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SOCIETE: Comment les leaders mondiaux utilisent-ils Facebook ?

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L’agence Burson-Marsteller a analysé les comptes Facebook de 590 leaders mondiaux. Qui compte le plus d’abonnés ? Qui gère sa page soi-même ? Qui est le plus actif ? Le point sur leur activité sur le réseau social.

Avec 1,23 milliard d’utilisateurs quotidiens , Facebook offre aujourd’hui une audience inespérée. Une présence sur le réseau social est devenue indispensable à ceux qui veulent devenir influents. Et la majorité des leaders mondiaux l’ont compris.

D’après une enquête de grande ampleur réalisée par l’agence de relations publiques Burson-Marsteller, 87 % des 193 pays siégeant à l’ONU possèdent un avatar sur la plate-forme sociale. Mais 87 chefs d’Etat, 70 Premiers ministres et 55 ministres des Affaires étrangères ont aussi une page personnelle, en général plus populaire que celle de leurs institutions respectives.

Le premier leader à créer une page sur Facebook est Barack Obama, fin 2007. Encore sénateur de l’Illinois, le futur président américain a compris l’importance du media et a transformé Facebook en outil électoral, lui permettant de mobiliser de potentiels électeurs et citoyens. Au 1er février dernier, les 590 pages Facebook personnelles et institutionnelles des leaders mondiaux cumulaient près de 311 millions d’abonnés.

Les dirigeants les plus populaires

Sur Facebook, la popularité d’un compte est jaugée au nombre d’abonnés, à savoir toutes les personnes qui suivent la page en question. Et la médaille d’or revient à celle de Narendra Modi. Pas moins de 40 millions de personnes s’y sont abonnées. Sa page personnelle surpasse d’ailleurs largement l’institutionnelle – celle du Premier ministre indien – avec près de trois fois moins d’abonnés.

Sans grande surprise, Donald Trump trône à la seconde place avec vingt millions d’abonnés. Mais il les doit surtout à la campagne présidentielle de 2016. Sur cette période, leur nombre a triplé pour frôler les 17 millions. Vu la croissance exponentielle du nombre d’abonnés, « il pourrait bien devenir le leader le plus suivi en 2017 », avance Burson-Marsteller.

En quatrième position vient la reine Rania de Jordanie avec près de 11 millions d’abonnés puis le président turc Erdogan (8.939.476). Enfin, les pages du président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, du Premier ministre cambodgien Hun Sen, du président d’Indonésie Joko Widodo et du président mexicain Enrique Pena Nieto complètent ce top 10.

A l’échelle européenne, après Erdogan, les plus populaires sont la famille royale britannique, la chancelière allemande Angela Merkel, le président roumain Klaus Iohannis, le Premier ministre russe Dmitry Medvedev et le Premier ministre albanais Edi Rama.

Ceux qui gèrent leurs pages eux-mêmes

Nul besoin de community managers. Certains dirigeants préfèrent communiquer eux-mêmes comme le président du Honduras, Juan Orlando Hernandez. Ce dernier réalise même des « Facebook live », des vidéos en direct publiées sur la page, filmées avec son propre smartphone. Et leur succès n’est pas mitigé : chacune d’entre elles draine des centaines de milliers de spectateurs.

Le Premier ministre albanais, Edi Rama, le Premier ministre danois Lars Løkke Rasmussen et son ministre des Affaires étrangères Anders Samuelsen, ainsi que le Premier ministre singapourien Lee Hsien Loong se passent eux aussi d’assistants pour animer leurs pages Facebook.

Les plus actifs sur leurs pages

Les frénétiques du clavier ne sont pas forcément ceux que l’on croit. En première ligne, le gouvernement éthiopien atteignant une moyenne de 29 posts quotidiens en 2016. Les exécutifs du Botswana et du Honduras sont presque aussi prolifiques avec respectivement 28 et 23 posts par jour.

A titre de comparaison, la moyenne calculée par Burson-Marsteller est d’1,84 post par jour. Ainsi, les 590 leaders ont publié un total de 398.982 posts en 2016, soit environ 401 posts chacun sur l’année.

En termes de contenus, l’Ethiopie poste surtout des photos : près de 10.000 l’année dernière. Une tendance retrouvée chez les autres dirigeants : 55 % de toutes leurs publications Facebook étaient des images.

La publication la plus populaire

Pour l’année 2016, la palme est décernée à Barack Obama. A Pâques, le président américain a publié une photo de famille qui a récolté pas moins de 3,2 millions de likes. Narendra Modi conquiert la seconde place avec une publication de trois photos de lui en compagnie de sa mère comptabilisant 1,8 million d' »interactions » (cumul des likes, des partages et des commentaires).

Pour le troisième post le plus apprécié par la communauté Facebook, Obama s’impose à nouveau. Il s’agit de la célèbre vidéo avec Virginia McLaurin, une centenaire dansant avec le couple présidentiel à l’occasion du Black History Month.

Les photos de famille suscitent en général l’enthousiasme des internautes, notamment lorsqu’elles mettent en scène les familles royales, comme en Suède, en Norvège, à Monaco, aux Pays-Bas et bien sûr au Royaume-Uni. De même pour les publications lors de fêtes religieuses, qu’elles soient chrétiennes, musulmanes, juives ou hindouistes.

Ceux qui sont abonnés entre eux

Le ministère russe des Affaires étrangères est celui qui suit le plus d’autres leaders mondiaux : au total, 57. Et c’est d’ailleurs le seul à s’être abonné à la page personnelle de Donald Trump. Vient juste ensuite le ministère népalais des Affaires étrangères (39). La Présidence du Panama ainsi que le gouvernement croate suivent chacun 29 pages de pairs.

Si Donald Trump jouit d’une immense popularité, ce n’est pas le cas auprès des dirigeants mondiaux. En effet, seuls Boris Johnson et le ministère britannique des Affaires étrangères sont abonnés à la nouvelle page présidentielle de Donald Trump.

Le désintérêt est réciproque. Donald Trump ne suit aucun dirigeant mondiaux. Son seul abonnement institutionnel est la page de Daniel Scavino Jr, le nouveau directeur des réseaux sociaux à la Maison Blanche. Le président suit en revanche les pages de ses enfants ainsi que celles de ses nombreuses propriétés dans le monde.

SKB

SOCIETE: Le bilan après 20 ans d’études : l’immigration n’augmente pas la criminalité… elle la réduit

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Tout au long de sa campagne, Donald Trump a joué sur les craintes économico-culturelles de son électorat en choisissant les migrants pour cible. Pour beaucoup d’historiens et sociologues, la « blanchité » est souvent le dernier repère auquel s’accrochent les individus en période de crise. Cela Trump l’a bien compris, c’est pourquoi il a fait des migrants les responsables des maux de la société occidentale. Plusieurs criminologues s’accordent pourtant pour affirmer que les immigrés n’ont jamais fait augmenter le taux de criminalité des pays, bien au contraire.

Après avoir confirmé son projet de construction de mur entre les Etats-Unis et le Mexique, Donald Trump a signé un décret qui a choqué le monde, interdisant plusieurs ressortissants issus de pays musulmans, ainsi que les réfugiés syriens, à entrer sur le territoire américain. Pourtant, Robert Adelman de l’université de Buffalo et Lesley Reid de l’université d’Alabama expliquent que la recherche n’a jamais défendu l’hypothèse selon laquelle il existerait un lien entre l’immigration et l’augmentation de la criminalité. La littérature scientifique démontre au contraire que les immigrés commettent moins de crimes que les américains. D’après les chercheurs les grandes villes qui regroupent un grand nombre d’immigrés ont également des taux de criminalité moins élevés que les petites villes.

Afin d’étudier l’évolution du lien entre la criminalité et l’immigration, Robert Adelman et Lesley Reid ont publié une étude dans le journal of Ethnicity in Criminal Justice, se basant sur les données du recensement de 200 zones métropolitaines choisies au hasard, sur la période 1970/2010. Les chercheurs en sont venus à la conclusion que les meurtres, les vols et la criminalité de manière générale diminuaient plus l’immigration augmentait. Non seulement l’immigration ne favorise pas la criminalité, mais d’après Robert Adelman et Lesley Reid, la revitalisation des quartiers et de la croissance économique permise par les vagues migratoires pourrait même contribuer à la réduire…

Ce constat peut être corroboré par d’autres études menées par différents criminologues. Charis E. Kubrin de l’université de Californie ainsi que Irvine et Graham Ousey de l’université de William et Mary expliquent ainsi qu’il existe 2,5 fois plus d’études démontrant que l’immigration a un effet positif sur la criminalité que l’inverse. Les chercheurs travaillent depuis 10 ans sur le lien entre immigration et criminalité, mais une ligne claire se dégage de leurs études : les villes ayant une population immigrée importante ont des taux de criminalité plus faible. Leur étude la plus récente, qui sera publiée dans The Annual Review of Criminology, reprend une cinquantaine d’études publiées entre 1994 et 2014, le résultat est tout aussi édifiant que les conclusion précédentes.

De tout temps l’immigration a eu des effets positifs sur les sociétés d’accueil, les chercheurs évoquent ici la baisse de la criminalité mais nombreux sont les pays qui ont pu profiter d’intelligences, de savoir-faire et de main d’oeuvre qu’ils n’auraient pu espérer obtenir sans les vagues migratoires. La croissance économique allemande a par exemple été dopée par l’arrivée des migrants. En ces temps troublés, on oublie trop souvent de jeter un oeil sur les bienfaits de la différence et du métissage des cultures à travers l’histoire.

AF

SOCIETE: Le Président de l’Assemblée des Etats Parties se félicite de la décision de la Gambie de ne pas se retirer du Statut de Rome de la CPI

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Le Président de l’Assemblée des Etats Parties au Statut de Rome de la Cour pénale internationale (CPI) (www.ICC-CPI.int) S.E. Sidiki Kaba salue la décision prise par le Gouvernement récemment élu de la Gambie de ne pas se retirer du Statut de Rome, le traité fondateur de la CPI.

« Cette importante décision marque l’engagement renouvelé des nouvelles autorités de la Gambie envers la CPI et des valeurs communes à tous les États parties de poursuivre les crimes les plus graves qui choquent la conscience de l’humanité », a déclaré le Président Kaba.

Le Président Kaba a invité tous les États Parties à continuer d’appuyer le système du Statut de Rome et à encourager d’autres États à ratifier le traité pour atteindre au plus vite l’universalité.

« Je suis convaincu que le soutien continu de la communauté internationale et la coopération des États restent nécessaires pour assurer l’efficacité de la CPI », a ajouté le Président.

Le 10 novembre 2016, la République islamique de Gambie a notifié sa décision de se retirer du Statut de Rome de la Cour pénale internationale au Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, en tant que dépositaire du Traité. Suite à l’élection d’un nouveau Président, le 10 février 2017, la Mission permanente de la République islamique de Gambie auprès de l’Organisation des Nations Unies a notifié l’annulation de sa décision précédente, avec effet immédiat.

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SOCIETE: Facebook : le manifeste de Zuckerberg pour « rassembler l’humanité »

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L’entrepreneur a diffusé un long texte dans lequel il évoque les tâches auxquelles le réseau social devra s’atteler afin de « rassembler l’humanité ».

Le propos est ambitieux. Dans un long manifeste, le co-fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, explique comment, dans les prochaines années, le réseau social veut participer à la création d’une « communauté mondiale » afin de « rassembler l’humanité ».

« Facebook veut nous rassembler et construire une communauté mondiale », écrit-il dans ce texte de plus de 5.000 mots . le PDG du réseau social alerte néanmoins sur les menaces croissantes pesant sur ce phénomène de mondialisation. « Lorsque nous avons commencé, cette idée n’était pas controversée (…) Maintenant pourtant, il y a autour du monde des gens laissés derrière par la mondialisation, et des mouvements appelant à se retirer des relations mondiales », regrette-t-il.

Recréer du lien social

« Mon espoir est que de plus en plus d’entre nous s’engagent à construire une infrastructure sociale sur le long terme afin de rassembler l’humanité », déclare l’entrepreneur, qui préconise d’accorder une importance aussi grande à ces enjeux sociaux qu’aux problématiques économiques.

Il met notamment l’accent sur le rôle majeur que sont amenées à jouer les communautés digitales – ou « groupes » sur Facebook – dans la création de liens sociaux. « Nous pouvons renforcer les communautés physiques existantes en aidant les gens à se connecter ensemble en ligne comme hors ligne », écrit-il.

Protéger ses utilisateurs

Facebook doit également jouer un rôle dans la protection de ses membres, souhaite Mark Zuckerberg. L’entreprise de la Silicon Valley veut continuer à investir dans le développement d’outils, comme Safety Check, permettant de « prévenir, secourir et réparer les dégâts » causés par les crises comme le terrorisme, les catastrophes naturelles, les maladies, les crises de réfugiés et le changement climatique.

Sur le long terme, les recherches dans le domaine de l’intelligence artificielle doivent permettre d’augmenter l’efficacité de ces dispositifs.

Devançant les critiques, le co-fondateur du réseau social affirme que la vie privée de ses utilisateurs ne s’en trouvera pas compromise. « Nous sommes de fervents défenseurs du chiffrement [des données] et l’avons mis en place sur les deux plus importantes plateformes de messagerie – WhatsApp et Messenger « , se défend-il.

Combattre les « fake news »

Mark Zuckerberg revient aussi sur deux principales attaques lancées à son réseau : le phénomène des fausses informations et celui des « bulles de filtrage » (l’utlisateur n’est confronté qu’à des informations allant dans le sens de ses propres opinions).

« Donner une voix à tout le monde a historiquement été une force pour le débat public car cela a permis de diversifier les idées partagées », note-t-il, ajoutant que « les réseaux sociaux diffusent des points de vue plus diversifiés que les médias traditionnels », puisqu’ils relaient des informations de plusieurs sources. Néanmoins, selon l’entrepeneur, Facebook doit s’efforcer de compléter la palette d’opinions qu’il diffuse pour couvrir toutes les nuances du paysage médiatique, et pas seulement ses extrêmes comme c’est souvent le cas.

« Plus que de supprimer la mésinformation, notre approche sera de faire émerger des perspectives additionnelles de traitement de l’information, notamment les articles de fact-cheking », annonce-t-il. Par exemple, le réseau social devrait davantage pénaliser les titres sensationalistes. « Si vous êtes moins enclins à partager une histoire après l’avoir lue, c’est une bonne preuve que son titre était sensationaliste », et vice-versa, écrit-il.

Education civique

Le réseau social s’attribue également une fonction civique afin de renforcer, à grande et petite échelle, l’engagement citoyen.

Des initiatives pédagogiques en ce sens ont déjà été menées notamment avec la mise en place dans plusieurs pays d’appels au vote et à l’inscription sur les listes électorales affichés sur le fil d’actualité des utilisateurs. Cela a par exemple été le cas pour ses utilisateurs français en décembre dernier en prévisions des échéances de 2017, avec un lien renvoyant vers le site du ministère de l’Intérieur.

Flexibilité culturelle

Enfin – et Mark Zuckerberg reconnaît les faux pas du réseau social en la matière, en revenant sur l’histoire de la censure de la célèbre photo de la petite vietnamienne nue brûlée au napalm – Facebook doit parvenir à adapter et faire évoluer ses standards culturels pour les faire correspondre au mieux à sa très grande communauté de près de deux milliards d’utilisateurs.

« Nous devons évoluer vers un système de contrôle personnel de notre expérience », afin par exemple de mieux contrôler la diffusion de contenus violents ou à caractère sexuel.

AF

SOCIETE: La presse américaine entre dérision et stupéfaction après les attaques de Trump

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Même s’ils sont régulièrement l’objet d’attaques de la part de la Maison Blanche, les médias américains ont été surpris par la virulence des attaques de Donald Trump, lors de sa conférence de presse. Y compris ceux qui sont les moins critiqués.

Au lendemain des attaques en règles du président américain Donald Trump contre les médias américains lors de sa conférence de presse , si les internautes évoquent ironiquement non pas une « press conference » mais une « stress conference », pour les journalistes c’est un mélange de surprise, d’incrédulité ou même de consternation qui prévaut.

Certains, à l’image de USA Today, évoquent un exercice présidentiel sans précédent qui mérite sa place dans les livres d’histoire. Une idée que partage The Wrap, considéré comme le média électronique le plus lu des Etats-Unis. Ce jour restera celui « où un président américain a fait une prestation publique si dingue, si bizarre, si remplie de narcissisme et d’invention débridée qu’elle dépasse l’entendement » , y écrit Sharon Waxman.

Plus effrayant que « The Walking Dead »

De son côté Newsweek parle d’une conférence de presse « étrange » qu’il est finalement difficile de résumer. « C’était plus divertissant » que l’émission de télé-réalité « The Apprentice » que Donald Trump animait en 2004 mais en même temps plus effrayant qu’un épisode de la série « The Walking Dead », écrit Matthew Cooper.

De son côté, dans The New Yoker, John Cassidy évoque une conférence de presse digne d’un univers parallèle ou appartenant à une réalité alternée.

Même Fox News prend ses distances

Plus révélateur de l’étrangeté de l’exercice auquel s’est livré le président américain, même Fox news, qui est pourtant l’un des médias les moins dénigrés par Donald Trump, semble lassé des attaques de ce dernier. « Ce à quoi nous assistons tous les jours est fou, absolument fou » explique Sheppard Smith, l’un des présentateur vedette de la chaîne.

Le président Trump « continue à lancer des affirmations qui ne sont absolument pas vraies de manière à éluder la question de la Russie ». Et se comporte « comme si nous étions des imbéciles en posant la question », ajoute-t-il.

De même, toujours pour Foxnews, un autre analyste, Howard Kurtz, se demande si le locataire de la Maison Blanche a été trop loin. Et d’expliquer que si « le président a raison de se plaindre d’un nombre sans précédent de fuites illégales » qui lui font du tort, « cela ne veut pas dire que ces informations sont fausses ». Et de prendre la défense du Washington Post ou de CNN dans leur manière de traiter l’information.

Le « fusible du président » a tenu 28 jours

Tout aussi secs sont les propos du présentateur de CBS, Scott Pelley qui a expliqué quelques heures après à l’antenne que grâce à cette conférence, on savait désormais combien de temps pouvait tenir le « fusible du président : 28 jours ».

Quant à Jake Taper de CNN, se disant incrédule, il s’est adressé un peu plus tard à l’antenne au locataire de la Maison Blanche en lui demandant, de passer à autre chose. « Vous êtes le président. Vous êtes le vainqueur légitime de la présidence. Maintenant, mettez-vous au travail et arrêtez de vous plaindre à ce sujet ».

La vérité : la seule chose qui compte à la fin de la journée, rappelle le Boston Globe

D’autres médias préfèrent, rester dans la mesure pour dénoncer l’attitude de Donald Trump à leur égard. Le Boston Globe, publie par exemple sur son compte Twitter et son site internet une profession de foi intitulée « pourquoi nous faisons ce que nous faisons ». Et y souligne notamment que seule « la vérité compte ».

De son côté, le Washington Post préfère contrer le président américain en privilégiant les faits, via sa rubrique de fact-checking. L’occasion de démentir les propos du locataire de la Maison Blanche lorsque celui-ci affirme que les medias sont moins appréciés des citoyens américains que ne l’est le Congrès. « La confiance du public dans les médias a certainement baissé au fil du temps. Mais un sondage Gallup de 2016 montre que le Congrès est vu de manière positive par 9% des personnes interrogées, à comparer aux 20% recueillis par la presse écrite et les 21% par la télévision ».

La dérision de Jimmy Fallon

Mais finalement c’est peut-être l’humour qui restera la meilleure défense. Jimmy Fallon, le présentateur vedette du « Tonight Show », qui n’est jamais tendre avec Donald Trump, a ainsi ouvert son émission de jeudi soir en parodiant la conférence de presse présidentielle.

« Nous avons fait tant de progrès » y déclare-t-il grimé en Donald Trump. Et de préciser, « en fait si vous demandez aux Américains, ils vous diront que j’ai fait en sorte que les quatre dernières semaines paraissent quatre années ».

Avant de décider ne plus parler de « fake news » (fausses nouvelles) mais d’expliquer qu’il utilisera une expression tirée du français » faux news ».

SKB

SOCIETE: Nous courons à la catastrophe : le climat se réchauffe 170 fois plus vite à cause de l’Homme

Le réchauffement climatique augmente de façon exponentielle avec le développement économique et industriel des sociétés modernes. D’après la littérature scientifique, nous vivons une ère nouvelle appelée Anthropocène, où l’évolution de la Terre serait directement liée aux activités humaines. Des chercheurs ont conçu une équation capable de mesurer l’impact de l’Homme sur la planète et leurs calculs n’annoncent rien de bon ; d’après eux, nous sommes à la Terre ce que fut l’astéroïde aux dinosaures.

Il y a environ douze mille ans, le monde sortait de l’ère glacière. Pendant les dix mille années qui suivirent, le système de la Terre fut relativement stable et propice au développement des civilisations humaines, les scientifiques appellent cette période l’Holocène. Mais le changement de millénaire marqua assurément une rupture dans l’évolution de la Terre. En 2000, les chercheurs Paul Crutzen et Eugene Stoermer affirmèrent que les conséquences des activités humaines sur l’atmosphère, les océans, et la biodiversité en général étaient telles qu’il fallait considérer que la Terre entrait dans une nouvelle ère qu’ils décidèrent de nommer Anthropocène.

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Dans une étude publiée par SAGE journals, les chercheurs Owen Gaffney de l’Université de Stockholm et Will Steffen de l’Université nationale australienne ont tenté de décrire le fonctionnement de l’Anthropocène dans une équation qui mesure les changements du système terrestre en comparaison avec l’Holocène.

En se basant sur un article publié par le scientifique Hans Joachim Schellnhuber en 1999, les deux scientifiques ont décrété que le taux de changement du système terrestre (dE/dt) varie en fonction de trois facteurs : les forces astronomiques comme les astéroïdes (A), les forces géophysiques comme les collisions des continents ou les courants océaniques (G) et les dynamiques internes liées au développement de certaines formes de vie comme les cyanobactéries (I). Pendant quatre milliards d’années, l’évolution de la Terre dépendit en grande partie de ces forces que les scientifiques résument par l’équation : dE/dt = f ( A,G,I )

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Mais l’Anthropocène répond d’après les chercheurs à une tout autre équation au sein de laquelle, le taux de changement du système terrestre est presque exclusivement lié à l’activité humaine (H). Si les forces naturelles rivalisaient encore avec les activités humaines dans les années 1950/1960, les scientifiques expliquent que notre influence usurpe désormais totalement celle des phénomènes naturels. Les forces naturelles (A, G, I) devenues négligeables, tendent à se rapprocher d’une influence zéro en comparaison des forces que l’Homme exerce désormais sur la planète. Owen Gaffney et Will Steffen ont donc conçu une nouvelle équation pour répondre au schéma de l’Anthropocène à savoir : dE/dt = f(H)

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Ils expliquent ainsi qu’aujourd’hui la disparition de la biodiversité se développe à des taux dix à cent fois plus rapides que ceux des taux naturels. Le taux de dioxyde de carbone est quant à lui plus haut qu’il ne l’a jamais été. Selon Owen Gaffney et Will Steffen, les températures augmentent 170 fois plus vite qu’au cours de l’Holocène, ce qui est relativement inquiétant quand on sait que la Terre a connu des situations de réchauffement comme de glaciation extrêmes… L’homme pourrait alors être responsable de la sixième extinction de masse de l’histoire, condamnant la Terre à un sort funeste.

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Ces conclusions s’inscrivent dans la même tendance que les précédentes études menées sur le sujet par Mark William ou encore David Grinspoon. Owen Gaffney et Will Steffen évoquent la responsabilité des sociétés industrialisées, des innovations économiques, mais également du système économique libéral basé sur la production et la consommation de masse dans cette terrible évolution. D’après eux, il est impératif que le taux de changement de l’Anthropocène retombe à zéro le plus rapidement possible, sinon l’avenir se construira dans des conditions critiques.

JNM

SOCIETE: Google et Facebook lancent leurs dispositifs anti « intox » en France

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Les deux géants américains annoncent simultanément deux initiatives anti « fake news » avant la présidentielle.

Après avoir perturbé le processus électoral américain, les fake news sont devenues l’ennemi public numéro 1. A l’approche des élections en France, deux géants d’Internet mettent en place coup sur coup des dispositifs pour lutter contre la désinformation.

Google, à travers Google News Lab (sa division pour les médias) et First Draft (un réseau de médias) annoncent ce lundi le lancement de CrossCheck, un outil de vérification collaboratif pour limiter la diffusion d’informations trompeuses ou fallacieuses. Il doit commencer à fonctionner à la fin du mois (le 27 précisément), et jusqu’à l’élection présidentielle.

« C’est la première fois que l’on expérimente une telle initiative sur un temps aussi long, souligne Jenni Sargent, directrice générale de First Draft News. Si ça marche bien, on espère que ça continuera.» Seize rédactions sont parties prenantes du projet (dont l’AFP, « Les Echos », « Le Monde », « France Télévisions », ou encore « La Provence » etc.), ainsi que plusieurs sociétés de technologie.

Concrètement, le grand public pourra signaler des contenus douteux vus sur Internet, les réseaux sociaux etc. ou poser des questions via une plate-forme spécialisée, afin que les partenaires de CrossCheck puissent mener l’enquête et répondre aux demandes directement sur la plateforme. Certains médias pourront aussi publier des articles sur leurs propres canaux. Enfin, CrossCheck travaillera également avec des étudiants en journalisme.

Pictogramme de signalement et articles correctifs

Facebook est partenaire de ce projet et va notamment donner accès à CrowdTangle, un outils qui permet de détecter les informations ayant, par exemple, le plus de résonnance sur les réseaux sociaux. En parallèle, la firme de Mark Zuckerberg a également développé son propre outil de fact-checking . Après les Etats-Unis il y a quelques semaines puis l’Allemagne, le réseau social lance ce dispositif ce lundi en France, avec 8 rédactions partenaires.

Le principe ? Lorsque les internautes tombent sur une information suspecte, ils le signalent à une plate-forme, à laquelle ont accès les médias. Ces derniers peuvent alors la vérifier. Si deux s’aperçoivent qu’il s’agit d’une fausse information, celle-ci est signalée ainsi par un pictogramme et un lien vers un article correctif sera éventuellement proposé. « Parallèlement, les sites diffusant des fausses informations auront une visibilité réduite », ajoute Edouard Braud, directeur des partenariats médias chez Facebook. Et une information « contestée » ne pourra bénéficier de publicité.

Ces deux initiatives reposent donc à la fois sur les internautes et le bon vouloir des médias. En attendant de voir si elles portent leurs fruits, plusieurs médias français ont récemment renforcé leurs propres dispositifs de fact-checking (Les décodeurs au « Monde » et la nouvelle extension Decodex pour repérer les sites parodiques ou mensongers, Desintox à « Libération » ou Le vrai-faux aux « Echos »).

SKB

SOCIETE: Pour faire taire les racistes, rappelez-leur que nos ancêtres étaient noirs il y a encore 8 000 ans

Les scientifiques s’accordent sur le fait que l’Homo Sapiens est né en Afrique de l’Ouest il y a environ 200 000 ans. Au départ nomades, les populations ont effectué de multiples migrations sur le continent africain, en Asie, en Europe puis sur le continent américain. Il est donc certain que nos ancêtres d’Afrique avaient la peau noire car celle-ci présente un avantage dans les latitudes très exposées aux rayons UV. L’évolution de la couleur de peau, comme toute évolution génétique, ne s’est pas faite en un jour, et la peau blanche est moins ancienne que ce que l’on peut croire.

À Saint-Louis, dans l’État du Missouri aux États-Unis, lors de la 84e réunion annuelle de l’Association Américaine des Anthropologues Physiques (American Association of Physical Anthropologists), le travail qui a permis d’éclaircir l’évolution des Européens a été présenté. En effet, une nouvelle étude a permis de démontrer que la peau blanche, la haute taille, la capacité à digérer le lait à l’âge adulte ainsi que d’autres caractéristiques ne sont apparues que récemment sur le continent européen. Un certain nombre de preuves montrent que la plupart des Européens d’aujourd’hui ne ressemblent pas à ceux d’il y a 8 000 ans.
Le séquençage du génome de 83 individus de différents sites archéologiques en Europe a apporté énormément de précisions sur les origines des peuples d’Europe. La comparaison de ces génomes a permis de distinguer au moins trois anciens peuples de chasseurs-cueilleurs et d’agriculteurs qui auraient migré vers l’Europe séparément durant les 8 000 dernières années. C’est le mélange de ces populations qui aurait donné naissance aux Européens d’aujourd’hui.

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L’équipe de chercheurs a ensuite recherché les gènes ayant subi une grande sélection naturelle. Ils ont comparé les génomes des anciennes populations européennes avec d’autres plus récents, du Projet 1000 Génomes (1000 Genomes Project). Au laboratoire d’Harvard de génétique des populations de David Reich, cinq gènes associés avec des changements de régime et de pigmentation de la peau ont été identifiés par le chercheur Iain Mathieson comme ayant subi une forte sélection naturelle.

D’après les scientifiques, les agriculteurs ayant migré du Proche Orient, il y a 7 800 ans, et les éleveurs ayant migré des steppes du nord de la Mer noire, il y a 4 800 ans, ne possédaient pas la version du gène LCT permettant la digestion du lactose. Ce n’est qu’il y a 4 300 ans que la tolérance au lactose s’est opérée chez les Européens.
Pour ce qui est de la couleur de peau, l’évolution est plus compliquée. Il est présumé que les individus venant d’Afrique et ayant migré en Europe, il y a 40 000 ans, avaient la peau noire. De nouvelles données confirment qu’il y a 8 500 ans, les chasseurs-cueilleurs d’Espagne, du Luxembourg et de Hongrie avaient eux aussi la peau noire. En effet, ils ne possédaient pas les gènes caractéristiques de la peau claire.

Jusqu’à il y a 5 800 ans, le 2e gène SLC45A2, distinctif de la peau blanche, n’était présent qu’à un niveau très bas en Europe, c’est plus tard qu’il s’est répandu. La population migrante du Proche Orient possédait les deux gènes de la peau claire, c’est donc après son arrivée et son mélange avec les populations de chasseurs-cueilleurs que le premier gène SLC24A5 s’est répandu et donc que les individus d’Europe centrale et du Sud ont évolué vers une peau plus claire.

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Dans le grand nord, plus précisément en Suède, où le niveau d’ensoleillement est faible, l’équipe de chercheurs a étudié les gènes de 7 individus chasseurs-cueilleurs datant d’il y a 7 700 ans. Non seulement, ils ont la version des deux gènes qui est caractéristique d’une faible pigmentation de la peau, mais en plus ils ont la version du gène HERC3/OCA2, qui donne les yeux bleus et qui pourrait contribuer à la peau pâle et aux cheveux blonds. Ce qui prouve qu’il y avait donc une différence de couleur de peau liée à la géographie.

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« L’émergence de la peau dépigmentée est due à un étonnant mélange entre diverses populations dispersées dans le nord de l’Europe », d’après la paléontologue Nina Jablonski. Cette étude fascinante nous prouve que, mis à part pour les populations du nord de l’Europe, la peau blanche est une caractéristique physique très récente en Europe, qui s’est développée grâce aux mélange de plusieurs groupes de personnes… N’en déplaise aux racistes!

SKB

SOCIETE: Les intelligences artificielles n’ont désormais plus besoin des humains pour se perfectionner

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Lorsqu’elles sont développées par leurs semblables, les intelligences artificielles (IA) apprennent mieux et plus vite que lorsque cette tâche est effectuée par l’Homme. Autrement dit, elles sont plus intelligentes…

Présentes dans nos voitures, dans les systèmes de reconnaissance faciale, véritables assistants personnels, les Intelligences Artificielles nous rendent des services de plus en plus nombreux. Mais surtout, elles ont la capacité d’apprendre et de progresser en toute autonomie, grâce à des réseaux neuronaux commandés par des logiciels très élaborés.

Les recherches se tournent maintenant vers la création d’IA capables de développer d’autres IA. Pour cela, les IA doivent parvenir à concevoir et gérer les logiciels qui gèrent à l’origine des réseaux neuronaux. Deep Mind, le centre Google Brain ou encore le Massachusetts Institute of Technology (MIT) travaillent en ce sens.

Les premiers résultats sont déjà là. Le centre Google Brain rapporte que les IA sont capables de créer un logiciel de reconnaissance d’image plus efficace que ceux conçus par l’homme. Même constat à l’université de Berkeley, à l’institut OpenAI ou au MIT. Le learning machine est en marche.

Ces résultats prometteurs offriraient bien des avantages : la création d’IA est rendue plus facile puisque les données à apporter sont ainsi moins nombreuses, et le système devient entièrement automatisé. Un atout indéniable lorsqu’on sait que les experts en IA se font rares.

Cependant, pour obtenir de telles performances de la part des IA, il faut payer le prix fort. L’équipe de recherche de Google Brain a avoué avoir eu besoin de 800 cartes graphiques très haut de gamme pour obtenir la puissance de calcul nécessaire.

La question qui se pose principalement est donc économique, mais aussi éthique : vaut-il mieux investir dans un matériel très coûteux mais extrêmement efficace, ou rassembler les derniers experts pour obtenir des résultats similaires mais en acceptant d’y consacrer plus de temps ?

JFNM

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