, Paul Biya, 83 ans, sont rares. Il a séjourné un mois en Suisse en 2015, officiellement pour « rencontrer des investisseurs » et souffrirait d’un cancer. Le président ivoirien, Alassane Ouattara , 72 ans, est sorti d’un hôpital parisien il y a huit jours. C’est aussi à Paris que le président du Mali, Ibrahim Boubacar Keïta, 72 ans, a été hospitalisé très récemment. Il avait déjà fait un malaise en novembre au Maroc, n’a pas été vu en public pendant 15 jours en janvier, et n’a pu recevoir, mercredi, le roi du Maroc, Mohammed VI. Le président de l’Angola, José Eduardo dos Santos, 74 ans, renoncera au pouvoir cet été, officiellement en raison d’une sciatique.

Les autorités africaines réagissent généralement par l’omerta, ou des communiqués sur des opérations « bénignes » et « check-up médicaux de routine », et des photos de rares entretiens officiels. Ce qui aggrave les rumeurs dans la population ou les médias. Le président de l’Ouganda, Yoweri Museveni , est ainsi censé être malade du Sida depuis 12 ans et celui du Tchad, Idriss Deby, d’un cancer depuis 2003. Après l’annonce de son décès, le président du Zimbabwe Robert Mugabé avait déclaré « j’étais mort en effet, mais je viens de ressusciter ». A la tête de l’exécutif depuis 37 ans, et malgré un cancer de la prostate selon Wikileaks, il veut se succéder à lui-même en 2018. Il n’aura que 94 ans.

A Londres pour « une durée indéterminée »

Le moulin à rumeurs tourne aussi à plein au Nigeria, en raison du séjour à Londres depuis un mois du président Muhammadu Buhari. Il va y rester pour une durée indéterminée « suite à des tests médicaux », a indiqué mardi son porte-parole. Mais à l’inverse des autres pays, l’intérim est transparent et efficace, assuré par le vice-président, Yemi Osinbajo conformément à la Constitution. Un intérim qui pourrait, paradoxalement, s’avérer plus dynamique que la présidence de Muhammadu Buhari , surnommé « baba go slow » et qui en deux ans n’a pris quasiment aucune décision d’envergure, hormis la dévaluation de la naira. « La vie des affaires n’est pas du tout perturbée par l’absence du président », estime Serge Blanchard, consultant spécialiste du Nigeria, d’autant plus que Yemi Osinbajo « se montre bien plus attentif aux questions économiques que Muhammadu Buhari »

Au total, 17 chefs d’Etat africains sur 54 ont plus de 70 ans, dont 4 plus de 80, ce qui s’explique surtout par la rareté des alternances démocratiques. Sur ces 17 septua-octogénaires, 8 sont au pouvoir depuis plus de quinze ans, tous dans des pays très verrouillés politiquement. Et sur les quinze chefs d’Etat en place depuis le plus longtemps de par le monde -plus de 25 ans- tous sont africains, sauf le président kazakh, l’Empereur du Japon, le sultan de Brunei et la reine d’Angleterre.

ICK

SANTE: Une bactérie mortelle pour lutter contre le cancer

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Des chercheurs sud-coréens ont découvert que la salmonelle, manipulée génétiquement, induit une réponse immunitaire efficace contre le cancer.

Si les cancers sont aussi redoutables, c’est parce qu’ils agissent dans l’ombre. Le système immunitaire de l’être humain ne détecte pas les cellules malades et ne peut donc pas les combattre comme il le fait pour d’autres maladies.

Pour y remédier , la médecine élabore depuis plusieurs années différentes stratégies afin d’aider le corps à déclencher cette fameuse réponse immunitaire. Et l’une d’elle pourrait (peut-être) être la bonne. En quoi consiste-t-elle ? Infecter le tissu cancéreux avec une bactérie. Car les microbes s’installent généralement dans les tissus nécrotiques pauvres en oxygène – ce qui est le cas pour les cellules cancéreuses. De cette façon, les cellules malsaines pourraient devenir plus repérables pour le système de défense de l’être humain.

Et cette bactérie n’est pas n’importe laquelle. Il s’agit de la salmonelle, microbe réputé pour provoquer la majorité des intoxications alimentaires. Chez certaines personnes comme les personnes âgées ou les nourrissons, il peut même se révéler mortel.

Salmonelle modifiée

L’équipe de scientifiques à l’origine de cette découverte a été menée par les biologistes sud-coréens Jung-Joon Min and Joon Haeng Rhee. Mais avant d’injecter la salmonelle dans des souris, ils l’ont modifié génétiquement afin de la rendre inoffensive.

Les expérimentations ont duré dix ans. Mais elles leur ont donné raison : les rongeurs cancéreux auxquels on injectait la bactérie développaient une réponse immune particulièrement puissante. Résultat : les tumeurs se sont significativement réduites et n’ont pas metastasé.

Selon l’équipe, c’est grâce à la secrétion d’une protéine, appelée FlaB, activant une molécule secondaire, la TLR5, rendant les cellules immunitaires plus agressives. « Si la technique peut être reproduite sur les êtres humains, ça pourrait être une étape significative dans la thérapie contre le cancer », s’enthousiasme Michael Price , auteur de l’article sur Science.

JNM

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