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SPORT: Football: La CAN Total U20 tramplin pour les jeunes talents d’Afrique

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La Coupe d’Afrique des Nations U-20 a depuis sa création en 1991, servi de tremplin pour quelques joueurs devenus plus tard des ambassadeurs du football continental au-delà de ses frontières.

La liste comprend parmi d’autres l’Ivoirien Yaya Touré, les Ghanéens Samuel Osei Kuffour, Nii Ordartey Lamptey, Michael Essien, André Ayew, les Camerounais Rigobert Song et Geremi Njitap, les Egyptiens Nader El Sayed, Emad Meteab, Ahmed Fathy et Hosni Abd Rabou, entre autres. Dès lors on comprend mieux pourquoi chaque jeune Africain rêve un jour d’y venir faire un tour avec l’espoir de décrocher un contrat pro en Europe.

Il est vrai que l’épreuve est aussi un passeport pour la Coupe du monde de la catégorie, à la condition de finir dans le carré d’as.

La première édition de la compétition a été organisée en 1991 par l’Egypte. Les Pharaons juniors en 1991 en Égypte et les jeunes Pharaons avaient été les premiers à inscrire leur nom au palmarès après leur victoire en finale contre la Côte d’Ivoire (2-1). Dans les rangs égyptiens figuraient notamment le gardien Nader El Sayed qui sera ensuite sélectionné à 110 reprises en équipe A pendant la période allant de 1992 à 2005.

Deux ans plus tard, l’île Maurice abrita la seconde édition. Le Ghana s’y imposa avec des joueurs de très grande qualité, Kuffour, Nii Lamptey, Augustin Ahinful, Mohamed Gargo, Charles Akunnor. Le Ghana prit le meilleur en finale (2-0) sur le Cameroun dont le capitaine n’était autre que le regretté Marc-Viven Foe avec à ses côtés son complice Rigobert Song.

En 1995, énorme surprise au Nigeria avec la qualification pour la finale du très improbable Burundi, large vainqueur en demi-finale du Mali. L’ultime rencontre face au Cameroun lui sera fatale, les Lionceuax dess Njitap et Pierre Womé lui infligeant une défaite sévère (0-4).

Le Maroc sera maître chez lui en 1997 en s’imposant devant l’Afrique du Sud par la plus petite des marges (1-0). Et c’est encore le pays organisateur, le Ghana, qui l’emportera en 1999 également de justesse devant le Nigeria (1-0) grâce à un but de Laryea Kingston. Baffour Gyan, ancien attaquant du Ghana et frère de l’actuel capitaine des Black Stars, Asamoah Gyan, figurait dans l’équipe entraînée par l’Italien Giuseppe Dossena aux côtés du gardien Sammy Adjei. Les Flying Eagles n’étaient pas mal loti avec des joueurs avaient comme l’ancien capitaine des Super Eagles, Joseph Yobo, Pius Ikedia, Haruna Babangida et Julius Aghahowa. Dans la formation zambienne, quatrième cette année-là opn retrouvait aussi du beau monde, Andrew Sinkala, Ian Bakala et Francis Kasonde.

L’édition 2001 fut favorable, encore une fois, au pays organisateur qui, à la surprise générale fit vaciller les Ghanéens Essien, Sulley Muntari et Derek Boateng sous l’impulsion de Pedro Mantorras, de Lolo, auteur des deux buts de la finale et d’Antonio Mendonça. Un autre acteur de la compétition cette année-là allait faire parler de lui en Europe, l’attaquant égyptien Ahmed ‘Mido’ Hossam.

En 2003, la CAN U20 plante sa tente au Burkina Faso qui, à la faveur de sa quatrième place, décrochera une place en Coupe du monde avec Aristide Bancé et Saïdou Panandétiguiri. Mais le trophée sera pour l’Egypte victorieuse, lors de l’ultime rencontre, de la Côte d’Ivoire au terme d’un festival offensif, quatre buts pour les Egyptiens contre trois aux Ivoiriens. Parmi les buteurs de la finale Yaya Touré, N’Dri Romaric, Ahmed Fathi et Emad Meteab, auteur du but décisif pendant le temps additionnel.

2005 fut une année nigériane, sous la direction de Samson Siasia, avec les deux buts de la finale d’Isaac Promise contre les inévitables égyptiens, toujours très réguliers chez les juniors. Le Bénin, chez lui prit la troisième place et le Maroc, la quatrième. Les joueurs Solomon Okoronkwo, Taye Taiwo, Victor Obinna Nsofor (Nigéria), Abdallah Said, Hossam Ashour (Égypte), Razak Omotoyossi, Romuald Boco (Bénin), et le Marocain Mouhssine Iajour (Maroc), meilleur buteur avec cinq réalisations, furent les joueurs les plus en vue.
Le Congo est ensuite devenu le quatrième pays-hôte vainqueur devant son public. Un succès acquis aux dépens du Nigeria (1-0).

Les ‘Diablotins ‘ avaient pour vedettes Delvin N’Dinga, Franchel Ibara et Fabrice N’Guessi Ondama. Cette édition, comme les précédentes, allaient permettre à plusieurs joueurs de se révéler Elderson Echiejile, Nduka Ozokwo (Nigéria), Alain Taroré, Bakary Koné, Charles Kaboré (Burkina Faso), Benjamin Mounkandjo, Alex Song, (Cameroun), Fwayo Tembo, Clifford Mulenga, William Njobvu (Zambie).

En 2009, le Rwanda fut moins heureux que ses prédécesseurs, écarté après la phase de poules. Finalement le Ghana décrochera sa troisième couronne, la dernière à ce jour, par la grâce de son attaquant Ransford Osei auteur d’un doublé contre les Camerounais.
Deux ans plus tard, nouvelle victoire nigériane, aux dépens du Cameroun (3-2) et nouveaux talents dans les stades sud-africains, Ahmed Musa (Nigeria), Ahmed El Shenawy, Omar Gaber, Mahmoud Hassan ‘Trezeguet’, Mohamed El Nenny, Mohamed Salah (Égypte), Edgar Salli, Franck Kom (Cameroun), Richmond Boakye-Yiadom (Ghana), et Cheick Fantamady Diarra (Mali).

Les Pharaons ont repris leur place de leaders pour la quatrième fois en 2013 à Oran, en Algérie, après avoir battu le Ghana 5-4 aux tirs au but. Le succès des Egyptiens a été rendu possible par des personnalités comme Mahmoud Abdelmoneim ‘Kahraba’, Ahmed Hassan ‘Koka’, Saleh Gomaa et Ramy Rabia. Dans l’équipe du Ghana, Ebenezer Assifuah et Clifford Aboagye, tandis que Zinedine Ferhat (Algérie), Didier Ibrahim Ndong (Gabon) et Kayode Olarenwaju, Emmanuel Daniel (Nigeria) se sont mis en évidence.

En 2015, le Nigeria a interdit au Sénégal de rejoindre le groupe des pays organisateurs, vainqueurs chez eux. En finale Bernard Bulbwa a anéanti les espoirs de la troupe de Joseph Koto. Parmi les joueurs les plus suivis figuraient Taiwo Awoniyi, Musa Mohamed (Nigéria), Sidy Sarr, Pape Abou Cissé (Sénégal), Yaw Yeboah, Samuel Tetteh (Ghana), Franck Kessié (Côte d’Ivoire), Adama Traoré, Alassane Diallo, Souleymane Diarra (Mali), Patson Daka, Lubambo Musonda (Zambie). La suite aussi est connue, le Mali et le Sénégal se distingueront en accédant aux demi-finales de la Coupe du monde en Nouvelle-Zélande, se satisfaisant de la troisième et de la quatrième places.

La CAN Total U20 sera, à coup sûr, de la même lignée. Certains des joueurs qui y auront participé seront peut-être à la Coupe du monde Russie 2018, plus sûrement à la suivante, Qatar 2022.

CAF

SPORT: Football: CAN Total U20 : Le Sénégal entre humilité et ambition

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Tête de file à la CAN des moins de 20 ans qui démarre ce dimanche en Zambie à la faveur de leur place de finalistes de l’édition précédente et en l’absence du champion en titre, le Nigeria, les juniors sénégalais abordent la compétition avec un mélange d’humilité et d’ambition.

Joseph Koto à la barre des moins de 20 ans depuis quatre ans, relève que le Sénégal est très attendu à cette compétition au vu de son parcours lors de la précédente édition. « Mais aussi au vu des sélections que nous avons éliminées sur la route de la Zambie, la Tunisie et le Ghana », dit le technicien qui a conduit les Lionceaux en finale de l’édition 2015 organisée au Sénégal.

« C’est pourquoi, il faudra être vigilant, humble mais tout autant déterminé parce qu’il ne sert à rien d’éliminer le Ghana, un gros bras du football africain, si on doit se contenter des accessits », explique l’ancien ailier international.

« Cela ne peut se faire qu’en acceptant de souffrir les uns pour les autres. La CAN, c’est le plus haut niveau et tous les adversaires doivent être pris au sérieux », ajoute l’ancien sélectionneur du Sénégal qui a disputé une phase finale de CAN seniors en 1986 avec les Lions.

Justement, l’élimination des Lions en quart de finale de la CAN 2017 est une source de pression supplémentaire sur les juniors, dit encore le technicien sénégalais appelant les joueurs à commuer cette envie et cette pression en énergies positives. « Nous avons les moyens de le faire mais il faudra le démontrer sur le terrain ».

Mamadou Diarra, capitaine des juniors qui, après les éliminatoires, a signé dans le club de Boluspor en Turquie (D2) abonde dans le même sens soulignant que l’objectif est de faire « au moins aussi bien que la génération précédente »’.

‘’Nous savons que ce sera difficile mais nous avons envie d’écrire une page de l’histoire du football de notre pays qui manque cruellement de trophées dans ses vitrines’’, déclare l’ancien défenseur central du Jaraaf (élite sénégalaise).

Krépin Diatta, maître à jouer des Lionceaux sénégalais enchérit. « Il faut du courage pour gagner en Afrique, on sait que le seul talent ne suffit pas et on a le devoir d’aller au bout de cette compétition’’, affirme le joueur d’Oslo FC, une académie de football basée à Dakar.

« Les ambitions individuelles et collectives ne doivent faire qu’un », martèle le jeune meneur de jeu qui est allé faire deux semaines de préparation en Norvège avant de prendre part aux joutes des moins de 20 ans.

Saer Seck, premier vice-président de la Fédération sénégalaise de football et président de l’académie Diambars, invite les juniors à cultiver l’humilité et volonté. « Personne ne doute des qualités de ce groupe mais une compétition ne se gagne pas au seul talent », rappelle-t-il en citant pour exemple le sacre du Portugal et du Cameroun respectivement à l’Euro 2016 et à la CAN 2017.

« Ce sera difficile mais pas impossible et c’est dans la difficulté que les victoires sont les plus belles à célébrer », ajoute-t-il à l’endroit des U20 qui sont arrivés mardi dernier à Ndola, la deuxième ville hôte du tournoi, en provenance de Dakar.

CAF

SPORT: Basketball: NBA: All-Star Game 2017: L’Ouest étrille l’Est

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La Conférence Ouest s’est imposée (192-182) face à l’Est dans un match historique, qui avait lieu à la Nouvelle Orléans. Et à l’instar d’Anthony Davis, qui a battu un record vieux de 55 ans, plusieurs stars du basket se sont mises en lumière durant ce All-Star Game de la NBA.

Pluie de records à La Nouvelle-Orléans. L’édition 2017 du All-Star Game, qui oppose chaque année les meilleurs joueurs NBA des deux Conférences, a tourné à l’avantage des stars de l’Ouest (192-182), confirmant leur suprématie sur les cadors de l’Est avec cette troisième victoire de rang. Mais comme l’année dernière, la rencontre a été marquée par l’absence totale de défense. De fait, cette 66e édition du « match des étoiles » s’est transformée en concours de alley-oop et de tirs longue distance.

374 points marqués : le All-Star Game le plus prolifique de l’histoire

Si aucune équipe n’est parvenue à « casser » la barre mythique des 200 points, la victoire 192-182 de la Conférence Ouest n’en est pas moins entrée dans les livres d’histoire du All-Star Game. Confirmant la tendance de ces dernières années, les deux équipes se sont résolument tournées vers l’attaque. Avec 374 points marqués, il s’agit du « match des étoiles » le plus prolifique depuis sa création en 1951. Le public a bien lancé quelques « Defense ! Defense ! » dans le dernier quart-temps. Mais sur le parquet du Smoothie King Center, les stars de la NBA en ont décidé autrement.

52 points : Anthony Davis efface Chamberlain des tablettes

Il aura donc fallu 55 ans pour battre ce record détenu par Wilt Chamberlain. Et qui de mieux que le héros local, Anthony Davis, pour s’y coller. Après avoir inscrit 32 points en trois quart-temps, l’intérieur des Pelicans a fini le match avec 52 points à 26 sur 39 aux tirs, surpassant les 42 points inscrits par le mythique pivot de Philadelphie en 1962. De quoi bien mériter son titre de MVP (Most valuable player, l’homme du match en français) et empêcher Russell Westbrook (41 points) de faire la passe de trois. « Remporter ce titre de MVP ici, c’est spécial. Ça veut dire beaucoup pour moi, a-t-il commenté sur TNT après le match. J’avais dit dans diverses interviews que j’allais essayer de le faire pour la ville, ce qu’elle a enduré, la tornade… Je voulais jouer dur et gagner ce trophée. »

4e triple-double de l’histoire : Kevin Durant aussi bien que Jordan

De la soirée de Kevin Durant, on retiendra cette action spectaculaire avec Russell Westbrook. Les deux anciens coéquipiers du Thunder, en froid depuis le départ de KD à Golden State, ont fait se lever le Smoothie King Center en combinant pour un alley-oop. Mais l’ailier des Warriors a surtout fait parler de lui avec un triple-double (21 points, 10 rebonds, 10 passes). Cela fait de lui le quatrième joueur à réaliser une telle performance dans un All-Star Game après Michael Jordan, LeBron James et Dwyane Wade.

314 points en 13 ans : LeBron James intouchable face au panier

Un « match des étoiles » ne serait pas le même sans l’incontournable LeBron James. Pour sa treizième apparition, l’ailier de Cleveland a lui battu le record de paniers marqués dans l’histoire de ce rendez-vous annuel. Au 291 points qu’il avait déjà inscrit, il en a rajouté 23 autres dimanche du côté de La Nouvelle-Orléans pour dépasser la barre symbolique des 300 points (314 exactement). Et à 32 ans, King James a encore quelques belles années devant lui pour améliorer cette marque.

SKB

SPORT: Football: CAN Gabon 2017: Sénégal, raisons d’un échec

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Les avis sont aussi divergents que les observateurs quand la question de l’échec des Lions du Sénégal ou des clubs comme ceux de l’US Gorée et Niary Tally en compétitions continentales cette année, est posée. Chacun a son explication, en vrac l’inorganisation, la malchance et le manque de moyens. Un peu de tout cela assurent les anciens.

Assis à la tribune d’honneur du vieillot stade Demba Diop bâti en 1963, le capitaine des Lions à la CAN 1986, Amadou Diop, croit savoir que le sacre d’une sélection nationale n’est pas loin quand il part du résultat de Gabon 2017.

« C’est clair que c’est frustrant de se faire éliminer de cette manière quand on a tous les atouts en mains », indique l’ancien milieu de terrain qui, après avoir joué au Jaraaf de Dakar, a porté les couleurs de Portimonense au Portugal au début des années 80.
« Nous ne sommes pas loin de gagner en sélection mais ce n’est pas le cas en clubs où nous n’avons ni les moyens ni l’organisation pour prétendre à faire partie des meilleurs », estime l’ancien demi-finaliste de la Coupe d’Afrique des clubs champions, en 1983.

Avec le Jaraaf des Cheikh Seck et autres Moussa Diop Quenum, ils étaient tombés contre l’Ashanti Kotoko de Kumasi.
« A cette période, il y avait de grands dirigeants qui ne lésinaient pas sur les moyens et aussi qui réussissaient à a fin de la saison à retenir les meilleurs joueurs en les prenant totalement en charge », se souvient Diop, actuel membre de l’encadrement technique du Jaraaf de Dakar.

Ancien joueur de la même équipe au début des années 90, Mansour Ayanda évoque le même manque de moyens et d’idées quant à la gestion d’un club moderne.

Eliminé au deuxième tour de la Ligue des champions en 2004 par les Nigérians d’Enyimba, Ayanda croit savoir que la professionnalisation du football sénégalais ne sert qu’aux dirigeants qui n’ont à l’esprit que de mettre des joueurs sur le marché.
« On ne peut imaginer construire du solide même quand les joueurs moyens prennent les chemins de l’exil dès la fin de la saison », dit-il donnant le cas des meilleurs buteurs de la Ligue 1 sénégalaise. Pape Ibnou Ba, meilleur buteur 2016 avec 16 buts en 26 rencontres sous le maillot de la Linguère de Saint-Louis, après quelque mois passé au Stade de Mbour, est allé rejoindre le Liban en janvier dernier.

« Quand on va en Ligue des champions ou en Coupe de la Confédération, si on ne peut pas recruter les meilleurs joueurs sur le plan local, c’est qu’on n’a pas d’ambition », confie l’ancien attaquant du Jaraaf de Dakar qui, en plus du Sénégal, a évolué en Bulgarie, au Koweit, en Arabie Saoudite et à Dubaï.

Mamadou Pouye, ancien coordinateur de la Jeanne d’Arc, seul club sénégalais a avoir joué la phase de poules de la Ligue des champions, confirme les propos de l’ancien attaquant international du milieu des années 90. « Nous avons mis des moyens pour attirer les meilleurs joueurs locaux et aussi à aller chercher dans la sous-région quelques perles rares », rappelle avec fierté et nostalgie Pouye dont l’équipe depuis la demi-finale de 2004 chute inexorablement et se retrouve en National 2 (division 4 du football local).

C’est ainsi que la « JA » a accueilli au début des années 2000, entre autres le Malien Aba Koné, le Burkinabé Narcisse Yaméogo (actuel adjoint de Paulo Duarte) et le Guinéen Momo Wandel Soumah, décédé récemment à Conakry.
Sur le plan local, l’ossature de l’équipe nationale, quart de finaliste de la CAN 2000 avec Malick Diop, Pape Niokhor Fall, Assane Ndiaye, Tafsir Saliou Ngom jouait à la Jeanne d’Arc, finaliste de la Coupe de la CAF en 1998.

Entraîneur démissionnaire de Niary Tally, après l’élimination aux préliminaires de la Coupe de la Confédération Total 2017, Demba Mbaye invite les clubs à « bosser sur le moyen et long terme ». « Il faut une véritable politique à la base avec la mise en place de bonnes équipes en U15, U17 et U20 », insiste le jeune technicien qui vient de jeter l’éponge après son échec à la Coupe de la Confédération Total.

« Nos joueurs traînent beaucoup de lacunes dans le jeu sur le plan technique et tactique et il faudrait arriver à les préparer très tôt et à pouvoir les garder longtemps », préconise-t-il soulignant que c’est plus viable que d’aller « acheter » des joueurs de gauche à droite. « Tout cela doit être accompagné d’une politique infrastructurelle parce que les terrains, c’est ce qui manque le plus à Dakar », soulignant que les équipes ont du mal à avoir deux séances d’entraînement à cause de la rareté des infrastructures.
Evoquant l’équipe nationale A, le jeune technicien qui a vécu jusqu’à l’année dernière en France, estime que la plupart des joueurs professionnels sénégalais ont perdu le contact avec « les réalités africaines ».

« Des joueurs évoluant sur du 5 étoiles aussi bien du côté des pelouses, de la prise en charge que de l’organisation, mettent du temps à s’adapter quand ils viennent jouer en Afrique », analyse-t-il, soulignant qu’ils peuvent gagner 2-3 matchs mais la réalité les rattrape quand ça commence à durer. « Je crois qu’il faut intégrer les meilleurs joueurs évoluant en Afrique dans notre équipe nationale si on veut gagner à moyen terme », suggère-t-il.

Mamadou Diallo, ancien international qui a joué la CAN 1994 en Tunisie, bat en brèche cet avis soulignant que pour la CAN 2017, le sélectionneur national (Aliou Cissé) « s’est trompé de stratégie et a persisté là-dessus ». « ’A la mi-temps du match contre le Cameroun, il aurait dû changer certains joueurs’’, assurant que le footballeur sénégalais est fragile sur le plan mental.

« On se satisfait de peu et il appartient aux éducateurs d’inculquer la culture de la gagne chez les jeunes footballeurs même si en 2017, on a manqué le Graal par l’obstination d’un technicien », estimant qu’il est devenu trop prévisible dans sa manière de jouer. « S’il accepte de corriger sa stratégie et de varier les plans de jeu, on n’est pas loin de toucher le jackpot », relève-t-il.

CAF

SPORT: Football: Historique CAN U20

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Palmarès CAN U20
1991 Egypte
1993 Ghana
1995 Cameroun
1997 Maroc
1999 Ghana
2001 Angola
2003 Egypte
2005 Nigeria
2007 Congo
2009 Ghana
2011 Nigeria
2013 Egypte
2015 Nigeria

Finales

1991 Egypte – Côte d’Ivoire 2-1
1993 Ghana – Cameroun 2-0
1995 Cameroun – Burundi 4-0
1997 Maroc – Afrique du Sud 1-0
1999 Ghana – Nigeria 1-0
2001 Angola – Ghana 2-0
2003 Egypte – Côte d’Ivoire 4-3 (ap.prol)
2005 Nigeria – Egypte 2-0
2007 Congo – Nigeria 1-0
2009 Ghana – Cameroun 2-0
2011 Nigeria – Cameroun 3-2
2013 Egypte – Ghana 1-1 (4-2p)
2015 Nigeria – Sénégal 1-0

Nombre de victoires

7 – Nigeria
3 – Egypte, Ghana
1 – Algérie, Cameroun, Congo, Maroc

Nombre de finales

9 – Nigeria
5 – Cameroun, Egypte, Ghana
3 – Côte d’Ivoire
1 – Afrique du Sud, Algérie, Angola, Burundi, Congo, Guinée, Mali, Maroc, Sénégal, Togo, Tunisie

Le classement des treize premières éditions

Année 1 2 3
1991 Egypte C.Ivoire Ghana
1993 Ghana Cameroun Egypte
1995 Cameroun Burundi Nigeria
1997 Maroc Afr.Sud C.Ivoire
1999 Ghana Nigeria Cameroun
2001 Angola Ghana Egypte
2003 Egypte C.Ivoire B.Faso
2005 Nigeria Egypte Bénin
2007 Congo Nigeria Gambie
2009 Ghana Cameroun Nigeria
2011 Nigeria Cameroun Egypte
2013 Egypte Ghana Nigeria
2015 Nigeria Sénégal Ghana

Les buts:

1991: 19 buts
1993: 39 buts
1995: 42 buts
1997: 37 buts
1999: 57 buts
2001: 46 buts
2003: 43 buts
2005: 46 buts
2007: 35 buts
2009: 44 buts
2011: 34 buts
2013: 26 buts
2015: 53 buts

Participations à une phase finale

A l’issue de l’édition 2015, 26 pays ont participé
à au moins une édition

10 – Egypte, Ghana, Mali, Nigeria
8 – Cameroun
7 – Côte d’Ivoire
6 – Afrique du Sud, Zambie
4 – Maroc
3 – Angola, Ethiopie, Sénégal
2 – Bénin, Burkina Faso, Congo, Gabon, Gambie, Guinée, Lesotho, Maurice
1 – Algérie, Burundi, Malawi, RD Congo, Rwanda, Soudan.

CAF

SPORT: Football: CAN U20: Trio de choc, Egypte, Mali, Sénégal en Zambie

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Une poignée de semaines après la CAN Total au Gabon, la Zambie prend le relais en accueillant la 14e édition de la CAN U20. La compétition est, pour beaucoup de jeunes joueurs, l’antichambre de la sélection A, ce qui revient à dire qu’un certain nombre d’acteurs présents dans les villes de Lusaka et de Ndola pourraient fort bien se retrouver à la Coupe du monde Russie 2018.

Sur la ligne de départ il y a un absent de taille, le Nigeria, sorti par le Soudan lors du dernier tour des éliminatoires. Le Nigeria qui figure à trois reprises dans le palmarès de la CAN Total U20 et qui était le tenant du titre. Autre triple champion d’Afrique écarté de l’édition 2017, le Ghana dont le dernier sacre remonte à 2009, année où il fut également le premier champion du monde de la catégorie. En revanche l’Egypte est le seul pays trois fois lauréat en lice pour une éventuelle quatrième victoire. Les jeunes Pharaons devront compter sur deux pays qui avaient cassé les codes il y a deux ans en jouant les demi-finales de la Coupe du monde U20 en Nouvelle-Zélande, le Mali et le Sénégal, respectivement troisième et quatrième. Egypte, Mali et Sénégal sont donc les trois équipes à suivre en priorité dans cette édition qui réunit également l’Afrique du Sud, le Cameroun, la Guinée, le Soudan et le pays organisateur, la Zambie.
Il faut également, à quelques jours du coup d’envoi, garder en mémoire la performance du Mali chez les U17. Champion d’Afrique en 2015 au Niger, il avait ensuite disputé la finale de la Coupe du monde contre le Nigeria à Santiago du Chili. Quelques joueurs de l’équipe, l’âge aidant, ont monté d’un cran et sont maintenant avec les juniors. Cette expérience n’est pas à négliger.

Pour les autres équipes, c’est vrai aussi pour celles déjà citées, il est toujours difficile de se faire une idée précise de leur valeur actuelle. Et ce ne sont pas les résultats de quelques matches amicaux qui peuvent réellement servir de baromètre infaillible, victoire de la Guinée sur le Soudan (3-0), succès de l’Egypte devant le Kenya (3-2), victoire de la Zambie sur l’Afrique du Sud (2-1) puis nul entre l’Afrique du Sud et le Mali (1-1). Simplement des repères pour les sélectionneurs.

Va-t-on assister à une compétition aussi déroutante que la CAN Total, Gabon 2017 ? Qui aurait pu prévoir le podium Cameroun-Egypte-Burkina Faso ? Personne. La prudence est donc de rigueur même si avec huit équipes au départ, le choix est a priori plus simple.

CAF

SPORT: Football: Pas beaucoup de buts pour les préliminaires des deux compétitions interclubs africaines

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Ligue des champions Total

Lors du premier tour de la Ligue des champions Total 2017, l n’y a pas eu de pied de nez à la hiérarchie même si le Mali a perdu ses deux représentants, le Stade Malien et l’AS Real. On notera pareillement la chute des Ivoiriens du Séwé Sports devant les Gambiens de Ports Authority. En revanche belles qualifications du club malgache de la CNaPS Sport et des Mauriciens de l’AS Port Louis 2000.

Sur les 46 matches du premier tour, on a enregistré 28 victoires à domicile, 8 victoires à l’extérieur et 10 nuls.

Les équipes qui recevaient ont inscrit 70 buts, celles qui étaient en déplacement 37, pour un total de 107 buts (moyenne : 2,3 buts par match).

Deux équipes l’ont emporté par un écart de quatre buts, Young Africans (5-1 aux Comores) et Rivers United (4-0) devant l’AS Real de Bamako) ; six équipes par un écart de trois buts ; neuf équipes par un écart de deux buts ; dix-neuf par un écart d’un but.

3 équipes ont bénéficié de la règle du but marqué à l’extérieur, Kampala CC (Oug) aux dépens du Primeiro de Agosto (Ang), la CNaPS Sport (Mad) devant les Township Rollers (Bot), l’AC Léopards (Cgo) face à l’UMS de Loum (Cmr) et Enugu Rangers (Nga) contre la JS Saoura (Alg).

6 équipes sur les 46 en lice ont remporté leurs deux matches : El Merreikh (Sud), Ahli Tripoli (Lby), CF Mounana (Gab), AS V Club (Cod), Coton Sport (Cmr), St George (Eth).

Un qualifié a eu recours aux tirs au but : Barrack Young Controllers (Lbr)

7 pays auront chacun 2 équipes en 1/16e de finale : Afrique du Sud, Egypte, Maroc, Nigeria, RD Congo, Soudan, Tunisie.
18 pays auront chacun 1 représentant en 1/16e de finale : Algérie, Burkina Faso, Cameroun, Congo, Côte d’Ivoire, Ethiopie, Gabon, Gambie, Guinée, Liberia, Libye, Madagascar, Maurice, Mozambique, Ouganda, Tanzanie, Zambie, Zimbabwe

Coupe de la Confédération Total

Pas de grosse surprise. La qualification la plus spectaculaire a été celle de la JS Kabylie qui après avoir été largement battue à Monrovia par le Breweries Club (0-3) a effectué un rétablissement spectaculaire chez elle (4-0). A noter également la qualification de l’équipe des forces armées sierra-léonaises (RSLAF) aux dépens des Nigérians de Wikki Tourist, la belle réplique des Comoriens du Volcan Moroni, des Mauriciens de Pamplemousses FC et des Mozambicains d’Uniao do Songo. Ils ne se sont pas qualifiés mais ils ont tenu tête à des adversaires plus aguerris.

Sur les 40 matches du premier tour, on a enregistré 28 victoires à domicile, 6 victoires à l’extérieur et 6 nuls.

Les équipes qui recevaient ont inscrit 57 buts, celles qui étaient en déplacement 19, pour un total de 76 buts (moyenne : 1,9 but par match).
Deux équipes l’ont emporté par un écart de quatre buts (JS Kabylie et Rayon Sports) ; quatre équipes par un écart de trois buts (Monrovia Breweries Club, MAS de Fès, Le Messager Ngozi, SC Gagnoa) ; dix-neuf autres par un écart d’un seul but.

1 équipe, APEJES de Mfou (Cmr) a bénéficié de la règle du but marqué à l’extérieur aux dépens de Niary Tally (Sén)
6 équipes sur les 40 en lice ont remporté leurs deux matches : Etoile du Congo (Cgo), Ittihad Tanger (Mar), Platinum Stars (Rsa), Rayon Sports (Rwa), Al Hilal Ubayyid (Sud), Mbabane Swallows (Swa).

Deux qualifiés ont eu recours aux tirs au but : Al Masry (Egy) et Ulinzi Stars (Ken).

10 pays auront chacun 2 équipes en 1/16e de finale : Afrique du Sud, Algérie, Cameroun, Côte d’Ivoire, Egypte, Mali, Maroc, RD Congo, Soudan, Tunisie.

12 pays auront chacun 1 représentant en 1/16e de finale : Angola, Burundi, Congo, Guinée, Kenya, Ouganda, Rwanda, Sierra Leone, Swaziland, Tanzanie, Zambie, Zimbabwe.

Six pays à quatre clubs

Au global, les deux épreuves confondues, il y aura eu 183 buts marqués en 86 matches, soit une moyenne de 2,1 but par rencontre, ce qui semble confirmer l’absence, pour le moment, de buteurs efficaces à moins que ce soit les gardiens qui ont démontré beaucoup de talent.

L’Afrique du Sud, l’Egypte, le Maroc, la RD Congo, le Soudan et la Tunisie auront quatre représentants en seizièmes de finale, deux en Ligue des champions et deux en Coupe de la Confédération, mais certains de leurs clubs étaient qualifiés d’office.
Sept clubs parmi les 32 encore en lice dans la Ligue des champions Total sont d’anciens vainqueurs : Al Ahly (82, 87, 01, 05, 06, 08, 12, 13), Zamalek (84, 86, 93, 96, 02), TP Mazembe (67, 68, 09, 10), Espérance Tunisie (94, 11), WAC Casablanca (92), Etoile du Sahel (07) et le tenant du titre, Mamelodi Sundowns (16).

Dans la Coupe de la Confédération Total, ils ne sont que deux à avoir déjà brandi le trophée, le CS Sfaxien (07, 08, 13) et le MAS de Fès (11).

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SPORT: Football: La Super Coupe consacre Mamelodi Sundown

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La Super Coupe 2016 est sud-africaine. Les champions d’Afrique 2016 ont pris le meilleur sur le TP Mazembe à la faveur d’un pénalty en fin de rencontre. Rien à dire sur le succès des « Brésiliens » de Mamelodi qui ont dominé le match en seconde période surtout.

Les coéquipiers de Denis Onyango, couronné il y a quelques semaines meilleur joueur opérant en Afrique, ont longtemps buté sur une défense de fer des Corbeaux. Et surtout sur un Sylvain Gbohouo qui a montré tout son talent en faisant obstacle à toutes les tentatives des Sundowns. Ce n’est que sur un pénalty que le gardien ivoirien a cédé après plusieurs interventions de grande classe.
Mamelodi a justifié son titre de champion d’Afrique, par sa vitesse dans les passes et l’habileté technique de Anthony Laffor et surtout de Khama Billiat auquel Issama Mpeko a livré un duel de feu. Malheureux, ce dernier a été l’auteur d’un balayage fatal qui a occasionné le pénalty qui allait annuler les espérances des Congolais.

Le match aurait peut- être connu une autre issue si la frappe de l’attaquant Ben Malango n’avait pas trouvé le poteau pour faire obstacle alors qu’Onyango était battu (9’).

La victoire des Mamelodi Sundowns est la seconde de l’histoire après celle d’Orlando Pirates en 1995.

Fiche technique
Mamelodi Sundowns – TP Mazembe 1-0 (0-0)

Samedi 18 février 2017
Lucas Moripe Stadium, Pretoria
Arbitre: Ghead Grisha (Egypte)
Buts: Ricardo Nascimento (83’pen)
Avertissements: Percy Tau (90+5) pour Mamelodi Sundowns; Joël Kimwaki (38’), Issama Mpeko (88’) pour le TP Mazembe

Mamelodi Sundowns : Denis Onyango – Thapelo Morena, Wayne Arendse, Ricardo Nascimento, Tebogo Langerman – Samuel Mabunda, Hlompho Kekana (cap) – Anthony Laffor (Bangaly Soumahoro 86’), Khama Billiat (Anele Ngcongca 90+2), Themba Zwane (Sisubiso Vilakazi 90+3) – Percy Tau. Entraîneur: Pitso Mosimane (Afrique du Sud)

TP Mazembe : Sylvain Gbohouo – Issama Mpeko, Joël Kimwaki, Salif Coulibaly, Jean Kasusula – Daniel Nii Adjei, Nathan Sinkala, Rainford Kalaba (cap) (Adama Traoré 80’) – Solomon Asante, Ben Malango, Elia Meschack (Trésor Mputu 58’). Entraîneur: Pamphile Mihayo-David Mwakasu (RD Congo)

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SPORT: Football: Le Président de la CAF reçoit le soutien de JACOB ZUMA

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Dans la matinée de ce samedi 18 février 2017, le président de la République Afrique du Sud, Jacob Zuma, a reçu en audience, dans sa résidence de Prétoria, le président de la Confédération Africaine de Football, Issa Hayatou.

Au cours de l’audience, le président de la CAF a tenu à redire en son nom, et au nom de l’organisation, toute la gratitude de la CAF aux autorités sud-africaines pour le soutien décisif apporté au développement du football en Afrique au cours des 20 dernières années. Notamment en se montrant disposées et disponibles à chaque fois pour accueillir nombre des compétitions de la CAF et en consentant les énormes sacrifices qui vont avec.

Le président Jacob Zuma s’est félicité des avancées palpables qui s’obersevent dans l’évolution du football en Afrique et a indiqué suivre particulièrement l’amélioration de la qualité des équipes et du niveau de jeu. Il a dit à cet effet son espoir de voir au moins une équipe africaine se hisser en demi-finale de la rpochaine Coupe du Monde de la FIFA en Russie en 2018.

Il en a profité pour réitérer l’engagement de son gouvernement et son engagement personnel à continuer à accompagner son «frère» Issa Hayatou, dans sa mission de développement du football en Afrique. C’est ainsi qu’il a assuré son hôte du soutien sans faille de l’Afrique du Sud à sa candidature pour un nouveau mandat à la tête la CAF.

Le ministre des Sports de l’Afrique du Sud, Fikile Mbalula, le président de la fédération sud-africaine de football, Danny Jordaan, et le président des Mamelodi Sundowns, Patrice Motsepe, prenaient également part à cette audience, qui se déroulait en marge du match de la Super Coupe Total de la CAF, entre l’équipe sud-africaine des Mamelodi Sundowns, vainqueur de la Ligue des Champions Total l’année dernière, à celle du Tout-Puissant Mazembe, vainqueur de la Coupe de la Confédération Total.

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